‹ Des déviations des arcades dentaires et de leur traitement rationnelChapitre 25 sur 53 · GO · texte numérisé non relu

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Bourdet1, Fox2, Hunter3, etc., pour ne citer que les anciens, on est arrivé, sous prétexte de donner de la place à des dents physiologiquement bien placées, et qui ne demandaient que du temps pour s’arranger elles-mêmes, à amener des modifications morphologiques désastreuses et irréparables. Nous montrerons, du reste, dans le cours de ce travail, plusieurs exemples qui viennent confirmer ce que nous avançons ici.

Combien de fois, en effet, n’avons-nous pas été obligé, à notre corps défendant, de continuer un traitement entrepris dans cet ordre d’idées, pour remédier soit à une disposition asymétrique des organes, soit à un déplacement disgracieux de la ligne médiane!

voisines, sans attendre qu’elles tombent naturellement... On peut même ôter quelques petites molaires nouvelles, etc. » (Essai sur les maladies des dents, 1743, p 120.)

1. « Les dents viennent encore mal rangées parce que l’on a négligé de leur donner la place convenable, en ôtant les dents de lait qui les gênent » (t.I, p. 68); et plus loin : « Quand on ôte plusieurs dents de suite, sans attendre qu’elles soient ébranlées, on ne doit le faire que si elles gênent les dents voisines » ( ib ., p. 63). (Recherches et observations sur toutes les parties de l’art dentaire, t. I, p. 65.)

2. « Ce changement des petites dents contre des grandes fait sentir qu’il est souvent nécessaire d’aider la nature, et qu’il est à propos d’ôter des dents temporaires avant l’apparition des permanentes. Si l’on fait ces extractions à propos, la seconde série se formera dans l’ordre qui lui est assigné » (chap. v, p. 54).

5. « Il est souvent utile, pour faciliter la sortie d’une dent, d’arracher la dent temporaire voisine ou adjacente ; car nous savons, d’après ce que nous avons dit sur le changement de volume des dents, que, à moins que toutes les dents ne tombassent à la fois ou que l’ordre de leur chute d’avant en arrière ne fut perverti, les incisives et les cuspides de la seconde dentition doivent manquer d'espace jusqu’à ce que les molaires soient tombées : aussi est-il souvent d’usage d’arracher une dent temporaire placée plus en arrière, et il serait peut-être bon après tout d’arracher toujours au moins la première molaire, et peut être aussi quelque temps après la seconde. » (Hist. naturelle des dents , lre partie, p. 74, trad. Richelot, 1847.)

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