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Le 6 juillet 1998, on fit une deuxième opération; une laparotomie cette fois-ci. À l’ouverture du ventre, on tomba tout de suite sur une tumeur kystique, siègeant sur le pédi-
cule ligamentaire gauche avec des fortes adhérences à
l'anse sigmoïde.
Au cours de l'intervention le kyste fut crevé et donna issue à un liquide séro-sanguinolent.
La paroi interne de ce kyste avait un aspect papillaire. Malgré les adhérences et les grandes difficultés opératoires, on parvint à extirper totalement le kyste.
Dix-huit jours après l'opération, la malade sortait complè-
tement guérie de la clinique du professeur WERTHEIM. ” Entre la première et la deuxième opération la malade qui avait une absence totale d'écoulement sanguin, comme après toute castration utéro-annexielle, éprouvait en même temps que ses violentes douleurs abdominales irradiées à la région lombaire, une sensation de pléthore correspondant aux dates anciennes de ses règles.Cet état pléthorique était marqué” par des céphalées, vertiges, lassitude, fatigue:lombaire, congestion et picotement des seins. |
Voici d’après le docteur CARAVEN, le résultat de l’examen
histologique pratiqué sur un fragment prélevé sur les parois kystiques de la poche sanguine. |
Coupe A. Colorée à l'hématoxyline et à l’éosine. On constate sur cette coupe trois régions distinctes : une centrale tubaire, une ovarique, une graisseuse,
À Région centrale. — C’est une coupe de trompe. La cavité est un peu dilatée, les franges peu abondantes et peu villeuses, elles sont revêtues de cellules cylindriques ciliées, disposées sut un seul rang et normales ; par places, on re+
CURE — 73 — f marque des pseudo-glandes tubaires. Fa paroi musculoconjonctive n'offre rien de bien spécial ; autour de la trompe, de nombreux vaisseaux, dont quelques-uns sont entourés par de tous petits îlots inflammatoires avec prolifération des cellules fixes du tissu conjonctif. En somme pas d'infection tubaire, lésions très légères.
20 A une extrémité de la coupe, on note des débris ovariques. On reconnaît de vieux corps jaunes fibreux, (corpus album) entourés du tissu fibro plastique normal de l'ovaire ; par places, le tissu conjonctit voisin est lâche, œdémateux, par places au contraire, il est sclérosé et offre l'aspect de certains fibromes. Plusieurs infiltrats sanguins, —
3° À l’autre extrémité de la coupe, on trouve une nappe de tissu graisseux banal.
Coupe B. — Colorée à l'hématoxyline et à l’éosine. Elle est constituée par des couches stratifiées de tissu conjonctif, disposé en strates concentriques, séparées par des couches plus minces d’un tissu très cellulaire, à cellules fusiformes, ayant la texture du tissu fibro plastique ovarien. De nombreux vaisseaux circulent entre ces lamelles et leur sont parallèles.
Au niveau de la partie renflée de la coupe, il existe un vieux corps jaune fibreux, (corpus album) qui renferme encore un nombre assez considérable de très grosses cellules à lutéine, ces cellules sont bourrées de grosses gouttes de graisse de coloration jaune brun foncé. Autour de ce corpus album, une couche de tissu fibro-plastique. Sur les bords de la coupe, on ne constate en aucun point d’épithélium. Sur un bord cependant, les cellules conjonctives les plus superficielles deviénnent extrêmement plates, se tas-
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sent en un petit liseré plus coloré, au-dessus duquel, par places, on voit des noyaux extrèmement allongés; mais le nombre restreint de coupes examinées, force à la plus grande réserve sur la signification de ces noyaux. | En somme, il s’agit de restes annexiels, constitués par une trompe et des débris ovariens qui lui adhèrent, débris ovariens ayant une tendance générale à la sclérose,