‹ Des Corrections Cosmétiques de la Pyramide nasaleChapitre 10 sur 18 · DIFFORMITÉS PAR VICE D’ARTICULATION · texte numérisé non relu

DIFFORMITÉS PAR VICE D’ARTICULATION

Ces trois catégories peuvent d’ailleurs se pénétrer dans des types complexes, mais chaque élément d’un type complexe ressortit en ce qui le concerne au traitement d’un des trois types fondamentaux.

Da PE

DiIFFORMITÉS PAR EXCÈS. — Il reste bien entendu que nous éliminerons du cadre de cette étude les déformations qui relèvent d'épaississement cutané, le plus souvent de nature pathologique.

Ces anomalies par excès comprennent trois types ; le plus net consiste en une exagération de l’angulation du bord antérieur du cartilage quadrangulaire :

Ce sont les nez cyphotiques ou nez busqués.

Le second type est dû à un excès dans les dimensions antéro-postérieures du cartilage de la cloison 5

C’est le nez aquilin.

Enfin le troisième type relève de la disparition du sillon répondant à la suture des os propres et de l’apophyse . montante : | C’est le nez épaté.

On peut rattacher à cette catégorie des déformations d'ordre congénital relevant d’un développement anormal de la sous-cloison entraînant un recourbement en crochet de la pointe du nez, laquelle peut-être hypertrophiée :

C’est le nez de diable.

DiFFORMITÉS PAR DÉFAUT. — La plus commune est le nez en selle, nez de clown, nez retroussé ; caractérisée par l’existence d’une ensellure du dos du nez remplaçant la bosse nasale ; la pointe du nez saille de ce fait en avant. |

Cette difformité résulte d'une inversion dans l’angulation du bord antérieur du cartilage quadrangulaire dont les deux segments constituent alors un angle obtus ouvert en avant.

Enfin le nez de chien est caractérisé par l'existence d'un sillon plus ou moins profond dédoublant l’arête nasale dans le segment cartilagineux.

sr # fo FA ce At aMd | FES

| Diro ins PAR ENaLE D'ARTICULATION. — Ce ou du rez tordus ou scoliotiques. Les déviations de J'axe de 1 Et | pyramide qui portent sur le segment osseux du sque sont, dans la presque totalité, des cas d'origine ht

\ ne nous les eee RL an RATS

F inaperçu, de non co-existénce de en cotes ou "2 : de synéchies, font rentrer ces nez traumatiques dans le ù cadre de la chirurgie cosmétique de la pyramide nasale. ki

CHAPITRE H 7 de 4 | " Des règles générales qui doivent présider au traitement de ces difformités nasales

© Le traitement dont relèvent les différents types de ces E ifiotuntes est dominé par des règles PRNTAES que dicte

la plus simple logique.

Etant donné qu'en dehors de cas très spéciaux où la difformité peut entr ainer une défiguration de l'individu, communiquant à son faciès un caractère ridicule, les diverses déformations de la pyramide nasale ne sont

__attaquées que dans un but de pur esthétique, le traite-

ment doit en être prudent.

Ce traitement doit s'effectuer autant que possible sans cicatrice cutanée, du moins apparente, et surtout il ne

doit fäire courir à l'individu aucun risque d’aggravation de cette difformité et aucun danger d'infection. Ce sont ces lois qui, d’une part, ont donné pendant

une période assez longue la préférence à des injections de substances plastiques ; mais celles-ci se sont montrées quelquefois inopérantes, n'accordant qu'un bénéfice transitoire, et les quelques cas où ces injections se sont révélées nocives les ont fait tomber en défaveur.

De plus, cette technique des injections plastiques, si elle convenait parfaitement aux déformations par défaut, ne pouvait s'appliquer aux déformations par excès.

ne PE 2

ne PR ir

er a

- La cure de celles-ci date dujour où Trendelenburg tenta la première opération endo-nasale, mais il faut néanmoins reconnaître que c'est à Joseph, de Berlin, que revient le mérite d’avoir codifié les techniques dont relève le traitement des différents cas.

On pratiquera donc, chaque fois que possible, l’abord par la voie endo-nasale. Mais les fosses nasales sont des cavités essentiellement septiques dont le vestibule est encombré de poils, de vibrisses ; il est, de plus, des difformités telles que les déviations, les éperons, les crêtes de cloison, qui créent une cause adjuvente à l'infection des fosses nasales.

Il faudra donc, avant de pratiquer une intervention nasale quelle qu’elle soit, assurer, là comme partout, une désinfection soigneuse du champ opératoire.

Dans ce but, on prescrira avantageusement, dans les jours qui précéderont l'intervention, des inhalations biquotidiennes de vapeur d’eau chargée de substances légèrement antiseptiques et non irritantes, telles que :

l’'Eucalyptol, le Benjoin,

et on fera succéder à ces inhalations des pulvérisations d'huiles antiseptiques, huile goménolée, huile eucalyptolée, argent colloïdal en solution huileuse. M. Moulonguet préconise la désinfection de la muqueuse nasale par simple badigeonnage d’'argirol au 1/20.

La désinfection ou l’antiseptie des fosses nasales étant obtenue, il faudra, au moment de l'intervention, assurer l'aseptie du champ opératoire en coupant au ras les vibrisses et en badigeonnant soigneusement la narine avec un tampon imbibé d'alcool.

Le reste du champ opératoire (revêtement cutané du

Da

nez et lèvre supérieure rasés), sera désinfecté avec de la

teinture d’iode dédoublée.

Quant à anesthésie, elle ne saurait relever d’un procédé unique. | :

Certaines de ces interventions, le plus grand nombre,

relèvent de l’anesthésie locale obtenue par simple badi-

geonnage de la muqueuse avec une solution au 1/10° de cocaïne additionnée de quelques gouttes d’adrenaline, puis infiltration des parties molles du nez avec une solu-

- tion aux deux centièmes de novococaïne additionnée d’une

solution d'adrenaline au millième : une goutte par centimètre cube de solution. ee

Un quart d'heure avant l'opération, injection souscutanée d’un centigramme de morphine et de trois di-

zièmes de milligranmme de scopolamine (M. Moulonguet).

L'aiguille longue de 6 centimètres, montée sur une seringue de Lüer, pique la peau de la narine immédiate- . ment au-dessus du pli,vestibulaire supérieur, passe à la

face externe du cartilage triangulaire, puis glisse entre la

peau et la charpente ostéocartilagineuse du nez, infiltrant

largement les tissus jusqu'à la racine du nez. Dans certains cas, soit que le champ opératoire soit

moins facile à délimiter, soit que la cure de la diffor-

:mité nécessite le prélèvement d’un greffon en un point

éloigné, on est obligé d’avoir recours à l'anesthésie générale. Celle-ci suivant la durée et l'importance de l'intervention sera obtenue à l’aide : de chlorure d'éthyle donné avec le masque de Camus ou bien avec de l'éther ou du chloroforme.

Dans: cette dernière éventualité, afin de réaliser une opération aussi aseptique que possible, on utilisera tou-

jours un mode d’anesthésie à distance et on donnera

la préférence à l'appareil à inhalation chloroformique

— 24 re

AE aux Price portant sur les lèvres et la face,

de M. le Professeur Delbet.

Disons tout de suite que le résultat esthétique n'est jamais obtenu immédiatement. Les sections osseuses

suintant sous la peau décollée, il en résulte un gonflement et une teinte ecchymotique des ÉRae qui per-

sistent pendant une dizaine de jours.

Il arrive également que, dans certains cas, Hola les |

précautions les plus minutieuses d’antisepsie préventive et d’aseptie opératoire, il se produise une réaction inflammatoire avec légère augmentation thermique. Cette réaction, qui cède en général en 24 heures à la balnéation chaude et aux pulvérisations antiseptiques,

n’a jamais eu d'influence regrettable sur l’évolution de / - Ja restauration cosmétique. |

(a) Couteau de Joseph ; (b) Rugine de Joseph : (c) Rabot rétrograde : (d) Ecarteur 2 (e) Rape ; (f) Couteau coudé de Joseph.

Page 1