CONCLUSIONS
Les conclusions que nous pouvons tirer de cette thèse sont les suivantes :
1° Les formations kystiques sanguines postopératoires développées aux dépens de débris annexiels et peut-être d’ovaires aberrants que nous appellons, suivant la dénomination pathogénique de Darrnicuss: « Cysthématomes menstruels posl-opératloires » sont à rappro- - cher des kystes ovariques ménorragiques signalés autrefois par Bœckel.
2° Ces cysthématomes surviennent généralement chez des femmes en pleine période génitale, à tempérament sanguin et congestif,ayant un passé gynécologique et ayant subi une opération souvent complexe des annexes.
39 LE GARACTÈRE CLINIQUE des cysthématomes est la périodicité mensuelle des troubles fonctionnels et généraux, et la croissance par-àcoups des poches kystiques.
4e LEUR DIAGNOSTIG est relativement aisé ; mais peut être délicat dans les cas où l'on peut penser aussi à un hématomètre où même à une grossesse.
5° LEUR PRONOSTIC est sérieux à cause de l'infection etde la rupture avec inondation possible, et à cause des adhérences intestino-épiploïques multiples et serrées qui les circonserivent. ;
6° LE TRAITEMENT qui s'impose est l’intervention chirurgicale sitôt que le diagnostic de cysthématôme menstruel post-opératoire aura : été fait, à cause, nous y insistons, des complications graves possibles et des adhérences extrêmement denses et même inextricables qui rendent l'opération d'autant plus laborieuse et dangereuse, qu’elle aura été plus retardée.
Il faut recourir, presque toujours, à la laparotomie avec extirpation aussi complète que.
possible de toute la poche kystique et de tous les débris, afin d'éviter que la récidive ne se produise dans quelque reliquat (observations personnelles n°1If, INT, IV, observations de MM. Darricues, J.-L. Faure, SEecoND, TERRILLON, etc.)