‹ Des Contrats de Cheptel de la BresseChapitre 1 sur 34 · NOTIONS PRÉLIMINAIRES ET HISTORIQUES · texte numérisé non relu

NOTIONS PRÉLIMINAIRES ET HISTORIQUES

Le contrat de cheptel qui, dans le langage courant, désigne tout bail d'animaux — nous verrons que la définition du Code est beaucoup plus étroite (1) — se trouve être extrêmement ancien.

Sans remonter comme l'a fait, avec une rare conscience, M. Boyeldieu (2), jusqu'à l’époque préhistorique « au jour de la domestication des bovidés », nous en trouvons des traces chez tous les peuples agricoles de l'Antiquité. De nos jours, 1l est pratiqué dans tous les pays qui s'occupent de l'élevage des

bestiaux. IL est réglementé d’une façon plus ou moins

(1) Art. 1800.

(2) Boyeldieu, « Du Bail d'animaux », thèse 1908. BOZONET 4

o INTRODUCTION.

complète par les législations qui se sont inspirées du Code civil français. Ailleurs, 1l est régi par des coutumes et des usages locaux.

Voilà donc une de 6es ifistitutions universelles et éternelles, qui répond aux besoins directs et immédiäts de {ous les peuples et de tous les âges. C'est dire assez son importance économique.

Il fut connu des Romains (1), peuple essentiellement agricole au début. La loi des XII Tables avait rangé, en effet « animalia quæ dorso collove domantur » parmi les « res mancipi », c'est-à-dire parmi les choses les plus précieuses. L'élevage des bestiaux et surtout des grands troupeaux fut toujours un des éléments de la richesse du pays, et 1l est fort probable qu'ils durent, les uns et les aures, faire l’objet de nombreuses conventions privées. On cite habituellement trois textes à l'appui de cette opinion :

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