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tant en général, avec une anesthésie totale à la pression profonde.
Rousselier, dans sa thèse, montre un malade chez lequel il pouvait déprimer l’abdomen de façon telle que « son < poing arriva au contact de la colonne vertébrale, sans « que cette pression déterminat chez le malade la moindre « sensation désagréable ».
De même, la compression du nerf cubital au coude est indolore, soit à l’un des bras, soit aux deux.
Biernacki, en 1894 a signalé ce symptôme.
À ce signe du cubital, Sarbo (de Pesth) ajouta en 1896 le « signe du Péronier ». La compression du nerf péronier en son point le plus accessible, au niveau de la tête du tibia, qui chez un sujet sain provoque une douleur assez vive, est absolument indolore chez bon nombre de tabétiques.
D’après Sarbo, l’analgésie de ces deux nerfs (cubital et péronier) présente une grande valeur diagnostique à la période préataxique.
Tel n’est pas l’avis de Raymond qui a trouvé ces deux signes bien inconstants, ils ont fait l’un et l’autre défaut chez 7 tabétiques sur 12.
Les signes oculaires et les reflexes pupillaires, le signe d’'Argylil Robertson surtout, sont parmi les signes les meilleurs et les plus précoces. La perte du reflexe à la lumière, et la conservation du reflexe à l’accommodation peuvent être bilatérales ou unilatérales, et ne se manifester qu’au cours des crises gastralgiques.
Les Paralysies dissociées des muscles de l’œil, qui se manifestent par de la diplopie, du strabisme, convergent, divergent ou conjugé, du ptosis (chute de la paupière supé-
rieure), deviennent plus tard permanentes dans certains cas, et tendent à se généraliser, pour donner lieu à cet état parétique nommé ophtamoplégie progressive.
Elles doivent toujours, même unilatérales, éveiller dans l'esprit le soupçon de tabès, ainsi qu’un début d’amblyopie, d’amaurose et de dyschromatopsie, avec défaut de perception du rouge et du vert.
Le myosis, très souvent, accompagne le signe d’Argyll: ce retrécissement augmente pendant les crises de douleurs fulgurantes, et cela d’un seul côté, si les douleurs sont unilatérales.
Trousseau a signalé, comme signes prémonitoires du tabès, des amblyopies transitoires, des hémiplegies passagères, sans perte de connaissance, sans hémorrhagie cérébrale, et avec anesthésie de la 5° paire.
Le reflexe oculo cardiaque a été, dans quelques cas, aboli chez les tabétiques, Lœper et Gautrelet citent ce phénomène comme un signe excellent.
Pal a décrit une hypertension marquée au cours de la crise; la valeur de ce signe a été fort contestée, mais il est certain que, dans des cas nombreux, on a constaté que chaque accès amenait une hypertension cessant avec lui.
Notons simplement les troubles des sphincters urinaire et intestinal, dont nous avons parlé dans un chapitre antérieur.
Enfin le trouble de la statique, connu sous le nom de
« Signe de Romberg » est un symptôme de tout premier ordre.
Nous ajouterons, en les citant simplement, les crises laryngées, les douleurs fulgurantes dans les membres, les
SG Tien
troubles de l’ouie, les troubles des fonctions genitales (impuissance succédant parfois à une excitation génésique). Tous ces signes sont excellents; mais il est délicat de porter un diagnostic lors d’un tabes monosymptomatique. Lorsqu’au contraire, l’on trouve réuni chez le même malade deux, voire même trois, des signes énumérés cidessus, le diagnostic s’impose.
I1 conviendra d'examiner le malade, si cela est possible, au cours même de la crise; l’accès intensifie les signes, les rend plus nets, et fait même, bien souvent, apparaître des symptômes qui seraient absents à l’état de repos.
Dans les cas douteux, comme d’ailleurs dans les plus nets, la réaction de Bordet-Wasserman devra être faite dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien; en cas de résultat négatif, la réaction de Hecht.
Enfin, on devra rechercher dans le liquide cèphalo-rachidien la lymphocytose traduisant la réaction méningée au cours du tabès.
La réaction de l’albumine (Widal, Sicard, Ravaut) est liée à la lymphocytose, mais indépendante d’elle, car on la
trouve dans le liquide privé par centrifugation de ses | éléments cellulaires.
La présence de la choline dans le liquide céphalo-rachidien (Mott et Ally Burton), a été trouvée dans les deux tiers des cas de tabes examinés par $S. A. K. Wilson (Soc. de Neurologie, 14 avril 1904).
Enfin Chiray ayant constaté de la stase cholècystique chez des tabétiques à crises gastriques avec vomissements bilieux (stase faisant défaut chez les tabétiques sans crise de cet ordre), et une amélioration fonctionnelle après le drainage des voies biliaires, en fait un élément de diagnostic.