J. Vallot, Rapport de Cannes
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être non plus le thermomètre dans le vide, puisque le malade est dans l’air. J'ai pensé à la boule creuse et noircie de Gasparin contenant un thermomètre. Cette boule à une masse suffisante, el, en la couvrant d’une housse de drap noir, elle représente assez bien un homme vêtu exposé au soleil. J’ai comparé des boules de grosseurs différentes et de diverses épaisseurs : elles donnaient Loutes les mêmes températures, pourvu qu'elles fussent couvertrs de drap noir. J'ai pris ensuite des boules nues, mais noircies au noir d'optique ou au vernis noir mat. L'absorption était la même, et la température sensiblement égale à celle de La boule couverte de drap noir. Donc, ces boules noircies présentent toutes la même absorption, sont impressionnées de même par la chaleur du soleil, el la température de l'air, et réalisent suffisamment la synthèse de ces deux éléments, sans qu'il soit nécesssire de les comparer. pourvu que leurs dimensions ne soient pas trop disparates.
J'ai appelé cel instrument héliothermomèlre, nom appliqué autrefois à un instrument un peu analogue. On choisit une boule de laiton de 8 à 10 centimètres de diamètre et d’une épaisseur ne dépassant pas un millimètre, montée sur un pied et percée d’un trou par lequel on introduit un thermomètre qui reste à demeure. Ce n’est pas un instrument météorologique, mais un appareil de clinique qui indique la chaleur qui tombe sur le malade nu soumis à l’insolation.
[ est certain que le malade n’emploie pas toute cette chaleur car sa peau est de couleur claire et beaucoup moins absorbante que le noir. Une boule recouverte de peau de chamois n'indique pas une température aussi élevée que la boule noire et la température s'élève si l’on teinte la peau de chamois de couleur foncée. La boule noire indique Ja lempéralure dont dispose le malade insolé; la peau du patient en prend et en absorbe d'autant plus que la pigmentation augmente.
L'héhothermomètre sera placé à côté du malade et servira au médecin à déterminer avec plus d’exactitude le point critique entre le bain chaud et le bain froid de soleil. L'appareil est assez simple pour pouvoir être mis entre les mains du
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malade, auquel le médecin indiquera à partir de quelle tempé-ature il peut s’exposer au bain de soleil, ete...»
Si comme on l’entrevoit, l’héliothermomètre a pour avantage primordial de documenter l’héliologie en déterminant combien de jours par an le chimat d'une station «fournit une température utilisable pour lhéliothérapie à lai libre » (Vallot), encore faut-il déterminer ce qu'on entend par tempé‘ature utilisable.
Sur ce point, comme sur tant d’autres en matière d'héliologie règnent confusion et controverses. Logiquement, cette température utilisable, ou encore «température optima » est celle, comme lPécrit Maurice Faure, qui permettra au malade l'exposition au bain de soleil sans risquer d’être brûlé ou ref ‘oidi », formule que Jaubert précise par des chiffres. I écrit : CLes conditions de température optima pour le bain de soleil, avec une hygrométrie et une ventilation movenne oscillent entre 309 et 400, le bain est encore bien supporté jusqu'à 500, au dessous de 309 il reste possible à 259 même à 200 pour les acclimatés. »
Ces limites sont adoptées par le plus grand nombre d'’auteurs. En effet : À. Festal? dit ç1l faut au moins 300 centigrades. Entre 359 et 400 les conditions optima de température se trouvent réalisées. Certains sujets supportent des températures de 459 à 500, sans en éprouver la moindre incommodité, »
Aïimes * est d'avis qu’au dessus de + 50° la cure est â déconseiller.
Bouquier * énonce que « la température du bain (solaire) devra varier entre 30° et 44% à l'abri du vent.
Lasserre : « Quand la température est inférieure à 180, il
1. J, Vallot, De laclinométlrie dans les rapports avec l'héliothérapie el la elimatlologie, Ir Congrès, Cannes, 1914. :
. À, Feslal. La cure solaire à Arcachon, ses avantages, ses résullats, in Journal médical francais, 15 novembre 1913,
3. Aimes. La Lechnique de lhéliothérapie, in Le médecin francais, 15 décembre 1919.