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aux tendances, à J'affectivité, prend à l’aide d’inductions erronées une signification personnelle pour le malade invinciblement poussé à tout rapporter à lui ».
Cette psychose interprétative alcoolique prend la forme d'un délire systématisé à base d’idées de jalousie, toute spéciale à l’intoxication chronique par l’alcool.
Ainsi, comme nous venons de le voir, l’étude du délire alcoolique chronique est difficile et particulièrement à cause des associations de différentes psychoses entre elles.
De même que l’on voit un débile devenu alcoolique, ou un paralytique général qui dans l’évolution de sa maladie s’est mis à boire, de mème un persécuté peut devenir un alcoolique. De plus, le délire systématisé est souvent très difficile à distinguer de la démence précoce à forme délirante.
« On voit, dit Roques DE Fursac, des alcooliques avérés présenter à la suite d’un délire systématisé alcoolique les symptômes d’une démence précoce qui évolue ensuite d’une façon classique et à laquelle lalcoolisme a servi de porte d'entrée. »
Nous partagerons les délires systématisés alcooliques en trois groupes qui nous paraissent réunir toutes les modalités de ces délires.
Dans un premier groupe nous ferons entrer les psychoses dans lesquelles les hallucinations persistent et où le délire est secondaire aux hallucinations.
Dans une seconde catégorie, nous placerons les dé-
19 = lires chroniques apparus sur des modifications de lorganisme en dehors de tous phénomènes hallucinatoires,et en dernier lieu, nous étudierons les formes associées qu’il nous a été permis d'observer à l'asile de Vaucluse, formes au diagnostic difficile et douteux, dans lesquelles il est à peu près impossible de démêler la
part prise par l’acool dans la formation de la psychose.