‹ Des Congestions Pulmonaires à PneumocoquesChapitre 12 sur 17 · HAE AE · texte numérisé non relu

HAE AE

Tous les symptômes fonctionnels persistent.

En avant les symptômes physiques restent les mêmes ; en arrière et au sommet également.

Au-dessous de l’épine de l’omoplate; submatité très pro- | noncée à limites diffuses ; vibrations thoraciques normales.

Le souffle est très voilé, très lointain. On entend encore quelques râles sous-crépitants lointains.

Il y a de la broncho-ægophonie, de la pectoriloquie aphone légère, et le signe du son existe.

On en conclut qu'il s'est formé un très léger épanchement pleurétique. Une ponction exploratrice vérifie le fait et nous permet de retirer une seringue de Pravaz d'un liquide visqueux séro-sanguinolent renfermant quelques globules rouges et de nombreux leucocytes mononucléaires. Une ponction évacuatrice ne permit de retirer que 55 centimètres cubes de liquide.

Les symptômes restèrent stationnaires jusqu'au huitième jour. À cette date on constata la disparition du souffle de la pectoriloquie aphone et du signe du son. La respiration à la base gauche est soufflante et mêlée de râles bulleux. Le point de côté et la dyspnée ont disparu. La toux persiste avec les mêmes caractères. Plus de fièvre.

Les jours suivants, l'amélioration continue.

Trois semaines après son entrée à l'hôpital, le malade, guéri, sort du service sans aucun symptôme thoracique, sauf une diminution du murmure vésiculaire à la base du poumon gauche.

Bactériologie. — Les crachats de ce malade, examinés au 1°" jour de la maladie après centrifugation, ne renfermaient que du pneumocoque avec quelques rares streptocoques.

Le 5° jour on ne trouvait que les mêmes microbes.

Le 10° jour on ne trouvait qu'un nombre infiniment moins considérable de pneumocoques.

‘Avec ce liquide nous avons ensemencé des tubes de bouillon. Après 24 heures de séjour : à l'étuve à 30°, ces tubes se troublérent et l'examen bactériologique nous permit de constate

Page 1