‹ Des déviations des arcades dentaires et de leur traitement rationnelChapitre 10 sur 54 · Th. inaug. Rintellii · texte numérisé non relu

Th. inaug. Rintellii

Fred. Riiysch (1658-1 727), « aux yeux de lynx et aux doigts de fée », dit M. Daremberg^ parle du retrait des alvéoles après la chute des dents, et cite quelques cas de polypes du sinus. Mais les premières recherches sérieuses sur ces affections vSont dues à Cooper, qui conseilla, en cas d’ahcès, la perforation de Falvéole, de préférence à l’opération du trépan. Toutefois, c’est à Meibomius (1590-1655) que revient l’honneur d’avoir conseillé l’extraction d’une dent, pour donner issue au pus.

Enfin, Pierre Dionis (1696), chirurgien français, dans le grand Traité qu’il publia sur la chirurgie, s’occupe longuement de l’art du dentiste. Il blâme l’habitude que l’on a de faire arracher une dent à la moindre douleur et alors même qu’elle n’en est ni le siège, ni la cause; il donne encore de longs et minutieux détails sur les instruments en usage à cette époque. A dater de ce moment, cette partie de l’art de guérir entre dans une voie toute nouvelle; Dionis l’indique, et Fauchard, son contemporain, va la parcourir avec honneur.

P. Fauchard, qui se destinait à la grande chirurgie sous la direction du major de vaisseau A. Poterlet, se félicite des principes que ce savant, en l’art des maladies de la bouche, a pu lui inculquer, et qui ont été le point de départ de ses connaissances ultérieures.

Au débutde son ouvrage, il décritl’étatde la science dentaire â son époque, en fait un triste tableau et se plaint amèrement de l’abandon où on laisse l’étude des maladies dentaires*.

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