‹ Des déviations des arcades dentaires et de leur traitement rationnelChapitre 9 sur 54 · Ambroise Paré, Anatomie, lib,. VI · texte numérisé non relu

Ambroise Paré, Anatomie, lib,. VI

gnements sur l’occlusion des perforations palatines, soit avec l’éponge, soit avec une plaque métallique.

Dupont, en 1653, se souvenant des conseils d’Ambroise Paré, conseille, dans le cas de douleurs rebelles à tous les moyens, l’avulsion et la réimplanlation de l’organe qui, dit-il, se consolide facilement et n’est plus le^siège d’aucune douleur.

Rivière employait : les narcotiques, contre les douleurs opiniâtres; les acides nitrique, sulfurique, dans le cas de destruction du cordon dentaire (pulpe dentaire) ; il se servait de drogues amères pour détruire les vers, qu’il regardait comme la cause de la douleur. C’est cette même idée qui, je crois, guidait Raspail, de nos jours, lorsqu’il conseillait de mettre un grain de camphre dans les dents creuses, pour détruire le mr qui les ronge ^ !

Vers 1660, Highmore d’Oxford publia la première description scientifique du sinus qui porte son nom (antre d’Highmore), et arriva à reconnaître la cause de douleurs qui, jusque-là, avaient été inexpliquées. C’est ainsi qu’il cite le fait d’une dame qu’il parvint à soulager de douleurs intolérables, en lui enlevant la canine gauche; cette extraction fut suivie d’un écoulement très abondant de sérosité.

Cependant, d’après Jourdain, qui s’est spécialement consacré à l’étude de cette question, la dissertation de M. Runge, soutenue^ sous la présidence de M. Zeiglen, serait le premier travail sérieux publié sur les maladies de cette région. « Ce travail, nous dit-il, est un chef-d’œuvre pour son temps. »

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