LETTRES SUR LE LIVRE DES UÉL11S ET DES PEINES
M. Hume^ qui a lu avec beaucoup de soin l'original et la traduction, est du môme avis. Je pourrais vous citer beau* coup de personnes instruites qui en ont jugé de môme.
I/avidité avec laquelle le public a reçu ici votre ouvrage me fait croire que notre première édition sera incessamment épuisée, et qu'avant qu'il soit un mois il faudra penser àen donner un autre. Si> dans la disposition que j'ai donnée, j'avais ou désuni des idées qui doivent être liées, ou fait des rapprochements qui vous parussent nuire au sens, je vous prie de me faire part do vos observations à ce sujet, et, dans une nouvelle édition^ je ne manquerais pas de me conformer à vos vues...
Je finis, Monsieur, cette longue lettre,, en vous priant de me regarder comme un de vos plus grands admirateurs et comme un des hommes qui désirent le plus vivement d'àvoir quelque part dans votre estime et dans votre amitié. Je serais bien affligé de penser que je ne pourrais pas un Jour vous le dire à vous-même. Je suis bien impatient de recevoir de vos nouvelles, de savoir votre jugement sur ma traduction, d'apprendre si vous continuez de marcher dans la belle carrière que vous vous êtes ouverte^ et de vous occuper du bien de l'humanité.
C'est dans ces sentiments de respect, d'estime et d'amitié que j'ai l'honneur d'être, etc.
MOBEIXET.