OBSERVATIONS
Osservariox I
Preumonie abortive du lobe inférieur droit suivie d'érysipèle abortif (Bervueim, Soc. médicale, Est. 89).
Le nommé Sartor Joseph, âgé de 63 ans, est depuis deux jours à l'hôpital civil où 11 occupe le lit 16, salle XI:
Le 2 février à 9 heures du soir, le malade accuse des frissonnements qui durent jusqu’au lendemain : inappétence, pas de point de côté, pas d'oppression.
Le 3 février, température vespérale 38, pouls 76, respiration 24, le malade reste alité.
Le 5 février, températuré du matin 37, pouls 68, langue normale, expectoration séro-spumeuse. Æn avant, SON nor-mal, les deux respirations nettes. £n arriere, son égal des deux côtés, faible dans les deux sommets et la fosse sous-épineuse gauche :— à grande respiration nette, — à droite foyers de räles crépitants fins à la base du poumon droit. Soir température,.37°,2;-pouls 72:
Le À février, température 36°,8, pouls 68. Les ràles crépitants persistent, pas de bronchophonie.
Le 6 février, ràles sous-crépitants dans le poumon droit à
la base,
Le malade va bien, lorsqu'il est pris. le a detion d'un fort frisson, à la suite duquel apparaissent quelques excoriations sur les bords inférieurs des narines avec un léger œdème.
Du côté de l'appareil pulmonaire persistent une expectorasion muqueuse et quelques râles sous- crépitants fins 414 base droite. ce
Les frissons persistant, et des plaques rouges apparaissant sur la partie inférieure de l'aile gauche du nez et sur la joue, le malade qui n'a plus qu'une respiration faible à la base du
poumon droit et quelques roncus aux deux bases, est transféré au pavillon des malades contagieux d'où il sort guéri au bout de quelques jours. k
Bactériologie. — Malgré les manifestations érysipélateuses, l'examen Hactéé iologique des crachats pratiqué à deux reprises différentes le 6 févri er et le 10 février a donné du pneumocoque encapsulé Talaman- Frankel.
OgservarioN II
Congestion pulmonaire à pheumocoques (forme abortive).
GRASSET, Cliniques I 896.
IL s’agit d'un soldat du 2° génie, couché au n° 7 de la salle Martin Tesin. ®
Cet homme a des antécédents héréditaires ficheux, Son père est mort tuberculeux. après avoir toussé 9 mois, et sa sœur est morte de tuberculose également à 22 ans, après 9 mois de maladie. I
Lui-même a eu une grippe légère, il y a 4 ans etil s'enrhume facilement tous les hivers depuis l’âge de onze ans. Il a commencé à être fatigué une huilaine de jours avant son entrée à l'hôpital. Il toussait un peu, mais il n'avait pas de fièvre et il pouvait faire son service. Le: 14. son état s’est brusquement aggravé. La courbature à été plus prononcée, la toux à été plus
% — 45 — vive, il a eu des frissons, de la céphalalgie et il a ressenti un point de côté étendu à presque toute la partie gauche du thorax.
- I'entre à l'hôpital le 16, ayant eu le matin 39°,3, le soir il a eu seulement 37°,2.
Le 18, il ressent une douleur dans lout le corps, de la courbature générale, douleur dans tout le côté gauche de la poitrine; toux fréquente, expectoration sanglante, mais non visqueuse et qui renferme des preumocoques. On trouve en arrière de la submatité à l'angle de lomoplate gauche-et de l'obscurité respiraloire au même niveau. La température est de 38°,3 le malin, de 37°,2 le soir. Comme traitement, on donne un looch avec0*",25 de kermès et 4o grammes de rhum; comme alimentalon du bouillon et du lait.
Le 18, l'état du malade est stationnaire, mais les crachats sont spumeux et non sanglants; la douleur et la submatité persistent à l'angle de l'omoplate gauche. Il y a de l'expiration prolongée à ce niveau et des sons crépilants fins à l'angle de l'omoplate droite.
Le 20, l’apyrexie est complète, la toux est encore fréquente, les crachats sont jaunâtres mais aérés ; tous les signes physiques ont disparu du côté gauche. Il existe encore un petit foyer de
râles sous-crépitants à la base du poumon droit. On applique de la teinture d’iode en ce point et on donne 40 grammes de vin de quinquina au Fowler.
Les jours suivants la guérison est rapidement complète.
Bactériologie. — L'examen des crachats successivement pratiqué le 14 et le 16 janvier a révélé la présence du pneumocoque et du pneumocoque seul.
Osservarrox II
Congestion pulmonaire à forme de pneumonie abortive, à
preumocoques (in Thèse Macaun, 1897, Paris, p. 68).
Cousin, chapelier, 44 ans.
Le malade, d'aspect robuste, s'est toujours bien porté, jus-
A A qu'au jeudi 4 juillet; ce jour il fut pris à son réveil d'une grande fatigue et vomit une fois. Il eut tout le reste de la JÉHRe née un petit mouvement fébrile.
Le lendemain 5 Juillet, il commença à tousser et ressentit un point de côté assez fort à droite, au niveau des derniers nerfs thoraciques et de la région lombaire droite. [1 entre à l'hôpital le samedi 6 juillet avec 40° de température, salle Woillez-Barth, service du D' Dreyfus-Brisac à Lariboisière. À
7 juillet. — Le malade tousse et crache beaucoup plus de crachats de congestion, très légèrement, couleur brique pilée. Température 38°,3, GA se
A la percussion, matité à droite, en arrière dans toute la poitrine. vibrations conservées.
A l’auscultation, on entend de nombreux râles, aux deux temps de la respiration et dans tout le côté droit de la poitrine. : Le malade a saigné du nez, mais pas de céphalalgie, pas de délire. 6
Rien à signaler du côté des autres organes.
8 juillet. — Température 38°,2. Le malade ne se plaint toujours que de sa dyspnée et de sa toux pémible, crachats assez abondants et räles dans toute la poitrine à droite. Pas de souffle.
Q juillet. — Légère élévation de la température 39°,3 sans cause appréciable-du côté de la poitrine. |
À gauche, toujours rien.
À droite, pas de modification.
13 juillet. — La température tombe à la normale, les râles diminuent, les crachats sont simplement mousseux.
17 juillet. — Submatité en arrière et à droite. Râles moins nombreux. Température normale. Le malade se sent tout à fait bien ; il ne tousse pas trop et crache des crachats de simple congestion. Il se plaint toujours de son point de côté en bas, au niveau des derniers nerfs thoraciques et de la région lombaire droite. La respiration ne s'entend pas aussi nettement en bas à droite qu'à gauche. |
18 juillet. — Urines abondantes. Pas de diarrhée.
paies
Plus de crachats, quelques râles congestifs.
Température normale. |
30 juillet. — Plus de râles, mais toujours douleur comme au premier Jour dans la région lombaire droite et les derniers nerfs thoraciques droits.
Cette douleur existe encore un peu à gauche, on ne trouve rien pour l'expliquer. 5
Sort guéri.
Bactériologie. — Examen,des crachats pratiqué le 8 juillet par M. Page, interne du service. Il révèle la présence de pneumocoques nombreux, non associés à d’autres microbes.
Ogservariox IV
Congestion pulmonaire à pneumocoques, à évolution rapide
(Thèse Macaun, Paris. 1897, p. 73).
Portat, Edmond, 21 ans, bien portant entièrement jusqu'à son affection présente.
Il y a deux jours, après avoir été mouillé, il est pris brusquement de frissons répétés qui lui durent une demi-journée, d'un point de côté à gauche au-dessous du mamelon. Il commence à tousser et, après, son élat général devient mauvais. Entre dans le service du D" Dreyfus-Brissac le 23 juillet 1897, salle Voillez-Barth.
Actellement, dyspnée vive et douleur persistante. Toux suivie d'expectoration peu abondante, mousseuse et gommeuse, mais non rougeàlre.
Etat général plutôt bon. Température 39° hier soir, 38° ce malin.
A l'examen de la poitrine :
En avant, à la percussion : sabmatité à la base gauche ; à
l'auscultation diminution du murmure vésiculaire. Rien à
droite.
ie es
En arrière et à gauche, submatité à la Hide vibrations augmentées du côté gauche au même endroit. Diminution du murmure vésiculaire à la partie moyenne, souflle un peu rude avec quelques râles, frottements pleuraux. Cœur normal, mais rapide,
Rien dans les urines.
Ponction exploratrice ne ramène pas de liquide.
ajouter —= État stationnaire. À l'examen de la poitrine, la note pleurale s'accentue, car là diminution du murmure vésiculaire augmente, les vibrations thoraciques deviennent dominantes à gauche, il y à ne d'ægophonie mais le souffle
per siste.
Température oscille toujours de 38 à 39°. 27 juillet. — Température redescendue à à la normale. Plus
de souflle, quelques crépitations. Vibrations thoraciques à peu près normales. Encore un peu de bronchophonie. Crachats très liquides.
Bactériologie. — Examen de crachats pratiqué par M. Page. interne du service. Révèle la présence du pneumocoque.
OgservarTion V
Congestion pleuro-pulmonaire (forme de Potain) à preumocoques (CARRIÈRE ; in Presse Médicale, 27 janvier 1898,
P..., Charles, trente-deux ans, manœuvre, entre dans le service: de M. le P° Potain, salle 16, lit n° 26, le x7 janvier 1897, Se plaignant d'un point de côté gauche survenu à la suite d'un refroidissement, auquel il fut soumis la veille.
Dans la nuit du 16 au 17 il éprouva plusieurs frissonnements. En même temps la fièvre s’allumait et le malade éprouvait un violent oi de côté gauche.
À son entrée à |’ hôpital, Ë fièvre était vive (4o,1), le pouls fréquent (120).
La face est vultucuse, la dyspnée marquée (44 inspirations par minute). La toux est sèche et quinteuse ; l’expectoration muco-albumineuse, il existe un point de côté sous-mammaire
à gauche très intense.
En avant et à gauche, la sonorité est exagérée en haut et affaiblie en bas. Les vibrations vocales sont diminuées au sommet, fortes à la base. Le murmure vésiculaire est normal au sommet, à la base il est marqué par des râles bulleux et quelques râles sous-crépitants ; on entend aussi au niveau du quatrième espace, sur la ligne axillaire, un léger souffle voilé, étouffé, lointain. Ce souffle s'accompagne de râles crépitants à bulles sèches, très fines, très superticielles, qui ne s'entendent qu'à l'inspiration.
Pas de pectoriloquie, pas d’ægophonie, pas de signe de -sOn.
. En arrière, dans la fosse sus-épineuse, schéma de suppléance R+4S + V +.
Au-dessous submatité, vibrations thoraciques normales. La respiration est soufflante et marquée par des râles crépitants, très superficiels, accompagnés de râles humides de petites dimensions.
| Pas d'ægophonie, pas de pectoriloquie aphone.
Rien d'anormal à droite.
Tous les autres viscères étaient normaux. Les urines étaient normales. |
Le diagnostic porté fut : congestion idiopatique du poumon avec participation de la plèvre : type Potain.
Ces symptômes persistèrent jusqu'au troisième jour de la maladie.
A cette ‘date on constate que le souffle avait une tendance à s'étaler mais que la submatité était plus prononcée. Tous les autres symptômes persistaient.
Le quatrième jour l’état reste le même.
Cependant, en examinant minutieusement le malade, on observe quelques particularités.
Roux.