HISTORIQUE ET DIVISION
Nous venons de dire que, nous voulons étudier . seulement la question des Cysthématomes consécutifs à certaines opérations gynécologiques surtout à la salpingo-vophorectomie double:et à l'hystérectomie abdominale totale ou subtotale. ;
Or, la question des kystes ovariques hématiques
d’origine ménorragique sans opération préalable a été soutenue, avec une observation très probante à l'appui, par BœcKxer, de Strasbourg en 1861.
Cette observation, bien que ne rentrant pas à proprement parler dans le cadre de notre thèse, sera cependant trouvée plus loin à cause de son intérêt au point de vue historique, pathogénique et clinique. > : Au Congrès de chirurgie de 1891, M. le Professeur Le DENTU, dans son rapport, a recueilli un certain nombre d'observations traitant des formations kystiques consécutives à certaines opérations gynécologiques.
CLARET, dans sathèse de 1896, celles de BAUDRON en 4894 et de Nog en 1897 contiennent quelques cas.
M. DarriGuEs, en mai 1907, publia à la Société de l'Internat, un cas de laparotomieitérative pour trois
No ie
kystes hématiques volumineux consécutifs à une
. hystérectomie antérieure, puis en février 1908 avec
M. Joannipis dans la Revue de gynécologie et de chirurgie abdominale un second article sur le même sujet. M. DARTIGUES donna à ces productions kystiques le nom de « Cysthématomes menstruels postopératoires » et en expliqua la pathogénie.
A notre tour, nous venons étayer la pathogénie,
surtout intéressante de ces cysthématomes, avec
des observations nouvelles personnelles où inédi- . tes. Pathogénie ne s’expliquant que par le molimen menstruel se, produisant au niveau des débris ovariques et n'ayant pas d’issue possible. |
« Ces reliquats annexiels, sièges futurs de ces productions kystiques hémorragiques, proviennent d'opérations incomplètes à divers titres : soit que le chirurgien ait laissé inaperçus quelques débris qu’il eut dû ou pu enlever, soit qu'il ait tenté une opération conservatrice, soit encore qu'il ait été obligé de renoncer à une exérèse totale impossible par suite de l’inextricabilité des lésions ».
Notre thèse repose sur deux sortes d'observations:
lo, Certaines observations que nous indiquons de suite à titre bibliographique. Elles n’ont aucun intérêt autre, carelles ne font que constater purement . @t simplement la production kystique secondaire, d'origine ovarienne tubaire ou ligamentaire consécutive. à, des ablations d'utérus ou d’annexes, hystérectomies vaginales complètes ou, incomplètes,
Lai
po Ces CLARET dans sa thèse fait une très brève mention d’une laparotomie itérative pour kyste du ligament large consécutive à une laparotomie antérieure avec annexectomie bilatérale par ces termes : « Nous avons eu nous-mèême l'occasion de voir opérer par M. Pozzi, deux malades atteintes de kystes du ligament large, l'une après l’ablation des annnexes par la laparotomie, Fautre Poe une AP RNACOIRe vaginale ». di
M. le Professeur LE DENTU, au Congrès de chirurgie de 1891, a mentionné deux cas de dilatation utérine et évacuation de kystes tubaires ou hydrosalpinx partiels consécutifs à une laparotomie antérieure, avec annexectomie bilatérale, dans son rapport : « Sur les suites éloignées de l’ablation des annexes et de l'utérus dans les Rare non néoplasiques ».
BauproN, NoëL, dans leurs thèses citent des observations de productions kystiques post-opératoires, mais combien peu de détails? Si peu qu il est inutile de résumer ces observations.
HAHUSSEAU, dans sa thèse, a lui aussi consacré une étude sur les formations kystiques consécutives à l’extirpation de l’utérus et des annexes ; personnellement il ne donne aucune observation probante de kyste vrai; la seule qui nous intéresse chez lui fut publiée par Terrillon et se trouve notre observa-
vation VI.
À cés observations de ho provenant à la suite
d'hystérectomies vaginales, nous ajouterons celle
Lee
du PROFESSEUR WERTHEIM, de Vienne, et celle qui nous est personnelle. |
20 Les observations de productions kystiques secondaires d’origine ovarienne tubaire ou ligamentaire consécutives à des laparotomies antérieures, annexectomie abdominale, hystérectomie abdominale, totale ou subtotale. a
Ce sont les observations, déjà résumées de MM. Pozziet LE DENTU, puis celles que l’on trouvera plus loin de MM. TERRILLON, SEGOND, RICHELOT, DARTIGUES, J.-L. FAURE, JAYLE ét les nôtres.
On nous dira peut-être que plusieurs de ces observations ne sont pas absolument typiques. Certes, rien n’est plus vrai, aussi les avons-nous exposées brièvement, pensant cependant qu'ainsi résumées elles pouvaient entrer dans le cadre de notre thèse, car elles prouvent les inconvénients dus à des interventions annexielles incomplètes, forcées de l’être d’ailleurs quelquefois ; elles prouvent également la facilité qu'ont les débris annexiels tubaires ou ovariens à former des productions kystiques.