LS), RES
M! Lalesque! d'après son expérience, (qu'il déclare d’ailleurs encore assez restreinte) pense qu'il faut être d’une extrême prudence dans les cas de ce genre.
Peut-on chez nos malades, arguer que l’erreur de technique provient de ce que d'emblée on exposa directement au soleil la région malade; qu'on ne se conforma pas au mode dérivalif ou centripèle préconisé et adopté par la presque totalité des physiothérapeutes ?
Nous ne le pensons pas. Lorsqu'il s'agit de faire de l’héliolhérapie localisée, très circonscrite, la progression centripèle n'est pas nécessaire, l'application directe peut se faire sans entrainer ipso faclo d'inconvénients.
L'erreur technique ici n’a pas besoin d’être démontrée, tant elle fut grossière. La dose d’insolation, s'il nous est permis de nous exprimer ainsi, fut trop forte: la dose médicamenteuse trop élevée, et son application trop prolongée. Aussi afin d’obvier à pareilles erreurs qu'il s'agisse d'héliothérapie totale ou locale, ne cherche-t-on pas à mesurer, afin de les mieux administrer, les qualités, les proportions, les valeurs respectives ou synthétisées des radiations solaires ? Les multiples rapports et les longues discussions des Congrès de chmatologie et de thalassothérapie, en font foi, mais, avouons-le, ces louables efforts, s'ils réalisent quelques progrès, sont encore loin d’avoir solutionné le problème, même approximativement.
L'insuccès relatif provient peut-être de ce qu'on a cherché à mesurer séparément radiations caloriques, lumineuses, et chimiques à attribuer à chacune d'elles des actions distinctes, nettement différenciées les unes des autres : « Considérées dans leur ensemble, ces radiations, visibles ou non, possèdent trois qualités : chaleur, Jumière, énergie chimi-
que. Chacune de ces qualités est-elle dévolue à telle ou telle !
radiation ? ExXite-ÆLal des radiations calor'fiques ou chimi-
ques distinctes des radiations lumineuses ? Nullement: cha-
LS Lalesque, Communication écrile.
ho
que radiation possède les trois qualités dans des rapports invariables de sorte qu'il est impossible d'y supprimer l’une, sans étendre en même temps les deux autres. Seulement l’analvse a permis de constater que chacune de ces énergies était plus intensifiée dans telle zone déterminée du spectre visible ou invisible! »
Et puis fait autrement important, des constations d'ordre physique révèlent la synergie des trois qualités inhérentes à la radiation solaire, synergie dans laquelle le rôle primordial appartient aux ravons chauds.
Ainsi J. et G. Vallot démontrent expérimentalement que le pouvoir échauffant du rayon solaire est un facteur très important de son pouvoir chimique; que la tiédeur de l’atmosphère l’est tout autant: que sans la radiation calorifique, les radiations lumineuses et radiations chimiques sont inactives. Nous y avons déjà fait allusion à propos des considérations générales.
Tout ceci aboutit à cette conclusion que connaître l’énergie calorique de la radiation solaire permettra au point de vue thérapeutique de connaître l'énergie des autres radiations chimiques et lumineuses.
Cette acquisition, loin d'être définitive, est sullisante cependant pour permettre une technique héliothérapique raisonnée.
C’est surtout à l'impulsion et aux travaux de J. Vallot, le savant directeur des observatoires du Mont-Blanc, que la médecine a pu mettre à profit, moins empiriquement que par le passé, la cure solaire. En effet, dans un rapport judicieusement orienté en vue de simplifier aux médecins la cure solaire, J. Vallot présentait ! un appareil simple et pratique : l’héliothermomètre, qui aujourd’hui à fait ses preuves et, en attendant mieux, donne des indications dont nous avons pu apprécier e£ constater la réalité et l'importance sur les