‹ Des Compressions Porte: Consécutives aux Opérations Sous-HépatiquesChapitre 22 sur 33 · EC G0E · texte numérisé non relu

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porte et observer consécutivement des accidents graves.

Nous n'insisterons pas davantage sur ce mode de compression, tenant surtout à mettre en évidence le rôle joué par le tamponnement et dans ce but il nous faut décrire un peu longuement les rapports du cholédoque et du tronc porte.

Ji est classique de dire que la veine Porte répond en avant et à gauche à l'artère hépatique, en avant et à droite au chodéloque. On place ainsi cette veine sur un plan postérieur. Mais ces rapports d’une exactitude parfaite sur le cadavre, ne le sont plus sur le vivant, la veine se projetant en avant lorsqu'elle est pleine de sang.

D'ailleurs Wiart a très bien montré que le conduit hépato-chodéloque est beaucoup plus latéral qu'on à coutume de le dire :

« Situé à son origine en avant de la branche droite du tronc porte, il descend le long de celui-ci, mais en le contournant suivant un trajet oblique en bas et en arrière et en décrivant un segment d’hélice très oblique sur sa face latérale droite. Les deux organes ne tardent pas à s’écarter dans le sens antéro-postérieur, en même temps qu'ils le font dans le sens latéral. Cette situation réciproque des deux organes s'explique d'elle-même et tient à leur direction différente à partir du hile du foie ; le tronc porte, très oblique en bas et en avant, doit, lui ou sa branche mésentérique qui continue sa direction, atteindre un plan très antérieur, le face antérieure de la tête pancréatique, en un point qui répond à la convexité de la saillie vertébrale; le

canal hépalo-chodéloque au contraire descend vers la face postérieure de cette même têle pancréatique et tond vers un point qui répond à la face latérale de la Saillie vertébrale ; de telle sorte que de ces deux organes d'obliquité différente, le moins oblique, bien qu'antérieur à l’autre au début, se trouve rapidement postérieur par rapport à lui. »

Outre ces rapports immédiats avec le chodéloque, la veine porte répond encore par sa face postérieure à l’arrière cavité des épiploons, plus spécialement à son orifice au hiatus de Winslow; elle est séparée de cette cavité par le feuillet postérieur du petit épiploon, et cette cavité la sépare à son tour de la veine cave inférieure que recouvre le péritoine pariétal.

Plus en arrière enfin, la veine porte es£ en rapport par l'intermédiaire des organes énumérés plus haut, avec la région postérieure de la cavité abdominale. Elle répond à la branche verticale de l'Y que décrit cette région, branche qui est formée par la saillie arrondie et volumineuse des vertèbres lombaires et par les deux gouttières longitudinales où sont logées les origines du psoas et du carré des lombes.

Les rapports que nous venons d'indiquer, nous permettent de nous rendre compte, comment un Mickulicz peut arrêter le cours du sang dans la veine porte. Le tamponnement destiné à tarir l'hémorragie produite par la déchirure des petits vaisseaux qui entourent le cholédoque, doit comprimer assez fortement ce canal. Mais il est impossible de limiter ce tamponnement au conduit biliaire; les mèches que lon introduit un peu à l’aveuglette compriment également

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