‹ Des crises générales et périodiques de surproductionChapitre 66 sur 100 · S"JA · texte numérisé non relu

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extérieur ont mis en lumière ce relèvement progressif de notre pays.

Le taux de l'escompte en 1921 peut enfin être progressivement abaissé :

1920. 31 décembre.:. ..

1921. 28 avril

15 mai

16 juin

23 juin

21 juillet

28 juillet

22 septembre.. . .

2 novembre.-. . . .

3 novembre » 5

1922. 10 février » 4 1/2

1 1 mars 5 »

13 avril » 4

13 juin » 3 1/2

Banque de France.

Banque d'Angleterre.

Fédéral Reserve Bank de New-York.

juin

13 juillet » 3 »

Cette~~dépression générale a déterminé un dégonflement du portefeuille dans les Banques centrales d'émission et, dans les Banques de dépôt. A la différence des crises précédentes, en tous pays des banques se sont trouvées en difficulté. Nous citerons en France la Société centrale des Banques de Province, la Banque Industrielle de Chine; en Italie, la Banca Italiana di Sconto; en Belgique, la Banque transatlantique. Citons, aux Etats-Unis, la Fort Dearbon Trust Saving Bank, et la Fort Dearbon National Bank, qui furent reprises par la Continental Commercial National Bank, qui évitera ainsi à la place de Chicago la crise financière la plus aiguë dont elle ait été menacée depuis dix ans.

Les Etats-Unis restant le seul pays où l'or circule librement, nous donnerons l'essentiel du bilan des 12 Fédéral Reserve Banks. Le dégonflement du portefeuille et le renforcement de l'encaisse sont très caractéristiques : du 30 octobre 1920 au 15 novembre 1922, le portefeuille tombe de 3 351 (millions $) à 2.321; l'encaisse or augmente de 2.003

à 3.073. L'afflux de l'or européen accentue, il est vrai, le phénomène normal de reconstitution de l'encaisse métallique après la crise.

En France, le portefeuille de la Banque de France dégonfle et plus encore les comptes courants débiteurs de nos grandes sociétés de crédit. Des nombres indices ont été calculés pour Jes principaux articles du bilan de nos sociétés de crédit. Le graphique ci-joint indique leurs variations.

A la Bourse des Valeurs, le cours des valeurs à revenu variable a baissé considérablement en 1921. Les valeurs à revenu fixe ont monté. Le taux de l'intérêt a diminué partout. Mais en France il reste très élevé, l'Etat empruntant à jet continu. Aussi les valeurs à revenu fixe — exceptionnellement — restent stationnaires ou fléchissent. Mais la baisse des valeurs. à revenus variables est intéressante à étudier, car elle traduit bien la hiérarchie des grandes brandies de la production dans la crise. M. Bourbeau a dressé des index numbers relatifs au cours des valeurs à la Bourse de Paris. Voici les résultats auxquels nous arrivons. Les cours étant cotés 100 au 31 décembre 1919, les valeurs mobilières les plus atteintes sont dans l'ordre : les transports maritimes (index 24 au 31 décembre 1921); les chantiers navals (index 41); les charbonnages sinistrés (39); la métallurgie, les constructions mécaniques et automobiles (o3); les valeurs de pétrole (56). Les valeurs de cuivre, plomb, étain, viennent ensuite avec des index variant de 60 à 70. La baisse des cours varie des trois quarts au quart suivant les catégories, entre le 31 décembre 1919 et le 31 décembre 1921 (La Bourse de Paris, Bévue d'Economie Politique 4922 (569).

Enfin, la classe ouvrière — plus particulièrement dans les pays économiquement intacts — a été très durement éprouvée. Les ouvriers britanniques notamment ont été touchés par un chômage intense et prolongé, par une réduction considérable de leurs salaires. Labour-Gazette publie chaque mois

(569) Voir aussi : Lenoir, Bulletin de la Statistique Gé7iérale de la France, janvier 1922.

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