Magitot, loc. cil., p
exemple frappant qui confirme notre manière de voir; au-
Fiîï, Vk, — Rotation abcentrique latérale. [Coll, pers.)
cune manœuvre, aucun accident, ne pourront être invoqués dans le cas particulier qui nous occupe.
Lorsque les dents sont en rotation, elles ont le plus souvent évolué au milieu d’un espace suffisant , et souvent même plus étendu que celui où elles opèrent normalement leur éruption. Du reste, il suffit de jeter un coup d’œil sur les planches mêmes de f ouvrage que nous venons de citer, pour reconnaître que, dans tous les cas de rotation qui y sont reproduits, l’espace laissé libre entre la dent déviée et les dents voisines est supérieur à l’espace nécessaire au placement régulier de l’organe.
Dans le seul cas rapporté par Tomes et cité par Magitot, les dents, il est vrai, se touchent. Mais, loin de nous contredire, cet exemple vient corroborer, en tous points, notre manière de voir, en affirmant à l’âge adulte ce que nous montre dans l’enfance l’observation reproduite plus loin. En effet, il est de toute impossibilité , connaissant l’ordre normal de classement des dents dans le maxillaire, d’admettre comme seule cause de cette déviation le peu de place laissé par une évolution tardive. Dans le cas rapporté par Tomes, il est évident que du côté droit les rapports normaux des follicules
dentaires avaient été troublés et que l’incisive centrale, au lieu de répondre, par sa face postérieure, à la face antérieure de rincisive latérale, se trouvait déjà dans la position occupée maintenant, la difformité s’étant peut-être exagérée par le fait de pressions ultérieures. La cause de la difformité ici n’a donc été ni le manque de place, ni l’évolution tardive, mais bien la direction vicieuse, primordiale, de la couronne de la dent en voie de formation. C’est, du reste, la
même disposition qui existe sur une pièce qui fait partie de notre colleclion : maxillaire d’un garçon de deux ans.
Fig. 25. — Hétérotopie par genèse de l’incisive latérale gauche permanente, ayant