ARTICLE PREMIER
Influence de la deniition sur la face.
Il est peu nécessaire d’insister pour montrer & priori combien doivent être grandes les modifications imprimées à la face par le développement des dents. Il suflit en effet de dire que ces ostéides doivent sc ménager des cavités de réception, et qu’ils tiennent les mchoires écartées de toute la hauteur qui leur est propre.
L'action des dents sur les parties molles de la face se réduit à une tension plus ou moins grande de ces parties; car il n’entre pas dans le plan de ce travail de parler dés irradiations synpathiques que développe le travail de Podontogénie. Chez le foetus, les parties molles des joues et de toute la face sont flasques, et font en quelque sorte he-nie au dehors À cause de l’:xcts de longueur qu'elles présentent,et qu’elles tiennezt en réserve pour le moment où les dents sortiront de leurs alvéoles : de là cette
expression désagréable et presque sénile qu'offre La face des enfans naïssans.
. L'état des joues que je viens de signaler persiste jusqu’à l’époque à laquelle commence l’éruption des dents de la première dentition ; et si avant cette époque la physionomie n’a plus les mêmes caractères, si même elle a revêtu cette expression angélique qu’on lui connaît, ce n’est pas le résultat de l’accroissement des dents, mais bien celui du développement de la graisse dans le tissu sous-cutané,
Après l’'éraption des dents de lait, les joues sont moins rebondies, elles se sont alongées de haut en bas, la figure est devenue moins ronde et d’une expression beaucoup plus agréable.
Jusqu'au moment où s'achève la seconde dentition, les joues présentent une étendue en hauteur beaucoup plus considérable en avant qu’en arrière; elles sont triangulaires. Après cette époque, elles deviennent plus carrées en raison de l’abaissemenit et du refoul-ment en arrière de Pangle de la màchoire inférieure. |
Enfin, chez le vicillard, lorsque les dents sont
tombées, les joues red:viennent flasques, comme chez le fœtus, et l'expression faciale revét des caractères d'autant moins gracieux, que la graisse, peu abondante, ne donne plus à la peau des joues le soutien qu'elle lui ‘ournissait dans le bas âge.
Les dents font plus particulièrement sentir leur
influence aux os maxillaires; aussi devons-nous
porter toute notre attention sur cette partie de’
leur Listoire.
L'action des dents sur les mâchoires s'exerce de deux manières distinctes : directement sur les arcades dentaires, indirectement sur le bord inférieur de los maxillaire inférieur, sur le canal dentaire inférieur, sur Pangle de la mâchoire, sur Papophyse
mentounière, sur le trou mentonnier, sur les rap-
ports du condyle et de l’apophyse coronoïde, sur Va, op'ivse p ‘r\goïde, sur la tubérosité molaire et sur le trou sous-orbitaire.
1° Changemens imprimés par les dents aux arcdes dentaires.—Ces changemens portent sur la forme et sur les dimensions de ces arcades.
Les os maxillaires sont réellement formés de deux
parties distinctes, la partie qui est étrangère aux :
dents et la partie dentaire proprement dite. La par- :
tie dentaire, la seule qui doive nous occuperici, en est la moins ét ndue; elle est toujours en rapport
de dévelo pement avec le d veleppement des dents; :
et de même que les extrémités de la vie se ressem-
blent beaucoup sous le rapport du système den-
taire, de même aussi la partie dentaire des os maxil-
laires subit, dans le premier âge , une série de: modifications qui se répétenttrès exactement «ns °
un ge avancé.
D'abo:d nulle où presque null’, la rartie dentaire des os maxillaires se présénte sous Va pjareace
d’une simple rigole, à l'époque où les germes des der.ts commencent à se développer. Plus tird, elle est séparée en un certain nombre d'a/yvéoles communs aux dents de la première et de la seconde dentition. Plus tard encore elle présente deux séries d’alvéoles distincts pour les dents de lait et pour les dents qui les remplaceront. Après l’éruption des dents peimanentes elle n’offre plus qu’une seule sé rie d’alvéeles pour ces dents. Enfin, après li chute des dents permanentes les alvéules s’oblitérent, la partie alvéolaire des os maxillaires s’affaisse, et re« prend graduellement les caractères qu’elle offrait chez les plus jeunes embryons.
Les bords alvéolaires soit modifiés d’une manière remarquable dans leurs dimensions par le développement des dents, Sous le rapport de la hauteur, ils suivent très exactement le développement de la racine des dents comme on a pu l'inférer de ce qui a été dit dans le précédent paragraphe; sous le rapportde lalargeur, ils sont à leur maximum de développement vers l’âge de cinq ou six ans, lorsqu'ils recélent à Ja fois les dents de la premiére et de la seconde dentition; avart ct après cette époque leur largeur propoitionnel!e d.minue graduellement. Enfi: sous le ra; port de la longueur, 1ls offrent des changcmens j.lus compliqués et dort il importe davaitate de bien apprécier ‘outes les circo istances.
L’étendu : en lougre ir des bords alvéolaires est nécessaireme it proporiionnée, jusqu'à un certain poinf;au volume: et au numbre des dents qu’ils ren-
ferment ; aussi peut-on affirmer sans crainte d’être démenti par personne que c s bords croissent con tinuellement sous ce rapport depuis le commencement de Ja vie jusqu’à la sortie de la dent de sagesse, et que s'ils ne décroissent pas beaucoup en longueur chez le vieillard après la chute des dents, Ra tient uni uement à ce qu'ilssont maintenus par les parties non dentaires des os manillaires qui ne peuvent pas décroître de leur côté.
. Chez l'adulte, les bords alvéolaires sont séparés en deux portions de longueur égale, par une ligne qui passerait au devant de la pont dent grosse molaire de chaque côté. Jusqu’a l’époque de l’éruption de la dent de cinq ans, la grosse molaire, les bords alvéolaires sont réduits à leur portion antérieure; à partir de cette époque la portion postérieure existe, mais elle est de beaucoup inférieure sous le rapport de sa longueur à la portion antérieure, A l’âge de dix ans environ la portion postérieure du bord alvéolaire s’alonge en arriére de toute la place nécessaire à la deuxiéme dent grosse molaire qui sort de son alvéole. Enfin plus tard encore lors de Péruption de la dent de sagesse les deux parties des bords alvéolaires sont égales en longueur, comme je l'ai déjà dit en commencant.
Ce simple énoncé des phases que parcourt successivement Le bord alvéolaire à mesure que les dents se développent suffit pour montrer, d'une part, que cé soat Les dents qui sont la case de ces modifica-
tions, et d’autre part, que celles-ci portent exclusivement sur la partie postérieure,
Mais ilse présente ici une autre question un peu plus complexe, un peu plus difficile à résoudre savoir: les vingt denis de la seeonde dentition occupentelles plus, moins, ou autant de place sur le bord alvéolaireque les vingt dents de la première dentition qu'elles remplacent? où en d’ u‘res termes : lorsque la première grosse molaire est développée et qu'elle a marqué sa place sur le bord alvéolaire, la portion de ce bord qui est antérieure à cette dent, éprouvet-elle des modifications dans sa longueur? Hunter, le premier, a posé cettequestion et l’a décidée dans le sens de l’invariabilité de la partie antérieure du bord alvéolaire;maissathéorie, si bien et si sagement adoptée, n’a pas été adoptée par tout le monde; Blake, Léveillé ont élevé des prétentions opposées. Examinons avec attention ce point d’odontgénie, 1l Louche de très près, en effet, la pratique de l'art de diriger le travail dé l’éruption des dents permanentes. k
Le meillear moyen de décider cette question, c’est évidem-nént de mesurer aveé un fil, comme Pa fait M. Delabarre, avant ét après la chute des dents de lait, la distance qui sépare les dents grosses molaires de l’incisive centrale,
Eh bien, cette mensuration donne les mêmes résultats dans ces deux circonstances : M. Miel qui s’est beaucoup occupé de ce sujet et qui a chaudement défendu Popinion de Hanter, ajoute : l’appa-
riton des secondes dents n'est qu’une substitution de dents plus longues et plus capables de résister aux efforts d'un âge plus vigoureux ; le volume total de ces dernières est le même que le volume total des dents de lait avant l'éruption des grorses molaires. Leur grandeur respective est la seu'e qui diffère. Une autre circonstance que M. Miel fait encore valoir et avec juste raison,c’est l'impossibilitédu placement régulier des dents secondaires chez les individus qui les ont trop développées; elles restent serrées les unes contre les autres, quelquefois même elles présentent leurs faces obliquement pendant toute la vie ; ce qui n’arriverait certainement pas, si l'arc antérieur du bord alvéolaire était susceptible de s'étendre en longueur comme on le prét ‘nd.
Ce w’e:t pas tout, non seulement l'arc antérieur du bord alvrolaire reste invariab e pour la longueur dans le passage de la pr: mière à la seconde dentition; mais encore, avant celle époque, depuis Pinustant où le travail de la première dentition est terminé. Des empreintes prises sur cet arc par M. Oudet sur ds suj. ts de cinq à six ans ne lui ont pas montré la plus p'tite variation, qroiqu’il ait répété celle mensuiation sur un très grand nombre d'enfans.
Le fait de légalité de longueur de l'arc antérieur des bordsalvéulaires considérés ava: t et aprésla pre= m'ére denlitiou, pourrait bien étre exact, comme le célébre Hunter et M. Miel l'ont prouvé effective.
ment, sans que cela impliquât l'invariabilité de cet arc antérieur pendant tout le travail de la seconde dentition. C’est , en effet, ce que M. Oudet à parfaitement exposé dans un mémoire qu'il a lu à PAcadémie én 1824. M. Ouadet établit, en effet, d’abord, qu’au moment du placem-nt des incisives de la seconde dentition, ces dents, plus grosses que celles auxquelles elles succédent, déterminent un alongement du bord alvéolaire proportionné à leur excès de volume, et que la première grosse molaire est un peu poussée en arrière; et il montre, en second lieu , qu'après l’issue de la quatrième molaire, la grosse, refoulée par celle-ci en sens inverse, c’est-à-dire d’arrière en avant, reprend son ancienne place, devenue libre depuis la sortie de la seconde petite molaire, dont le volume est bien moins considérable que celui de la dent à laquelle elle succéde.
Eufin, pour terininer sur ce süjet, ajoutons une considération qu’on ne parait pas avoir fait va- . loir jusqu'ici: savoir, que la nature témoigne, par la marche même qu’elle imprime à la seconde denti- ‘tion, du dessein qu'elle a de ne pas laisser croître
l'arc antérieur du bord alvéolaire; car elle fait sortir
la canine apr’s la premiére, souvent même aprés la
seconde molaire, et en attendant, elle la place hors
de rang. Si l’arc antérieur de la mâchoire devait s’o-
grandir, comme Blake l’a soutenu, on ne compren-
drait pas cette précautivun, Si l’on admet l’opinion
de Hunter , rien me paraît plus simple. Les incisives de la seconde dentition, plus grosses que celles de la première ayant pris la place de la canine, force est à cette dent d'attendre que les molaires de la seconde dentition soient tombées; qu’elles aient été remplacées par d’autres molaires plus petites, les bicuspidées et que la place perdue ea avant pour da canine ait été retrouvée en arrière.
Après la chute des dents, les arcades shéédities diminuent de longueur d’arrière en avant,et tendent à reprendre leurs conditions premières sous. ce rapport. Chez l'enfant de anq ans, les bords alvéolaires sont demi-cireulaires; ils sont paraboliques chez Padulte ; ils redeviennent demi-cir culaires chez levieitlard. SEUL Changemens imprimés par les dbreke au bord inférieur de l’os maxillaire inférieur. — C’est M. Miel qui a attiré sur ce point l'attention des anatomistes ; ila montré que le bord inférieur de los maxillaire inférieur est légèrement arqué, surtout en arrière, qu’il ne peut pas reposer sur un plan horizontal chez l'enfant et le vieillard, tandis qu'il est tout-à- fait horizontal shont adilte; |
Changemens imprimés par les dns au canal dentaire inférieur. — Dans les premiers temps de la formation de los maxillaire, son canal n’existe pas; les vaisseaux.et le nerf qu'il est appelé à loger occupent le fond de la gouttière dentaire.-Ce canal se dé-
veloppe plus tard, en même temps que le conduit destiné aux dents de lait, lorsque les alvéoles se sépareut les uns des autres. Chez l'adulte, le canal dentaire est placé au milieu de los en hauteur , entre sa partie basilaire et sa partie dentaire, Chez le vieillard, après l’atrophie désalvéoles, le canal maxillaire occupe lebord supérieur de l'os ; mais il ne disparait jamais complètement. Dans le jeune âge, ce caual ré: pond exactement à la partie inférieure des alvéoles ; chez l'adulte, il est placé un peu en dedans d'elles, refoulé vers ce point, suivant Cuvier, par le prolongement des racines dentaires. Enfin, à un âge plus avancé, il reprend sa position premiére, lorsque les dents sont peu à peu refoulées hors de leurs alvéoles. Pendant la vie intra-utérine, et même quelque temps éhcore aprés la naissance, le canal dentaire de lunière dentition est très-large ; mais à partir de’ cette époque, il diminue graduellement , et finit par’ disparaître, lorsque:la chute des dents temporairesest achevée. |
Changemens imprimés par les dents à angle de: la mâchoire inférieure. — Dans les premiers temps de la vie, l'angle de la mâchoire inférieure est nul ou presque nul; plus tard, cet angle se développe; mais. on le voit , avec l’âge, diminuer de-nouveau et reprendre graduellement son premicr degré d’ouverture. Trés-obtus d’abord, il devient presque droit chez l’adalte, et reprend son obtusité fœtale chez le vieillard,
Changemens imprimés par les den's à l'apophyse mentonnière. — Ces changemens sout intimement liés aux précédens : lorsque l'angle de la mâchoire est obtus, comme chez l'enfant et chez le vivillard, l’apophyse mentonniére est saillante et retroussée en baut ; lorsque, au contraire, l’angle maxillaire s’approche de l'angle droit, comme chez l'adulte, l’apophyse mentonuière est peu saillante, et presque loutà-fait tournée en haut.
Changemens imprimés par les dents au.condyle et à l'apophyse coronoïde.— La surface du condyle, et le sommet de l’apophyse coronoïde se dirigent en arrière et en haut chez l'enfant et chez le vivillard, et en haut directement chez l'adulte, Mais les modifications ls plusre marquables que présentent ces éminences, sont celles qui résultent des chargemens qu’elles subissent dans leurs rapports de autiér. Chez le fœtus, l’apophyse coronuide s'élève de toute. sa l'auteur au dessus du condyle ; chez Penfant , ces. deux parties tendent de plus en plus à se placer sur le même plan ; enfin, chez le vieillard , 1 s rapports de l’état fœtal se reproduisent are seconde fois.
C''angenens imprim’s par le développement des dents au trou mentonnier. — M. Duval est 12 premier qui ait fait connaitre ces changemens ; il a montré que le trou mentonnier est lrès voisin de la symphyse à l’époque de 11 naissance et qu'il s’en éloigue de plus en plus en se portant en arrière, à
mesure que les dents d:lait se développent. Ala naissue, cette ouverlure répoud à la cloison inter-al. vévlaire de la canine et «ie a première molaire. Lorsque L:s quatre incisives sont sorties, «le se. trouve a 1 dessous de l’alvé le de la première molaire. Lors jue les dix dents de lait sout sorties, elle de-. vient un peu plus postérieure que dans les cas précédens. Lorsque la première srossemolaire est dehors, elle répond à la cloison qui sépare les deux molaires de la premiére dentition ; et enfin lorsque la dent de sagesse a paru, le trou meutonnier se rencontre presque toujours, à quelque cho:e près, au dessous de l'alvéolequisépire la première et la seconde molaires. Ch ns imprimés par le développement des dents à l'apophyse ptérygoïde. — L'apo,hyse ptérygoide est à Parcade dentaire supérieure ce que le bord postérieur et l’augle de l'os max Ilaire inférieur. sont à l'arcode dentaire inf ri use. L’un et
l'autre servent de point d'appui à la partie postérieure du rebord alvéolaire; lun et l'autre sont lib:es en arrière et'préparés par conséquent à suivre le bord alvéolaire dans tous ses mouvemens. Au reste V'asalogie qui rapproclie ces deux parties n’est pas seulement fondée sur des vuesthéoriques, l’observaton et la comparaison des chaugemens qu’elles subissent sous l’influcnce du développement d:s dents, en doi.nent la confirmation la plus positive.
Daus le jeuue âge, à la naissance particulière
ment lapophyse ptérygoide comme le bord posté-
rieur de la mâchoire inférieure estoblique en bas et
en avant; Lorque les trente-deux dents sont ‘sorties’ de leurs alvéoles, l'angle que cette apophyse forme avec l'horizon est sensiblement droit. Enfin après la chute des dents de lamächoire supérieure, l’apophy se ptérygoïide reprend la direction oblique en bas et en avant qu'elle avait dans les premiers temps de la vie,
Changemens imprimés par le développement des dents au trou sous-orbitaire. — Ces changemenssont analogués à ceux que subit le trow mentonnier à Ia mâchoire inférieure. A la naissance, en effet, le trou, sous-orbitaire est placé à la hauteur d loison qui sépare les alvéoles de la canine et de miére molaire. Lorsque les dix dents de lait supérieures paraissent au dehors, il devient un peu plus postés rieur. Ï est placé au dessus de la cloison dé séparation des deux molaires de la première dentitior, lorsque la premitre grosse molaire supérieure s’est
dégagée de son alvéole; etenfin à partir de ce mo-
eat ses rapports ne changent plus d’une manièresensible.
Changemens dans la tubérosité molaire. — La tubérosité molaire et la base de lapophyse coronoïde dans la mâchoire inférieure subissent des changemens assez.importans sous l'inflience du développemnent des dents. Long-tenps ces parties renferment les dernières dents molaires, et en reçoi-
vent un volume cônsidérable. À la naïssance , la tubérosité molaire est tout à fait rudimentaire, elle commence à se renfler peu de temps après, to du développement de la première grosse molaire; après Péruption de cette dent, la tubérosité conserve encore son renflemerit en dehors et en arrière, parce qu’elle doit successivement renfermer le germe de la seconde et de la troisième grosses molaires. Enfin \ après l’éruption ‘de Ja dent de sagesse , la tubérosité molaire w’existe plus à proprement parler; le bord alvéolaire n’a pas plus d’étendue transversale en ce point que partout ailleurs; il en offre même un peu moins qu'à la hauteur de la première grosse molaire.
Changemens dans l'angle farial sous l'influence du développement des dents. — Appuyé en arrière sur les apophyses ptérygoï les le bord alvéolaire supérieur ne peut, malgré ce que j'ai dit plus haut des changemens de fo de ces apophyses, se développer beaucoup de ce côté ; il est par conséquent forcé d’exprimer en partie son alongement par une saillie plus grande en avant , et de la sorte de rendre plus oblique à l'horizon Ja ligne faciale de Camper. C’est aussi Le qui ne manque pas d'arriver à mesure que les dents sortent de leurs alvéoles , et ce qui ôte à la physisnomie de l’enfant quelque chose de cette finesse , de cette intelligence qni la caractérisent.
Dans l’âge adulte, l2s dents molaires moyennes de la mâchoiresupérieure exercent par leurs racines une influence remarquable sur là paroi inférieure du sinus maxillaire, elles la soulvent et la rendent en gel que sorte flexueuse; quelqu’s anteurs ont dit que c'est pour diminuer le pus possible cette action des racines des dents que j'ai cilées sur ce sinus que li nature les a rendues divergentes. Quoi qu'il eu soit, chez l'enfant la brièveté des racines dentuires d’une part, l'état rudimentaire du sinus de l'autre, rendent nulle l'action que je mentionne aci. Chez l'adulte , au contraire, tont se réunit pour lui donner une importance très -grande: 1: sinus est très-large, les racines d:s dents ont dès lon zte nps acquis toute ur lonzueur, et surtout elles pl rngent tout entières dans leurs aléoles. Chez le vicillard, sa is doute: sinus a pris un développement nouvea 1, sans doute pour cette raison sa paroi inférieure s’est portée d’ elle-même à la rencontre des racines des deuts; mais celles-ci ont déjà élé repoussées par la contraction des parois de leurs alvéoles, de sort: que 1: phénomén est moins marqué que vers le milieu de la vie.
Du reste, cette action des racines des dents molaires supérieures moyenncs sur Le sinus maxillaire devieut quel juefois plas forte que de coutume , la dent péaëlre daas le sinus et des accidens se développent de ce côté.