‹ Des conflits de législations relatifs à la forme des actes civils: ètude deChapitre 12 sur 25 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

liésislaflons modernes.

Sous rinfluence de la codification française, le dix-neuvième siècle a vu s'accomplir, dans la plupart des pays civilisés, un remarquable travail d'unification légrislative. Cette évolution, loin de diminuer le nombre des conflits de législations, en a seulement modifié, si on peut ainsi parler, la sphère d'application. Avant la révolution française, les collisions naissaient le plus souvent entre lois locales ou provinciales; aujourd'hui les collisions * naissent surtout entre lois nationales (1). Mais la nature des conflits est restée la même. Ils naissent toujours d'une opposition entre la souveraineté joersanne/fe et la souveraineté réelle de deux règles de droit.

Dès le commencement de notre siècle, l'émigration française et les longues guerres du premier empire développèrent, dans de larges proportions, les relations entre nationaux et étrangers.

Les grandes inventions modernes, l'accroissement constant de la richesse publique, le développement des transactions commerciales, la facilité des communications augmentèrent de jour en jour et augmentent encore le cercle de ces relations. Ausiai tous les législateurs modernes ont-ils compris la nécessité d'inscrire dans leurs codes des règles destinées à fixer les décisions de leurs tribunaux, saisis d'une question de conflits. Ce sont ces règles que nous devons étudier, quant aux conflits de forme.

(1) On dit souvent qu'autrefois les collisions ne naissaient jamais qu'entre lois locales on provinciales. Cette proposition, émise d'une manière absolue, est inexacte : nous avons vu en effet (V. Part. I, ch. iv, sect. i et ii p. 37 et 48) nombre de cas où les conflits naissaient entre lois nationales, A Tinverse, les conflits peuvent naître encore aujourd'hui entre lois provinciales , notamment dans la Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Suisse.

Pour procéder à cette étude, nous devons nous dégager de toute idée de théorie rationnelle et recourir uniquement aux moyens ordinaires de Tinterprétation exégétique. Nous examinerons successivement : la législation française ; les législations étrangères.

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