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gastrique qui constitue une importante voie d'élimination de l’Alcaloïde.
Enfin deux états souvent cités par les auteurs, mis fréquemment en évidence dans les observations publiées : La Grossesse et les Epoques Menstruelles.
LA GROSSESSE, c’est un fait connu grâce aux observations typiques de Dufour et Cottenot, aux travaux de Touche, Grenier de Cardenal, donne aux manifestations nerveuses un coup de fouet violent.
Lepage a cité le cas d’une malade dont les crises gastriques déclanchées par l’état puerpéral, ont persisté après l’accouchement, précédant de fort peu l'apparition de paralysies et de troubles multiples de la sensibilité. — Chez une malade d’'Œttinger (Thèse Rafinesque), tabétique avérée depuis cette époque, chacune des cinq grossesses fut accompagnée de crises gastriques très violentes, sans apparaître jamais en dehors de la gestation. — C'est seulement trois années après sa dernière grossesse qu’apparut une crise sans la cause habituelle. Depuis lors, les accidents ont augmenté en intensité et en fréquence, accompagnés des signes d’Ataxie.
Touche 2 signalé l’action indéniable des périodes menstruelles dans l’apparition des crises qui se produisaient soit avant, soit pendant, soit après les règles. Chaque retour menstruel était accompagné, dans un de ses cas, d’une cerise ou d’une série de crises d'intensité variable.
Tels sont les phénomènes sous l'influence desquels peut apparaître la crise viscéralgique du Tabès.
LES PRODROMES. — Il est pourtant, bien souvent, des cas où ce « signal de départ » de l’accès échappe à l’inves-
tigation, et c’est alors que l’on a pu déceler chez certains malades la preception d’une sorte « d’Aura » prévenant le malade, parfois 24 à 48 heures d'avance, de l’imminence de la crise. à
Parfois quelques légers troubles gastro-intestinaux, une douleur précordiale, angoisse thoracique (sorte d’Angor) — parfois encore le sujet, brisé de fatigue sans causes apparentes, est pris de malaise avec vertiges, éblouissements. Enfin citons le cas curieux du malade de Fabinyi qui prévoyait vingt-quatre heures d'avance l’imminence de la crise, par la vision de serpents ondulants — Singer expose ce fait (K1. Med. Wochens. 1911) et pense que cette vision était due à la projection sur le monde extérieur des vaisseaux de la rétine dilatés par un accès d’hypertension.
Rappelons, pour terminer, le malade de Vulpian, chez qui le signe prémonitoire consistait en l’apparition sur le thorax, l’abdomen et la racine des cuisses, d’une éruption de roséole papuleuse.
Il serait cependant vain, dans un grand nombre de cas, de chercher la cause de la crise ou l’existence de signes précurseurs. Le plus souvent, la crise éclate, suivant l'expression de Cauvy (de Lamalou) « Comme un coup de
foudre dans le ciel serein » L'on voit alors apparaître
des phénomènes douloureux et spasmodiques: Digestifs, Phäryngiens (Oppenheim), Entéralgiques (Lœper), Génito- Urinaires, Rectalgiques, Hépatiques (Læper), Clitoridiens, crises de faux accouchement (Abadie), des troubles circulatoires, Cardiaques ou Vasculaires.
Les crises Digestives, Hépatiques, Entéralgiques et Rénales simulant dans un grand nombre de cas des affections essentielles justiciables de la cure Hydro-minérale
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de Vichy, nous réduirons à ces seules localisations lé cadre de cet ouvrage, accordant la plus large part à la crise gastrique, de beaucoup la plus fréquente.
. Elle constitue à elle seule près des deux tiers des crises viscéralgiques du Tabès.
Fournier a trouvé 6 crises gastriques sur 100 tabétiques et Rostel 8 pour 100.
Les Crises Gastriques
Ce qui frappe dans ia crise gastrique du Tabès ce sont ses caractères fondamentaux : S
Sa périodicité, son intermittence.
La brusquerie de son début et de sa fin.
L'opposition entre la violence de la crise et, dès sa fin, le retour presque immédiat à l’état normal.
HORAIRE. — Il est difficile de donner par un chiffre moyen, une idée du rythme et de la durée des crises gastriques. Elles varient en effet non seulement suivant l'individu, mais encore suivant la période de la maladie et la qualité des causes déterminantes.
Trousseau avait donné: Trois mois — comme intervalle moyen entre les crises.
Debove (Journal des Praticiens — 11 mai 1907) rapporte le cas d’un malade qui, la première cerise passée,
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resta trois ans sans la voir récidiver. À partir de la seconde, les accès douloureux avec vomissements réapparurent environ tous les quatre mois.
Mais d’après un grand nombre d'observations, nous arrivons à la cadence d’une crise en moyenne à intervalle de deux à cinq mois. Cette notion n’est cependant qu’imparfaitement exacte, car nombreux sont les cas où la crise se reproduit chaque semaine ou quinzaine, chaque semestre ou chaque année.
Quant à la crise elle-même, sa durée est aussi variable: de quelques heures à plusieurs jours (2 à 3, dit Boas). Un malade de Blocq présenta pendant 7 ans des crises quotidiennes peu violentes, qui duraient, avec quelques accaimies, de 4 heures du matin à 9 heures du soir. Ces crises laissaient donc au malade une nuit calme qui lui permettait le repos; cela explique la résistance remarquable avec laquelle il supporta un semblable nombre d’accès.
Il est d’ailleurs remarquable que dans une grosse majorité des cas l’on assiste à une rémission vespérale et l’on voit la crise apparaître et donner la mesure de toute sa violence, le matin.
Pour décrire la crise nous ne saurions mieux faire que citer ici la description donnée par Charcot dans ses leçons sur le système nerveux en 1872:
Le tableau dit-il « est terrifiant, les malades se plai- « gnent de douleurs qui partent des aînes, semblent « remonter de chaque côté de l’abdomen, pour venir se « fixer à la région épigastrique ; simultanément ils « accusent des douleurs siégeant entre les deux épaules, « lesquelles s’irradient autour de la base du tronc sous « forme de fulgurations.
LAOURES
« Les battements du cœur sont le plus souvent accé- « lérés sans aucune augmentation de la température.
« Des vomissements incessants et extrêmement péni- « bles s’y associent (Il décrit le liquide rejeté : « muqueux incolore, mêlé de bile ou de sang).
Ces vomissements s’accompagnent « d’un malaise
« profond et des vertiges se surajoutant aux vomissements « et aux douleurs cardiaques.
« Parfois la situation est d'autant plus affligeante que « ces fulgurations douloureuses sévissent souvent en même « temps dans les membres avec une intensité exception- « nelle.
« Ces crises persistent habituellement ainsi que les « douleurs fulgurantes à peu près sans répit pendant deux « à trois jours.
« Enfin, dit-il, dans l’intervalle des accès, les fonctions « de l’estomac s’exécutent généralement fort régulière- « ment ».
C’est la crise type ; mais il existe des formes plus utténuées ou le vomissement domine, d’autres moins douloureuses encore où la douleur est le signe capital (crises crampoïdes de Vulpian).
Nous allons, après ce tableau d’ensemble, prendre chacun des éléments de la crise et en examiner les caractères.
Le début de la crise est le plus souvent sans horaire fixe, brutal; c’est la douleur qui ouvre en général la scène. Elle est d’une telle violence que « son intensité ne peut-être comparée à aucune autre ».
L’abdomen est tout d’abord le siège de crampes confuses, puis progressivement la douleur devient plus aiguë et,