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Stahl, le premier, en 1698, étudia dans sa thèse la phlébite oblitérante du tronc porte; depuis lors de nombreux travaux ont paru à ce sujet, et à l'heure actuelle, les pyléphlébites adhésives ou suppurées constituent une affection parfaitement connue. Mais jusqu'à notre époque. on n’a jamais eu l’occasion d'observer, en clinique du moins, ce qui se produirait, si brusquement, le sang veineux ne pouvait plus arriver jusqu'au foie. Seuls les physiologistes, ont eu l'idée de pratiquer sur lanimal des ligatures de la veine porte et de noter les accidents consécutifs; ces travaux sont restés dans le domaine de la médecine expérimentale. Il existe bien quelques cas rares où à la suile d’une blessure de la veine porte on à fait un tamponnement et où l’on a essayé d'arrêter l’'hémorragie en comprimant le vaisseau; mais tous ces cas se sont terminés par la mort, et parmi les symptômes observés il était bien difficile de différencier ceux qui tenaient à l’hémorragie de ceux qui tenaient à la compression, d'autant plus que, comme nous le verrons, les malades présentent dans les deux cas, des signes d’anémie intense. C'est donc à M. le professeur Villard que doit revenir l'honneur et le mérite d'avoir le premier diagnostiqué des accidents chirurgicaux d’origine porte, et nous sommes heureux qu’il ait bien voulu nous confier la tâche d'approfondir cette question dans le but de bien montrer que des accidents auxquels on attribuait autrefois une origine nerveuse très compliquée, relèvent d'une pathogénie à la fois beaucoup plus simple et beaucoup plus rationnelle.