MEMBRE DE L’INSTITUT
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J’ai été conduit par certaines vues théoriques d’une part, par des réactions de l’autre, à l’étude de l’ammoniaque sur le bleu de Prusse, et l’année dernière j’ai eu l’honneur de présenter mes résultats à Y Académie des sciences.
En poursuivant mon idée première, j’ai dû essayer l’action du même gaz sur d’autres cyanures doubles, etje soumets aujourd’hui au jugement de l’Ecole de Pharmacie mes observations sur ces composés. Comme il fallait toutefois lier des faits épars et leur donner le cachet d’un travail spécial, je me suis livré à quelques recherches ayant pour but de rappeler les idées que les chimistes se sont formés sur les cyanures doubles à différentes époques. Enfin, pour ne pas aborder directement les faits nouveaux, j’ai cru devoir indiquer aussi d’une manière rapide les propriétés générales de celui des
cyanures doubles qui se place naturellement à la tête de sa série, puis passer insensiblement aux combinaisons nouvelles qui s’y rattachent.
Telle a été la marche suivie dans ce travail.
Quant à la manière de voir qui a été adoptée j’ai choisi la théorie de M. Berzélius comme celle ayant le plus cours dans la science.
Aujourd’hui que les chimistes préoccupés d’idées nouvelles regardent notre nomenclature comme insuffisante, il n’eût peut-être pas été hors de propos d’essayer de fixer l’attention par des idées neuves. Cependant je n’ai pas voulu hasarder une notation différente de celle que l’on connaît déjà, ni donner la préférence à celles qui sont nouvellement émises, et tout en reconnaissant le mérite des novateurs je m’en suis tenu au système dualistique.