A DE BONNES LETTRES
Des lettres que je reçois en ce temps extraordinaire, je forme un dossier qui sera bon à relire.
On me permettra, d'abord, de remercier ici ceux de mes lecteurs qui m'ont envoyé des paroles de sympathie, dans le moment où un accident, aussi cruel qu'absurde, est venu arrêter pour un temps ma collaboration au journal La France.
Parmi les lettres que j'ai reçues dans cette circonstance, il en est de si louchantes, de si belles, qu'on se prend à ne pas regretter de souffrir un peu, puisqu'on y gagne si nombreuses et si bonnes consolations. Des amis inconnus, et même vos vieux amis, ne sauraient, — convenez-en — vous exprimer tout à coup, à propos de rien, leur affection en termes ardents. Ce n'est pas l'usage. Et puis, tant que vous êtes là, bien portant, ils ne savent pas toujours à quel point ils tiennent à vous ; mais