‹ Des déviations vertébrales neuropathiquesChapitre 5 sur 20 · MODE · texte numérisé non relu

MODE

Scoliose. — Il existe chez ce sujet une scoliose très légère. Le tronc en totalité est un peu déjeté vers le côté droit, grâce à une courbure dorso-lombaire à convexité gauche ; mais la partie supérieure du thorax est au contraire inclinée vers le côté gauche, par une courbure dorsale droite dominante, et l'épaule gauche est à un niveau légèrement plus bas que l'épaule droite. Aucune autre anomalie du rachis.

L’asymétrie du tronc ne permet pas de constater par la vue ni par le palper le volume relatif des muscles des gouttières vertébrales comparées d’un côté à l’autre. Les mouvements d’inclinaison latérale du rachis paraissent s’exécuter avec une force sensiblement égale dans les deux sens. Aucune douleur au niveau de la colonne vertébrale, ni spontanément, ni à la pression, ni pendant les mouvements volontaires où communiqués.

On remarquera que le sens de la déviation dorsale répond ici à la règle que l’on peut considérer comme assez générale ; c’est-à-dire que la convexité de la courbure répond au côté le plus fortement atteint et le premier atteint par les

symptômes syringomyéliques sensitifs et musculaires.

Pathogénie. — Roth, ayant remarqué que les muscles transversaires épineux présentaient souvent une atrophie précoce, attribue à la scoliose une origine musculaire.

Après avoir reproduit cette opinion, après avoir rappelé également l’interprétation de Krænig (polyarthrite vertébrale) spécialement appliquéeaux déviations des tabétiques, et celle de Morvan, qui explique la scoliose dans la paréso-analgésie par une perturbation de Pinnervation trophique centrale, Brühl tend à se rallier, pour ce qui concerne la syringomyélie, à cette dernière opinion. « Nous croyons, dit-il, que la scoliose fait partie des troubles dits trophiques : elle est favorisée sans doute par l’atrophie musculaire et peut-être par la contracture, à laquelle on a voulu faire jouer un rôle important dans la pathogénie de la scoliose de la maladie de Friedreich ».

Nous aurons à revenir plus tard sur la pathogénie de la scoliose des.

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