‹ Des délires de persécution d'origine alcooliqueChapitre 12 sur 23 · Rocues ne Fursac. Manuel de Psychiatrie · texte numérisé non relu

Rocues ne Fursac. Manuel de Psychiatrie

9. Griserr-Bazrer. T'railé de Médecine mentale. 3. Krarr-EBinG. Traité de Psychiatrie.

sensibilité générale sont plus marqués. Quelques troubles moteurs : tremblement, légère ataxie, persistent d’ordinaireet enfin la vigueurintellectuelle est moindre ; la démence est la conséquence des excès alcooliques. Mais ces signes différentiels malgré leur réelle valeur ne sont toujours pas très évidents et parfois onest obligé d'attendre l’évolution de la maladie pour porter un jugement (GILBERT-BALLET). »

KraArT-EBinG distingue la paranoïa alcoolique de la paranoïa persécutoria, par le fond sexuel du délire.

« Les malades entendent toutes sortes d’accusations sexuelles. Il vient s’y ajouter les symptômes somatiques et psychiques de l’alcoolisme, notamment les autres formes hallucinatoires de la vision qui est étrangère à la paranoïa persecutoria. Les signes de faiblesse mentale qui apparaissent de bonne heure dans le tableau de la maladie, méritent d’être notées, en même temps que la brutalité et l’irascibilité qui se manifestent par des réactions brutales contre les persécuteurs imaginaires. »

SÉRIEUX ET CAPGRAS (1) parlent d’une psychose interprétative spéciale à l’alcoolisme dans leur livre des folies raisonnantes, psychose dont le tableau clinique rappelle d’une façon frappante celui du délire d’interprétation, c’est-à-dire « de ce délire où les hallucinations ne jouent aucun rôle, où l’on a affaire à un raisonnement faux ayant pour point de départ une sensation réelle,

un fait exact, lequel en vertu d’associations d'idées liées

1. SÉRIEUx ET CapGras, Les folies raisonnantes. Le délire d’interprélalion.

Page 1