I. — France-Grande-Bretagne
Tout, du reste, en France et en Angleterre, révélait aus-i bien qu'en Allemagne un essor économique certain. Les sta-
tistiques des émissions accusaient un afflux du capital vers l'industrie et le total des émissions industrielles passait, en France, de 380,1 mill. fr. en 1895 à 2.295,2 en 1900, dont 595,8 pour les actions en 1899 et 1.298,4 en 1900; en Angleterre, le total des émissions de 152.807 (000 £) en 1890 passait à 165.499 en 1900. En France, en outre, il y avait heu de tenir compte des émissions de rentes russes, qui, dans une large mesure, se traduisaient par des commandes à notre industrie nationale.
Aussi la production, plus particulièrement la production de la fonte, passait en France de 2.004 (000 t.) en 1895 h 2.714 en 1900, en Angleterre de 7.827 en 1895 à 9.103 en 1900 (ag4).
Le commerce extérieur, les recettes des chemins de fer, reflétaient, eux aussi, cet état satisfaisant du commerce et de l'industrie.
Parallèlement, le portefeuille des banques d'émission enflait et le chiffre total de leurs affaires traduisait l'essor industriel et commercial.