INTRODUCTION
Pendant notre internat à l'Hôpital civil d'Avignon, nous avons eu l’occasion d'observer plusieurs cas de déchirure du périnée, par suile d'accouchement. Nous avons pu constater que la gravité de cet accident est très variable; que si, dans certains cas, la blessure guérit d’elle-même, sans nécessiter des soins particuliers, dans d’autres circonstances, au contraire, l’on voit sc produire des lésions assez graves, qui, sans compromeltre directement les jours de la malade, n’en ont pas moins des effets très pénibles et même désastreux.
Dans un cas spécialement, qui fait le sujet de notre première observation, nous avons été, Je ne dirai pas étonné, mais écœuré, par les désordres qui se sont produits, (L’anus et la vulve étaient réunis, avec destruction de la cloison recto-vaginale, sur une hauteur de 4 ou 5 centimètres).
C’est ce qui nous a donné l’idée de choisir cette étude pour sujet de notre thèse inaugurale; car nous sommes
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RD EE persuadé, qu’on ne saurait trop insister, ainsi que le font tous les jours nos maîtres en accouchements, pour mettre le médecin en garde contre de pareils accidents.
Quoi de plus pénible, de ‘plus affligeant, eh effet, pour une femme, que de se voir en proie à une pareille infirmité, infirmité répugnante, qui, outre les inconvénients physiques qu’elle présente la rend un éternel sujet de dégoût, non seulement pour elle-même, mais encore pour son mari! Nous n’ignorons pas qu’une intervention chirurgicale vient, dans le plus grand nombre des cas, modifier très favorablement l’état de la parturiente ; mais nous croyons qu'il est beaucoup plus pratique de chercher à prévenir les désordres qui peuvent :se ‘produire, Aussi, avons-nous cru bien faire en venant joindre notre faible voix à celle des maîtres illustres qui ‘ont écrit avant nous sur ce sujet.
Nous demandons, à l'avance, l’indulgence de nos juges, pour la faiblesse de l'œuvre, en raison du bat que mous nous sommes proposé.