‹ Des crises générales et périodiques de surproductionChapitre 6 sur 100 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

La seconde méthode, par contre, met en évidence, avec plus de rigueur, la périodicité du phénomène et ses traits caractéristiques. Mais elle ne permet pas de serrer la réalité d'assez près. En isolant les phénomènes observés, pour les étudier pendant oO ou 60 ans, on s'expose à négliger les liens qui 1rs rattachent les uns aux autres. On expliquera par des causes particulières, à une industrie, une crise dont la cause lient à l'état d'une industrie voisine. L'histoire des crises démontre que, dans toute crise, il y a un joyer : pays, industrie. La crise, à ses débuts, n'est pas générale. Elle gagne de proche en proche, à la façon d'une épidémie. La crise de crédit, qui l'accompagne, est un facteur jouissant de propagation. Cette méthode n autorise pas les observations de ce genre. Elle étudie des successions d'années, alors qu'il faut suivre la crise au jour le jour, pas à pas. Les statistiques mensuelles sont ici précieuses. Aussi les deux méthodes, loin de s'exclure se complètent. M. Mitchell les a très heureusement combinées. Nous les combinerons aussi. Mais nous nous bornerons à donner le résultat de nos observations et de nos recherches en renvoyant le lecteur aux sources originales, de façon à ne pas surcharger de chiffres notre exposé et à éviter les doubles emplois avec les annuaires statistiques bien connus et facilement accessibles à tous.

Mais, en ces matières, tout n'est pas encore dit. Une branche nouvelle de la statistique reste à développer : les observations devront être plus rapprochées. Les grandes affaires (trusts ou autres) devront collaborer à cette organisation. Aux Etats-Unis, déjà, des statistiques mensuelles permettent de serrer de près l'observation des faits : statistique des recettes nettes des chemins de fer, des recettes brutes, de la production de la fonte, des wagons chargés, des commandes reçues par le trust de l'acier, du commerce extérieur... En France nous possédons aussi quelques statistiques de ce genre. Mais elles ne sont ni groupées systématiquement , ni publiées rcijiiHèrement. De même en Angleterre et en Allemagne. La théorie des crises, c' est-à-dire des alternances de prospérité et de dépression, eu s' engageant dans cette voie est appelée à réaliser un nouveau progrès On verra jtlus

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