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gastriques tabétiques, celle d'Eschbaum sur les crises | gastriques du tabès simulant la sténose pylorique, et la thèse de Rivay sur l’état anatomique de l’estomac dans les crises. ;
En 1909, un travail important de Lœper sur les crises interalgiques du tabès, et un de Koliaritz sur les hématémèses dans les crises gastriques tabétiques, sujet qui, en 1910 a fait l’objet d’un mémoire de Reiss, en 1911, celui de la thèse de Rousselier, et en 1913, celui de la thèse de Dalle.
En 1911, H. Claude et Cottoni ont publié l’observation intéressante d’un tabétique fruste avec conservation de reflexes tendineux, Argyll unilatéral, lymphocythose et chez qui la pression arterielle s'élevait dès le début des crises gastriques, pour s’abaisser dès la fin de celle-ci. — La même année, Pel montre que l’on peut observer l’hyperthermie pendant les crises gastriques. ”
En 1913, Guillain se demande si, dans les crises avec hématémèses, il n’y a pas de lésions gastriques ; et Mathieu signale la combinaison des réactions, coliques et des crises gastriques du tabès ; la même année la thèse de Gambier inspirée par Déjerine.
P. Carnot et Mille Bruyère en 1917, puis Mile Bruyère dans sa thèse en 1918, étudient la crise gastrique tabétique avec hoquet vomissements et hématémèses.
En 1920, Moutier expose les crises solaires et leur traitement par l’esérine; Carnot et Cambassedes, le traitement des crises tabétiques par les injections paravertébrales de novocaïne-adrénaline, et Laignel-Lavastine publie un article sur les crises gastriques.
En 1921, Lœper montre l’influence du sympathique sur
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le tube digestif et étudie l’intoxication digestive et le déterminisme de certaines crises gastriques du tabès.
En 1924, Lépine signale l’hypotension rachidienne dans certains cas de crises gastriques du tabès, Levent publie un article très complet sur ces crises et Chiray et Stoeffel montrent l’existence de la stase cholecystique dans les crises gastriques tabétiques.
En 1926, Cauvy appelle l’attention sur les crises gastriques comme symptôme d’alarme du tabès et Trenel signale un cas de crise gastrique chez un tabétique prise pour une colique hépatique.
En 1927, Moutier, dans un travail des plus documentés, expose la question du pronostic éloigné des crises gastriques du tabès.
Pour compléter cét exposé historique, sans l’allonger outre mesure, nous ne ferons que signaler les travaux parus sur le traitement chirurgical des crises gastriques du tabès.
OPERATION DE JABOULAY: Publications de Jaboulay en 1900, de Vallas et Cotte en 1906, de Delbet et Mocquot, de Souques et Pasteur-Vailery-Radot, de Leriche et Dufour, de Robineau, en 1913.
OPERATION DE FOERSTER : Publications de Abbe et Bonnet (1888) qui avaient proposé l'opération réalisée ensuite par Fœrster (1909 et 1912), de Kuttner, en 1909, de Lambret, en 1910, de Kronig et de Charbonnel, de Becker en 1911, de Frazier en 1913, de J. Verhoogen, en
OPERATION DE FRANKE : Publications de Franke en 1909, 1910 et 1913, de Leriche et Cotte en 1911, de Déjerine et
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Tinel, de Maire et Parturier, de Cade et Leriche, de Mouriquant et Cotte, en 1912, de Belin, Mauclaire et Amodrut, de Sauve et Tinel et de Mauclaire en 1918.
OPERATION D’EXNER: Publications d'Exner en 1911, de Von Liselberg, de Birscher, en 1920, de Thomsen, en 1924, et les publications de Gulek en 1910, de Kronig en 1911, de Sicard et Desmarets en 1912.
Les Crises Viscéralgiques
Elles apparaissent, dans la très grande majorité des cas, à la période pré-ataxique du Tabès.
Si, dans de rares exceptions, on les constate presque simultanément avec les signes de l’Ataxie (Vulpian et Ostankoff en ont cité des cas) —— en général elles les précèdent de longues années.
Camus et Chiray ont vu les premiers signes de l’Ataxie apparaître chez une jeune fille de 22 ans qui, depuis l’âge de 16 ans, présentait des crises gastriques avec vomissements.
Un malade de Hirtz et Lemaire présenta les premières crises gastriques à l’âge de 6 ans, et ce n’est que bien plus tard qu’apparurent progressivement les autres signes du Tabès dont la nature fut confirmée par la constatation de la lymphocytose.
Charcot a signalé des crises gastriques du Tabès ayant apparu plus de quinze ans avant les autres signes.
Raymond, dans un article sur « Les paraplégies brusques au cours du Tabès (Journal des Praticiens 1906) parle de crises rectales accompagnées de douleurs fulgurantes des membres inférieurs, dont l'apparition précéda
de cinq ans la période ataxique.
Comme nous venons de le voir dans les deux cas précédents, les crises viscéralgiques peuvent apparaître à tout âge, même chez l'enfant — mais il ne faut voir !à qu’une exception. En général, c’est de 25 à 65 ans que débutent les crises gastriques. Cette période correspond d’ailleurs au cadre habituel des autres manifestations de la maladie de Duchenne. Ft
A côté de ces crises viscéralgiques, phases prémonitoires et de transition, il en est, le Tabès demeurant à ce stade, qui, pendant leur existence entière, ont ce seul syndrome de l'affection Tabétique.
Il s’agit d’une sorte de Tabès fruste, arrêté dans son évolution et dont les crises de faible violence, espacées de longs intervalles, de 6 mois à 3 ans parfois, sont compatibles avec une existence normale. Le statu quo est rare, rares aussi les quelques cas cités de mort par crises viscéralgiques, la très grosse majorité des crises apparaïssant et croissant à la période d’inflammation des cornes postérieures de la moelle.
La douleur décroit et cesse alors que « l’évolution du processus sclérotique a amené la dégénérescence complète des fibres sensitives dorsales, interrompant l'acte réflexe douloureux (Tinel).
Cette cessation des crises gastriques correspond généralement à l'apparition ou l’aggravation des troubles ataxiques. |
Mais les crises ne sont pas la règle, et tous les tabétiques en puissance n’ont pas, au cours de leur vie, ce véritable « Signal d'alarme » de l’Ataxie (Cauvy) — Simezka, élève de Pierre Marie, dans sa statistique qui donne un chiffre moyen entre les statistiques, constate la présence de crises
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viscéralgiques dans 10 pour 100 des cas de Tabès (la femme étant plus souvent atteinte que l’homme). Tantôt elles coïncident ou alternent avec des douleurs fulgurantes des membres, tantôt elles constituent le seul symptôme de l’affection.
Leurs localisations sont variées : le tube digestif et ses annexes, l’appareil génito-urinaire, vasculaire, cardiaque, peuvent être frappés. Il est certain que cette localisation des crises douloureuses est, en général, fixée par l’état des organes dont la lésion ou l'insuffisance feront une proie docile.
La crise viscéralgique du Tabès peut-être comparée à un phénomène de choc; comme le choc colloïdo-clasique, elle est provoquée par un déséquilibre produit par des causes extérieures qui, chez les malades en puissance de crise, jouent un rôle déterminant.
Nous allons, parmi ces causes « déclanchantes », examiner les principales, celles que de nombreux examens de malades, en nombreuses observations, ont fixées avec certitude. Elles sont de trois ordres : physiques, psychiques, physiologiques. RER
PSYCHIQUES : C’est ce que l’on a appelé l’Hystéro-tabès à détermination viscéralgique.
L'on voit en ce cas, sur un sujet, en général névropathe, apparaître la cerise sous l'influence d’une frayeur, d’une émotion, d’une inquiétude.
PHYSIQUES : Les facteurs physiques qui agissent le plus souvent sont le traumatisme et le froid.
Le traumatisme dans ses rapports avec le Tabès a été particulièrement étudié par Verneuil, par Petit (Revue
Loars
de Méd. et de Chir. 1879 — p. 209) et par Strauss (Arch. de physiol normale et pathologique 1886). Ils ont constaté un indéniable « rôle d'appel » de la crise, un choc faible pouvant aussi bien qu’un choc très violent déterininer l’accès. x
Quant à l'influence du froid, elle semble agir à retardement dans un grand nombre de cas, la crise apparait
non pas sous la sensation de refroidissement, mais après.
PHYSIOLOGIQUES : Ce sont les plus nombreuses et les plus fréquentes. Tout d’abord nous devons citer les affections essentielles, l’insuffisance des organes, qui non seulement aggravent, accentuent les caractères douloureux et les crises, mais peuvent encore, ainsi que le font les écarts Ge régime chez un dyspeptique, déclancher une crise latente comme l’a démontré Mouisset (Soc. Méd. des Hôpitaux de Lyon 1908).
La gastrite alcoolique, la gastrite médicamenteuse ont été incriminées. J. C. Roux a cité le cas d’un malade chez lequel l’Iodure de Potassium à hautes doses qu’il prenait, a, en irritant la muqueuse, provoqué des crises gastriques nettement caractérisées. La suppression du médicament amena sans délai celle des phénomènes douloureux.
L’HYPERCHLORHYDRIE peut agir de la même façon et jouer un rôle provocateur dans l’apparition, la durée et l'intensité des crises.
LES INTOXICATIONS bien que de rôle plus effacé, ont pu constituer des causes déterminantes — tels le Tabagisme, le Saturnisme et surtout le morphinisme par son action toxique sur le système nerveux, et irritante sur la muqueuse