EURE
ailleurs on entend des râles crépitants fins, mêlés à des souscrépitants plus mouillés, s'entendant plus distinctement que la veille. Les vibrations sont normales. Plus d’ ægophonie.
Température 39°. Pouls à 96. Bon état général : langue humide et un peu blanche.
Le Q juin, 5° jour de l'affection. ‘Chute . de la température à 37°,5. Malgré le mieux apparent, les signes stéthoscopiques persistent, mais modifiés. Il y a des frottements et des râles sous-crépitants, sans souflle et sous-crépitants. Aussi ne Croyons-nous pas à cette défervescence et annonçons-nous une exacerbation vespérale de la tempér rature.
Elle se pr oduit en effet le soir même; la température remontant de un degré et demi, atteignant 38,8 sans que rien ne soit changé dans l’état du malade.
Le 12 juin, chute définitive de la fièvre au-dessus de la normale : erise urinaire et sudorale abondante. Dès ce moment on ne perçoit plus de signes physiques, que quelques gros râles sous-crépitants disséminés, laissant bientôt place à une diminution du murmure vésiculaire qui ne persiste pas plus de trois
ou quatre Jours.
Le malade part pour Vincennes le 18 juin.
Bactériologie. — Les examens des crachats ont été pratiqués à deux reprises différentes, au moment de son entrée et au moment de la défervescence. Le frottis de lamelles a été coloré au Zieh] dilué et examiné ensuite par la méthode de Gramm. Il nous a révélé constamment la présence du pneumocoque Talamon-Fraenkel.
Une ponction exploratrice, pratiquée dès l'entrée du malade, à ramené quelques gouttes d'un liquide fibrineux renfermant du pneumocoque.
Enfin au sixième jour l'inoculation de parcelles de crachats au cobaye est demeurée négative.
Il s'agissait donc bien d’une congestion pleuro-pulmonaire: à pneumocoques (type Potain) et dans laquelle la virulence du bacille paraît avoir été rapidement atténuée.