Hunter, loc. cil
mières molaires temporaires a commencé ; ces dents s’élèvent à peine au-dessus du niveau de la crête alvéolaire.
Vers le milieu de cette première année, la couronne des incisives centrales de chaque mâchoire est complètement à découvert, mais les racines sont encore incomplètes; les incisives latérales ont émergé de leurs alvéoles, mais leur couronne n’atteint pas encore le niveau des dents centrales ; celles de la mâchoire supérieure sont en avance sur les dents correspondantes de la mâchoire inférieure.
La pointe des canines apparaît au niveau du bord osseux des alvéoles. Au maxillaire supérieur, les premières molaires temporaires sortent des deux tiers de leur couronne au-dessus de ce rebord osseux; d’un tiers seulement à la mâchoire inférieure. La seconde molaire temporaire est encore tout entière dans son alvéole, dont les bords se referment sur la dent. Les premières molaires permanentes sont profondément situées dans leurs alvéoles respectifs. Enfin, on aperçoit à la face supérieure de la crête alvéolaire une dépression irrégulière, qui est le commencement de la crypte destinée à la deuxième molaire permanente. Au maxillaire supérieur, rien n’indique encore l’emplacement de cette même dent.
Deuxième année. * — Les quatre incisives de chaque mâchoire ont pris leur position normale ; leurs couronnes sont complètement à découvert, bien que les racines ne soient pas encore parfaites. Les canines se montrent audessus de la marge alvéolaire; les molaires temporaires de la mâchoire supérieure ont complètement émergé et sont exactement embrassées, à leur sommet, par les bords des alvéoles.
Au maxillaire inférieur, ces dents, plus avancées dans leur éruption, sont isolées de leurs alvéoles*
Troisième année. — L’éruption des dents de lait est achevée, mais on peut reconnaître que les incisives ont seules leurs racines entièrement développées. Il manque aux canines environ un tiers de leur longueur et la moitié aux molaires.
La première molaire permanente de la mâchoire inférieure est en dedans de la parlie antérieure de la base de l’apophyse coronoïde; plus en arrière, on trouve la dépression destinée à la réception de la pulpe de la deuxième molaire permanente. Au maxillaire supérieur, la première molaire présente des conditions analogues, et une légère dépression, premier indice de la crypte destinée à loger la pulpe de la deuxième molaire permanente, s’observe à la face postérieure de la tubérosité maxillaire.
Quatrième année. — Les dents incisives sont, à ce moment, les seules réellement parfaites. Les racines des autres dents n’ont pas encore la longueur normale.
Les légères dépressions marquant la place que devaient occuper les pulpes des deuxièmes molaires permanentes sont devenues actuellement de larges cryptes. A la mâchoire supérieure, ces dépressions regardent en arrière et en dehors ; à la mâchoire inférieure, elles regardent en haut et un peu en dedans. Le plancher de ces cryptes, du moins pour les dents du bas, repose directement sur le canal dentaire inférieur; près de la paroi postérieure de la crypte existent une ou plusieurs petites ouvertures qui communiquent avec le canal dentaire; c’est là que passent les vaisseaux destinés à la nutrition de la dent en voie de formation.