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cation pathogénique à des accidents sur l’origine desquels on n’est pas fixé.
Aussi, M. le professeur Villard, sans vouloir nier la part que les lésions des plexus cœliaques et hépatiques peuvent prendre dans diverses circonstances, à cru devoir attribuer une pathogénie plus anatomique el plus physiologique à un certain nombre d'accidents qu’il à eu l’occasion d'observer.
Aucours d'interventions, durantlesquelles onagissait indirectement sur le pédicule hépatique, ou bien encore pendant les premières heures qui suivaient d’autres interventions où l’on avait été obligé de placer un Mickulicz un peu serré autour du cholédoque, des malades ont présenté des phénomènes d’anémie intense graves, ayant même dans un cas amené la mort. Or, M. le professeur Villard a été frappé de voir que la symptomatologie de ces phénomènes se superposait tout à fait aux symptômes observés expérimentalement chez les animaux auxquels on avait pratiqué la ligature brusque de là veine porte. Comme d’autre part, ilest rationnel, nous le démontrerons plus loin, que l'on puisse comprimer la veine porte au cours de ces interventions, on pouvait immédiatement donner une explication nouvelle et exacte des accidents observés.
Il n’est d'ailleurs pas étonnant que le véritable mécanisme de ces accidents ait été méconnu jusqu'à aujourd’hui, car on s’est encore très peu occupé des compressions brusques de la veine porte chez l’homme. Il semble que les cliniciens aient eu leur attention uniquement attirée par la compression lente de ce vaisseau.