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(565 bis) Mondet.. Journal des Economistes, mars 1914.
temps de 1913 les recettes nettes des chemins de fer fléchissent malgré la progression des recettes brutes. Les chemins de fer limitent les commandes passées à la métallurgie. La production de la fonte, les ordres inexécutés du trust de l'acier, fléchissent. Tour le 2e trinfestre 1913 les ordres du trust restent égaux à ceux du trimestre correspondant de 1912; mais, tandis qu'en 1912 il y avait augmentation du 2e trimestre par rapport au 1er, en 1913 il y a diminution. Pour le 3e trimestre récart est de 500.000 T en faveur de 1912 (Voir statistique, supra).
Toutefois la production de la fonte ne diminue, par rapport au mois correspondant de 1912, qu'en octobre 1913- Mais à partir de cette date le recul est rapide. Et pour le 1er trimestre 1914, la production de la fonte aux Etats-Unis atteint 6.121 (000 T.) contre 8,145 pour le trimestre correspondant de 1913.
Des facteurs hétérogènes aggravaient d'ailleurs la situation des chemins de fer. Les compagnies, notamment celles de l'Est, réclamaient l'autorisation de relever leurs tarifs de 5 %. Pour justifier cette demande elles invoquaient l'augmentation de..leurs charges provenant de l'élévation de 7 à 8 °/o des prix des objets consommés par elles. Mais fin 1913 1 Interstate Commerce] Commission déclarait une enquête nécessaire antérieurement à tout relèvement.
Or, trois arbitrages dans des conflits entre cheminots et compagnies augmentaient encore pour 1914 la charge en salaires des compagnies de 14.500.000 $. Différents acts votés dans 21 Etats imposaient, en outre, aux compagnies le système du « full crew », amenant une augmentation du personnel de chaque train. D'où une charge supplémentaire de 6.800.000 $. Au total 21.300.000 $ en 1914 de frais supplémentaires de main-d'œuvre. Pour compenser, les compagnies réduisaient au minimum leurs commandes de rails, de locomotives, leurs travaux de toutes sortes, supprimaient des trains. La crise s'aggravait. Les prix de la fonte diminuent : en septembre 1913 le prix est déjà inférieur au prix de septembre 1912. En décembre la baisse est sérieuse : 15,71 contre 18,15 $ en décembre 1912 la tonne.
De même que l'Allemagne avait accusé le premier symptôme de crise, de même le marché monétaire allemand était particulièrement ébranlé. En mars 1913 et juin le taux d'escompte privé se rapprochait du taux officiel. La Reichsbank se montre alors rigoureuse à l'escompte; elle s'en tient strictement à la règle des 3 signatures, écarte les traites renouvelées ou financières cachant des avances à long terme à découvert. Son taux d'escompte porté de 5 à G % le 14 novembre 1912 (guerre des Balkans) est maintenu à 6 % jusqu'au 27 octobre 1913. En août déjà le bilan de la Banque est plus satisfaisant. Le 27 octobre, l'escompte est abaissé à 5 1/2 % et le 12 décembre 1913 à 5 %• Le point le plus critique est franchi. Le portefeuille a touché son maximum fin juin (1.505 mill. Mk). L'encaisse, pour des raisons autant politiques qu'économiques, n'a cessé d'être renforcée en 1913.
La France elle aussi accusait une légère tension monétaire. Jusqu'au début de mai 1913 le taux d'escompte sur le marché libre atteint 4 % (égal au taux de la Banque). A partir de mai 1913, il décroit. Fin 1913, il atteint 3 7/8 à 3 1/2 %. Tandis que le portefeuille maximum de la Banque de France est de 1.394 mill. en 1912, il est de 2.153 mill. F. en 1913. Le taux d'escompte reste fixé à 4 °f0 toute l'année. Mais la Banque de France renforce son encaisse or d'une façon continue. L'indice de Juglar est, par exception, en défaut, comme en Allemagne et pour les mêmes raisons.
Quant à la Banque d'Angleterre, plus sensible aux répercussions mondiales de la crise, elle portait son taux d'escompte, le 2 octobre de 4 1/2 à 5 % pour défendre son encaisse or, mise à contribution par l'Egypte. La situation financière s'aggravait au Brésil, on put craindre fin 1913 un taux de 6 %. Il n'en fut rien. Le portefeuille touche son maximum le 26 mars avec 46 mill. £, si l'on fait abstraction du chiffre de fin d'année 52 mill. £ le 31 décembre 1913. L'encaisse accuse de faibles variations pendant toute l'année 1913.
Les Bourses de valeurs, notamment la Bourse de Paris, subissent le contre-coup de la crise. Mais on y commet une
erreur. En août 1913, on croit à Paris à la persistance de l'essor. Aussi le 23 mai 1914, la crise devenant évidente, une panique légère est à enregistrer.
Oédit Lyonnais.. . .
Banque de Paris . . .
Lens
Aciéries marine. . . .
Jeumont
Thomson-IIouston., Cle Transatlantique