‹ Des Compressions Porte: Consécutives aux Opérations Sous-HépatiquesChapitre 21 sur 33 · RARE · texte numérisé non relu

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Dans tous les cas, si la forcipressure du pédicule doit amener fatalement la mort du malade, un simple tamponnement un peu serré placé dans la région du hile peut lui aussi causer des accidents graves; (et c'est même probablement là le mécanisme le plus fréquemment réalisé). Au cours d’une cholédocotomie par exemple, on a souvent une hémorragie en nappe assez abondante. Wiart a en effet montré dans sa thèse, que le canal hépato-cholédoque était entouré maintes fois, pour ne pas dire d’une façon constante, par un lacis veineux, saignant forcément lorsqu'on dénude le canal. De plus, lorsqu'on se décide à faire une cholédocotomie, le malade souffre depuis longtemps, les calculs contenus dans le cholédoque ont amené des phénomènes de réaction et il y a toujours de la péritonite sous-hépatique. Pour arriver jusqu'aux parties lésées, il faut détruire un grand nombre d’adhérences plus ou moins organisées, qui contribuent pour leur part à augmenter. l’'hémorragie. Comme on ne peut songer à lier tous les vaisseaux qui saignent, on en est réduit à placer un Mickulicz un peu serré, et dans ces conditions on comprend très bien, si l’on étudie, ainsi que nous allons le faire, les rapports anatomiques du hile du foie, que l’on puisse facilement réaliser la compression porte.

La veine porte, constituée par la réunion à angle droit de la mésentérique supérieure et de la splénique, s'étend depuis la troisième lombaire jusqu’au hile du foie, sa longueur est de: 8 centimètres environ, son diamètre de 15 à 18 millimètres. Elle est oblique en haut et à droite et croise à angle aigu la veine cave

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qui est verticale. Par sa face antérieure, elle est successivement en rapport, en allant de bas en haut, avec la tête du pancréas creusée en gouttière pour la recevoir et avec la première portion du duodénum, ces deux organes la cachant complètement. Enfin elle présente des rapports intimes avec l'épiploon hépatoduodénal; elle est en effel située dans l'épaisseur de lépiploon, entourée de tissu cellulaire, de nerfs et de vaisseaux lymphatiques. Cest dans cette portion qu'elle est le plus facilement accessible.

Ces quelques rapports anatomiques nous permettent déjà de comprendre, comment au cours de certaines interventions on peut comprimer la veine porte sans même placer un tamponnement. Si durant l'opération on est obligé de relever fortement l'estomac et d’exercer des tractions sur la tête du pancréas, le tronc porte subit le contre-coup de ces manœuvres, soit indirectement par l'intermédiaire des épiploons, soil directement à travers le pancréas. Or la simple manœuvre qui consiste à introduire le doigt dans l'hiatus de Winslow pour ramener en avant le pédicule hépatique produit un aplatissement de la veine, à plus forte raison des tractions un peu violentes exercées sur toute cette région provoqueront-elles l'oblitération de la lumière du vaisseau. Il est un peu difficile de se rendre compte de ce fait sur le cadavre, car la veine porte étant vide de sang est déjà en partie aplalie. Mais pourtant on peut très bien arriver par des tractions sur l'estomac à tordre le pédicule hépatique. D'ailleurs, nous avons une observation, où, sur le vivant, on à très bien pu réaliser ainsi la compression

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