OBSERVATIONS COMPLÈTES OU RÉSUMÉES
O8s. 1. — Scapulalgie vaccinale suppurée et ouverte; une série: d'injeclions. Guérison parfaite (PERLIS, loc. cit.). — F.., André, âgé de 6 mois. Antécédents héréditaires, nuls. Antécédents FDRene venu à terme, très bonne santé avant ‘la vaccination. Vacciné en juin 1891; les fistules prirent bientôt un aspect anormal, et se mirent à suppurer. Le 7 août, en enlevant la dernière croûte d’une fistule, la mère vit que le bras et l'épaule étaient gros. Le 9 août, un abcès fût incisé et il s'établit une fistule qui donna beaucoup. Pendant ce temps, l'épaule augmentait de volume, les mouvements s’embarrassaient et devenaient douloureux, l’état général s’altérait.
19 octobre 1891. — L'enfant est amené à la consultation des Enfants-Malades, L’épaule est arrondie, la peau tendue et parcourue de petites veines, la pression est extrèmement douloureuse. Les mouvements sont gênés. Il existe à la face antérieure et vers le tiers supérieur du bras une fistule. Circonférence de l'épaule droile malade, 18 cent., de l'épaule gauche, 15 cent. 1/2. On injecte 50 gouttes de solution de chlorure ie zinc en 6 piqüres autour de l’articulation.
2 novembre. L'enfant n’a guère souffert; très peu de pus par la fistule. La douleur à la pression a beaucoup diminué. Circonférence de l’épaule malade, 16 cent. au lieu de 18 cent.
Le 23. Circonférence de l'épaule, 15 cent. 1/2, pareille des deux côtés; la fistule est cicatrisée. Les mouvements commencent à revenir.
Le 30. L'enfant se sert de son bras. On obtient facilement l’adduction à l’angle droit. L'état général a totalement changé.
G avril. L'enfant se sert parfaitement et même de préférence de son bras droit. Les mouvements sont normaux en apparence, en réalité, l’omoplate suit l’humérus au delà de l'angle droit, mais sa mobilité masque l’ankylose légère.
- 10 octobre. Se porte parfaitement; se sert toujours de son bras. (Il est évident que nous ne considérons pas celte arthrite suppurée comme
une ©. À. T.)
Ogs. 2. —O.A.T. du coude non suppurée. Guérison (Planche n° 3).— Eugénie Ch….., 13 ans 1/2. L'affection a débuté il y a trois ans après un traumatisme. 1er grattage en 1888. Actuellement (1890) l'olécrane est encadré par deux bourrelets de fongosités, mouvements limités et douloureux.
En mai 1891, traitement par la méthode sclérogène. Quatre séances d’injections. Guérison rapide, disparition des fongosités. En juin les mouvements sont commencés. Depuis ils ont augmenté progressivement d’étendue. En mars 1893 la guérison s’est maintenue et les mouvements sont normaux. (Voir les dessins à la fin de ce travail.)
O8s. 3. — O.A.T. du coude droit suppurée et non ouverte. Récidive tardive. — René B..., âgé de 4 ans 1/2, salle Giraldès, n° 10. Sa mère a eu une O.A.T. du coude guérie par ankylose. Le début de la maladie date de 4 mois seulement, le traitement consista en pointes de feu sur la région.
État actuel. — Fongosités entre l’olécrâne et l’épicondyle, autour de la tête radiale, autour de l’épitrochlée. A ce niveau abcès communiquant avec l’ar. ticulation. Ganglion axillaire. Atrophie musculaire. Mouvements limités et douloureux. Mobilité latérale.
20 juillet 1891. Injection de ZnOI à la périphérie. des fongosités. Ponction de l’abcès au trocart et lavage à l’eau stérilisée. nn
Réaction. Dureté des fongosités.
Le 28. L'abcès s’est reproduit en partie. Apparition d’un 2e abcès derrière le précédent. Tous deux sont lavés. Compression, gouttière plàtrée.
10 août. Il s’est formé un Jr fistuleux au niveau de l’abcès. [ncision. Grattage de foyer osseux.
Le 30. La plaie est presque guérie.
12 septembre. Trois points restent fistuleux pendant longtemps et nécessitent un deuxième grattage. En novembre, la suppuration disparaît, l’enfant est massé, électrisé et les mouvements sont revenus en grande partie d’une façon étonnante.
1er mars 1893. Récidive. Deux trajets fistuleux sont reparus depuis quelques jours, mais ils seront facilement traités par un petit curetage articulaire.
OBs. 4. — O.A.T. suppurée et ouverte du coude. Guérison (Personnelle). — Enfant âgée de 12 ans. Entre salle Giraldés le 15 mars 1892. La lésion date de 5 mois et a évolué progressivement vers la suppuration.
A l'entrée de la malade on note un gonflement énorme de la région du coude au niveau de l’épicondyle et empiétant sur la face postérieure du coude.
Il est dû à un abcès volumineux encadré de fongosités qui se prolongent en
arrière. Les mouvements articulaires sont douloureux mais assez bien conservés. Rien à la partie interne de l'articulation. Pas de craquements articulaires dans les mouvements. Rien dans les vicsères.
18 mars. [ncision de l’abcès qui est vidé. Grattage d'un petit point osseux huméral, injection de ZnCI. tout autour des fongosilés. A partir de ce moment celles-ci disparaissent en totalité.
La plaie guérit rapidement en 15 jours et les mouvements réapparaissent très vite. L'enfant sortit complètement guérie en juillet. Nous avons eu des nouvelles de la malade depuis sa sortie de l’hôpital, la guérison s’est maintenue.
O8s. 5. — Tuberculose suppurée du coude. Quatre séries d’injec-
nt
lions. Troubles passagers dans la sphère du nerf cubital. Guérison avec ankylose partielle (PERLIS). — L... Paul, 3 ans. A 15 mois, l’enfant a eu une première fois mal au coude gauche pendant quelque temps, mais le mal a disparu complètement,
En mars 1891, un abcês froid survient au niveau du cubitus, à 4 cent. du sommet de l’olécrâne ; il est considéré comme indépendant de l'articulation, ouverture, grattage, pansement avec de la glycérine créosotée, l’abcès se trouve en bonne voie de cicatrisation, lorsque le coude gauche se met à augmenter rapidement de volume en juillet 1891; en quelques semaines on se trouve en présence d’une tumeur blanche de mauvaise allure. Le coude est déformé, la peau rouge, le pli du coude complètement effacé et tout mouvement impossible,
2 séries d’injections sont faites au mois d'août el un mois plus tard, la peau est normale, le coude a bien diminué, mais les progrès paraissent arrêtés. Le cubitus est tuméfié dans son 1/3 supérieur.
17 septembre. Grand nombre de piqûres, réaction beaucoup plus intense que les premières fois, suivie au bout de 6 jours d’un changement considérable, le coude peut être fléchi à 135c et l’enfant a tendance à se servir de sa main.
9 novembre. 10 injections de IT gr. sur le cubitus. Dans l’espace d’un mois, la circonférence du coude perd 3 cent. la fistule se cicatrise et l’on peut fléchir le coude à angle aigu sous chloroforme. À partir de ce moment, depuis un an, la guérison s’est maintenue, mais les mouvements imprimés, le massage, l’électrisation des muscles atrophiés ne sont pas arrivés à rendre au membre toute sa mobilité; actuellement l'enfant qui arrivait, il y a quelques mois, à embrasser à grand'peine le dos puis la paume de sa main, réussit à saisir le lobule de son oreille gauche; ilest vrai qu'il sait admirablement se servir du poignet et de l'épaule pour suppléer aux mouvements du coude. Il se sert volontiers du bras gauche et on lui apprend à manger de la main gauche. Le coude est très peu déformé, le cubitus un peu plus gros que celui du côté sain; la peau est absolument normale, Il y a une élèvation de température du coude, faible, mais appréciable à la main, Notons un accident curieux survenu il y a un an: en janvier 1892, le petit doigt et l'annulaire se sont fléchis graduellement; l’extension en était rendue impossible par la douleur. Rien d’anormal ne fut constaté au niveau de la porlion épitrochléenne du nerf cubital ; la sensibilité ne paraît pas avoir été intéressée, car le pelit malade criait à la plus légère piqûre, comme c'élait d’ailieurs sou habitude à un.simple examen. La contracture des fléchisseurs disparut au bout de deux mois et fut remplacée par une parésie de ces muscles qui ne dura également que deux ou trois mois, il n’y eu a plus de trace actuellement.
Ogs, 6. — Tuberculose non suppurée du coude à marche rapide. Une série d'injections. Amélioralion (PERS). — L..., Eugénie, 5 ans 1/2. Tuberculose grave dans la famille. L’enfant fait un premier séjour à l'hôpital, de mars à maï 1891, pour une ostéite tuberculeuse du gril mélacarpien ; le mal est à évolution rapide, quatre métacarpiens sont envahis. Grattage, cicatrisation.
Le 12 juin 1891, l'enfant revient avec une arthrite du coude du même côté
(droit), arthrite qui a la même marche que celle que l’on avait constatée à la main, Le coude est fort douloureux, volumineux mais non suppuré comme l’était le gril métacarpien. Une angine diphtéritique vient à ce moment compliquer la situation et rend tout traitement actif de l’arthrite impossible, A la fa d'août, l'enfant est guéri de la diphtérie, le coude pARane ce temps a beaucoup empiré.
Fin août, Une série d’injections de chlorure de zinc. En septembre la diminution de la tumeur est sensible, l'enfant commence à se servir de sa main;
en octobre le coude indolent est ankylosé dans l’extension ; il est facilement
mis à angle droit sous chloroforme ; l'enfant a été suivie pendant un mois encore ; le coude n'a pas changé pendant ce temps ; indolent, encore tumélié et un peu Chad:
OBs. 7. — Tuberculose suppurée du coude. Une série d’injections. Amelioration (PERLIS). — V..., Marie, 8 ans. Arthrite tuberculeuse du coude droit depuis près d’un an, traitée sans succès par les pointes de feu.
Août 1891. Le coude est tuméfié, très chaud, partout douloureux à,la pression. Un abcès gros comme une amande se trouve en arrière de l’épicondyle. Le ganglion épitrochléen est volumineux et dur, les ganglions axillaires droits sont plus gros que les ganglions gauches. Les mouvements sont limités pour la flexion à 90°, pour l’extension à 140; la supination est très limitée.
Fin août 1891. Une série d’iajections autour de l’articulation. Quinze jours après on constate la disparition presque complète de la sensibilité à la pression, l'abcès paraît résurbé et le volume du coude à visiblement diminué.
Décembre 1891. Pas de nouveau progrès ; l'enfant est perdue de vue.
O8s. 8. — Tuberculose non suppurée du coude ; 2 séries d’injections de chlorure de zinc ; amélioration très passagère. Injection de Luton. Guérison depuis deux mois (PERS). — G.., Camille, 6 ans. A l’âge de 3.ans l'enfant a eu une ostéite tuberculeuse du deuxième métatarsien, rapidement guérie à la suite d’un grattage. L'enfant est amenée à la consultation un mois environ après le début d’une arthrite du coude droit. L’articulation est tuméfiée et chaude, le cubitus très épaissi dans l’étendue de 3 cent, Les mouvements de flexion et d'extension sont limités.
14 mai 1892. 1re série d’injeëtions : 10 piqûres de IV g. Tuméfaction consécutive notable ; la circonférence du coude au niveau du bec de l’olécrâne est de 18 cent. contre 15 du côté sain ; l'enfant a beaucoup souffert ; au bout d’un mois le volume du coude à bien diminué, le bras est maintenu fléchi, mais les choses restent ainsi sans nouveau progrès pendant quinze jours.
Fin juin. 2e série d’injections : 10 piqûres de IT gouttes seulement à cause de l'intensité de la réaction consécutive à la première injection. Etat stationnaire pendant deux mois, puis aggravation rapide.
Le coude est tuméfié, les mouvements impossibles, immobile dans l'extension, de plus l’état général, jusqu'alors bon, change visiblement; à la fin de septembre
l'enfant ne se nourrit plus, maigrit, souffre du coude au moindre contact et finit par s’aliter.
5 ‘octobre 1892. [ne injection de Luton dans la fesse (0,75 centigr. d'urie solution d’acéto-phosphate de cuivre à 1 0/0 dans de la glycérine). A la suite de cette injection l'enfant est bien souffrante pendant trois jours, sans sommeil, agitée, se plaignant de la fesse, mais ue s'occupant plus de son coude. Au boat de huit jours un mieux sensible se manifeste; vingt jours après l'injection, l'enfant est complètement changée, reprend de la nourriture, le coude reprend quelques mouvements petit à pelit.
Fin novembre. L'enfant fléchit spontanément à angle droit et se sert volontiers de son membre,
Décembre 1892. Le mieux s’accentue encore, l'extension est complète, l& flexion spontanée à angle droit, la flexion nue à angle aigu. Le coude est toujours un peu plus gros et plus chaud que celui du côté sain.
O8Bs. 9. — Tuberculose du coude ; une serie d’injections ; pas d'amélioration (P£RLIS). — Mme [L..., 32 ans, atteinte d’une arthrite du coude gauche consécutive à une entorse ; plusieurs poussées aiguës. Depuis six mois, augmentation notable du volume du coude, douleurs insupportables, tuméfaction des parties voisines. Petit abcès froid, gros comme une amande, derrière lPépicondyle. Le coude est fléeni à angle obtus, immobile.
2 mars. 6 injections de IV gouttes. Douleurs très vives, tuméfaction énorme du coude et de l'avant. bras, œdème de la maïn, maïs cette réaction calmée, il n’y a aucun résultat, sauf une diminution de la sensibilité qui ne dure pas. Deux mois après, où applique un appareil de Suchard. Dès le lendemain, les douleurs diminuent ; au bout d’un mois, la malade ne souffre plus. Quand on enlève appareil après six semaints, le coude est presque indolent, ankylosé à angle droit.
O8s.10.(Résumée.) — O.A.T. du coude non suppurrée. Guérison. (Malade de M. Prengrueber.) Note due à l'obligeance de M. THÉVENARD, interne du service. — Jeune femme, 25 ans environ. Arthrite tuberculeuse du coude, inféction datant de plusieurs mois. Fongosités abondantés en arrière et en dedans. Douleurs, impotence fonctionnelle absolue. Cinq séances d’injection de chlorure de zinc au 1/59 de 4 piqûres à chaque fois de 2 gouttes chacune. 1re piqûre, 25 février 1892. Réaction violehle, rougeur et chaleur de la région, douleurs aiguës qui durent 2 jours environ. 39° tempér. Les autres séances ont été faites de 3 semaines en 3 semaines. La réaction diminuait de violence à chaque séance d'injection.
Revue le 14 juillet. Coude complètement guéri, plus de fongosités, les mouvements ont reparu en grande partie.
Os. 11. — O.A.T. suppurée du coude. Guérison (Davip). — Le Moal (François), 21 ans, matelot, entre à l'hôpital le 25 janvier 1892 pour arthrite
ose
du coude droit. Aucun antécédent héréditaire. Deux entrées antérieures à l’hôpital pour pleuro-pneumonie et bronchite. On constate au niveau de l'olécräne droit, une petite tumeur mal limitée, empâtée, rouge, avec fausse fluciuation. Premier traitement par les émollients et la cautérisation ponctuée. Dans les premiers jours d'avril, on incise la tumeur et on reconnaît une carie de l’olécrâne. Traitement par le nd le drainage et pansement à la vaseline. iodoformée.
Jusqu’au 21 juillet la région est incisée et grattée à différentes reprises, sans amélioration.
Le 21 juillet, le malade est chloroformisé. L’olécrâne et la cavité coronoïde sont évidés à la curette tranchante. Pansement antiseptique. Le bras est immobilisé dans la flexion à angle droit.
Les jours suivants, la plaie se cicatrise lentement. Le stylet dénote toujours de la dénudation osseuse. Les tissus sont excessivement mous : la suppuration est très abondante. SNL:
Le 21 août, on commence à entourer la face postérieure de l'articulation par des injections de chlorure de zinc. On débute ce jour-là par IT gouttes. Pansement avec vaseline iodoformée et ouate.
Les 23, 25, 27, 29 et 31, injections de VI gouttes.
Le 2 septembre, les lissus sont beaucoup plus fermes. La cicatrice marche à grands pas. On n’a plus au stylet de contact osseux. Septième injection de V gouttes.
Le 4 et le 6. Injection de VIII gouttes. Peu de jours après la cicatrisation est complète, les mouvements du bras, encore restreints, ne sont pas douloureux.
Le 28. Le malade a fait la veille, malgré défense, des mouvements violents avec son bras. On constate ce matin l'ouverture d’un petit trajet fistuleux au-dessous de la pointe de l’olécrâne. Il en sort une gouttelette de liquide huileux. Incision du trajet au bistouri.
Le 29 et le 1er octobre on fait une injection de X gouttes.
Les 4, 6, 8, injections de XIT gouttes, en triangle autour de l’incision.
Aujourd’hui 12 octobre, la cicatrisation est presque complète. Les tissus environnants sont presque indurés. Ceux où ont été faites les premières injections reprennent peu à peu leur consistance normale. Au moment où a été commencée la deuxième série d’injections, le bras, après chacune d'elles, a été entouré de ouate et immobilisé dans une écharpe de Mayor. Les injections ont été douloureuses, et les douleurs ont duré parfois plus de douze heures.
Actuellement les mouvements sont indolores. La flexion se fait dans une assez grande étendue, puisque le malade porte sans aucune difficultés a main droite sur l'épaule opposée et derrière sa tête. L'extension est plus restreinte, mais elle tend chaque jour à se développer davantage.
O8s. 12. — O. A. T. suppurée du poignet. Guérison. QUÉNU. Société de chir., 1892, p. 378. — Malade âgée de 68 ans. Dislocation des articulations du carpe par destruction des ligaments, fongosités larges, fistuleuses, suppuration abondante à la face dorsale.
L’affection datait de 18 mois. Avant de faire l'amputalion M. Quénu essaie des injections de M. Lannelongue.
On fit 5 séances d'injection à un mois d'intervalle. En octobre, les gonflements et la suppuration disparaissent. Cicatrisation complète en décembre. Actuellement plus de douleurs. Gêne fonctionnelle. Les lésions T. sont guéries, mais le membre est impotent,
O8Bs. 13. — Arthrite tuberculeuse du poignet droit traitée par Les injections de chlorure de zinc chez un sujet atteint de coxo-tuberculose double et d'arthrilte tuberculeuse du coude gauche. Guérison. Observation due à l'extrême obligeance de M. MÉNARD, chirurgien de l’hôpital maritime de Berck-sur-Mer. — D. V..., garçon, 8 ans, venu à Berck en mai 1892.
Cet eufant est atteint d'une coxo-tuberculose double, d’une arthrite tuberculeuse du coude gauche et d’une tuberculose du poignet droit.
Ces arthrites sont apparues dans l'ordre suivant: Après une scarlaline survenue en janvier 1891, les premiers symptômes de la coxalgie gauche se sont montrés en juin 1891 ; ceux de la coxalgie droite en octobre de la même année.
L’arthrite du coude gauche n’a été aperçue qu'au moment de l’arrivée à Berck ; l’arthrite du poignet durait déjà depuis le mois d'octobre 1891.
Nous ne voulons insister ici que sur Parthrite du poignet. Il suffit pour le reste de dire que les deux coxalgies, toutes deux compliquées d’une ascension notable du grand trochanter et d’abcès en juillet 1892, sont aujourd’hui en voie de guérison. Les abcès sont résorbés à la suite de ponctions répétées. L’arthrilte du coude paraît aujourd’hui guérie à la suite d'une immobilisation prolongée. L'état général misérable au commencement du séjour à Berck est devenu excellent depuis.
Lorsque j'ai vu le malade pour la première fois, le poignet droit était le siège d’une tuméfaction accentuée surtout sur la peau dorsale. Cette tuméfaction, dont le volume rappelait celui de la moitié d'un œuf de poule, recouvrait le carpe et envahissait au-dessus l’avant-bras et au-dessous le métacarpe. Sa consistance mollasse sans fluctuation proprement dite, étant celle des fongosités.
Ayant à me préoccuper d’abord des coxalgies et ne jugeant pas à propos de faire subir à un pareil malade plusieurs secousses rapprochées, je me suis contenté d’abord d’immobiliser le poignet sur une goultière en gutta percha jusqu’au mois d’août.
Le 9 août 1892, je pratique dans le poignet une série d’injections pour lesquelles j’ai employé 2 grammes de solution de chlorure de zinc au dixième. Le poignet était en quelque sorte infiltré du côté de sa face dorsale et sur ses parties latérales par la solution de chlorure de zinc. L'opération est faite sous le chloroforme. La douleur consécutive est extrêmement vive et dure deux jours. Ensuite elle se calme progressivement. Un épanchement sanguin considérable sous la peau se produit spontanément après l'opération et recouvre le poignet la plus grande partie du dos du métacarpe et le tiers inférieur de lavant-bras en arrière, Aucune réaction fébrile ne se produit.
* Au bout de quinze jours l’épanchement sanguin est ponctionné avec un trocart et vidé complètement. La cavité de l’hématome est lavée avec une solulion