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phéniquée., Enfin j’injecte quelques grammes de naphtol camphré qui sont abandonnés dans la cavité. La plaie de la ponction est fermée avec le collodion.
Quatre jours plus tard la collection s'ouvre par l’orifice de la ponction. je la vide de nouveau et je fais un nouveau lavage phéniqué. La suppuration consé cutive est nulle, mais la petite plaie met 15 à 20 jours à se fermer.
Dès cette époque l'amélioration du poignet était très sensible la douleur était devenu à peu près nulle, les fongosités semblent avoir disparu complètement. Cependant dans le courant de novembre quatre pelits abeès se collectent lentement sans aucune douleur, un directement sur le dos du poignet,.ou sur Pavantbras deux sur le dos du corps. Ù
Le 28 décembre 1892, ces abcès sont traités par l'incision et le curettage en une seule séance, le malade étant endormi; seul l’abcès situé au niveau du poignet est en rapport avec un os malade, la euretle extrait à son niveau de petits grumeaux osseux plutôt qu'un véritable séquestre. Les trois autres abcès exclue sivement sous-cutanées sont réunis par première-intention sauf la place d'un, très pelit drain. Au bout de huit jours leurs cicatrisations est complète l’abcèsen rapport avec le poignet laissé ouvert et bourré de gaze iodoformée s’est cieatrisé en moins d’un mois sans laisser aueune fistule. ;
Actuellement on ne trouve aucune trace de fougosités dans le poignet, on ne découvre aucun point douloureux. Les mouvements de flexion et d'extension sont possibles quoique faibles, les muscles de l’avant-bras étaient profondément atrophiés ; Les mouvements de flexion et d'extension des doigts sont partiellement possibles, les deux dernières phalanges de chaque doigt se fléchissent et: s'étendent ; la première phalange seule ne peut se fléchir.
Le poignet sera maintenu immobilisé pendant quelques mois, avant de permeltre à l'enfant d'en reprendre l'usage.
Mais dès maintenant la guérison n’est plus qu'une question de temps. Les fongosités ont disparu depuis plus de trois mois, Les petits abcès qui se sont produits contiennent un pus épais, crémeux mais pas de fongosités. :
Nous avons observé des abcés semblables sur d’autres malades soumis à la méthode des injections de chlorure de zinc. Ils nous ont paru être en rapport. plutôt avec des injections elles-mêmes, la plupart du moins, qu'avec l'affection tuberculeuse.
OBS. 14. — Ostéo-arthrite tuberculeuse du poignet droit non suppurée. — Guérison par sclérose. (Coupray.) — Mile Lepl.….. 12 ans. Rougeole en août 1891 et pendant le cours de eelte affection, douleur légère dans le poignet droit. Il y aurait eu en mème temps des douleurs dans les deux: poignets au moment de la rougeole, puis gonflement très marqué du poignet. droit. Immobilisation très relative avec une attelle en bois, quatre vésicatoires.: État actuel, 25 décembre 1891 : notable gonflement du poignet qui a perdu sa: forme ; il est devenu arrondi, le gontlement siège surtout un peu au-desssous: du poignet sur la face dorsale. Il existesur cette face dorsale une masse fongueuse aplatie qui s'étend depuis le niveau transversal de deux centimètres: au-dessus de l’interlinge, à l'extrémité postérieure des métacarpiens. Masse
très molle située entre les tendons existant aussi en dehors au niveau de Pinterligne, mais en avant les fongosités ne sont pas apparentes. Os : radius, extrémité inférieure manifestement augmentée de volume et douloureuse ; cubilus, paraît sain; os du carpe ne sont pas douloureux. Attitude : main en flexion légère. Mouvements : flexion possible extension nulle, la main peut à peine être redressée. Amaigrissement de lavant.bras.
Le 26 décembre 10 piqûres de 2 gouttes de la solution au 10e, 4 sur le radius, 1 sur l'articulation radio-cubitale du côté du cubitus. Les piqûres ont surtout porté sur la face dorsale, 2 sur la face palmaire.
Le 27. Gonflement oceupant toute la région dorsale du poignet descendant sur le carpe et jusqu'à la partie moyenne du métacarpe d'aspect œdémateux ; mais dureté profonde, peu de douleur.
Le 29. Gonflement encore très marqué ; rougeur à Ja face antérieure du radius ; sensibilité un peu partout, surtout au niveau du radins.
2 janvier. — Le gonflement a notablement diminué, la rougeur à disparu, l’æœdème presque nul ; la douleur devenue minime. Compression avec l’amadou et les bandelettes.
Le 15. Gonflement presque nul, il reste seulement une petite tuméfaction sur Pinterligne dorsale, la douleur a complètement disparu sur le radius. Compression. Le poignet a une tendance à la flexion. Petit appareil plâtré.
- der février, — Vu avec M. Bouilly, douleur absente, le gonflement fougueux dorsal à disparu, mobilité de l’extrémite inférieure du cubitus.
Depuis lors la petite malade dont l’état local est resté parfait a été soumise à l'élertricité et au massage. Les mouvements ont gagné en étendue. Mouvements provoqués, faits avec prudence et progressivement.
Ea janvier 1893, guérison confirmée. Mouvements assez élendus.:
OBS. 15. — Tuberculose du poignet gauche non suppurée. — Guérison (CoupRAY). — D... Garçon, 19 mois. Vu le 2 février 1891. Début apparent il a y 2 mois. Gonflement du poignet sans douleur; s'est servi de la main jusqu’à ce moment. État local : main en flexion marquée, gonflement accusé du poignet surtout dans la région carpienne, luméfaction limitée au niveau de la 2e rangee du carpe plus près du bord externe que du bord interne, fausse fluctuation due sans doule à des fougosiles très molles plutôt qu'à un ahcès. Les os de l’avant-bras ne paraissent pas intéressés, En résumé leslésions semblent ètre les suivantes : côté du carpe, ostéite avec fongosilés surtout carpiennes et fongosilés des gaines des exlenseurs.
6 février. Chloroforme. Injections au chlorure de zine, 7 piqûres de la soluion au 1/10, 12 à 14 gouttes en tout, 2 sur l’extrémité inférieure du radius, ue au niveau de l'articulation radio-eubitale inférieure, 1 sur le cubilus, 3 sur. la face dorsale du carpe.
Le 8. Gonflement assez considérable du dos de da main et de l’avant-bras,
sorte d'œdèeme dur ne laissant pas l'empreinte des doigts; l'articulation est main-
tenue par un appareil plàtré.
Le 12. Le gonflement a persislé : l'appareil malgré l'absence de pression a déterminé des phlyctènes.
14. La tuméfaction dure, œdémateuse persiste dans la région dorsale du métacarpe. Tuméfaction fluctuante de la face dorsale du carpe et du poignet sans rougeur de la peau. On pense qu'il s’agit d’un épanchement sanguin. Compression ouatée.
Le 18. Fluetuation moins étendue; gonflement diminué, compression avec amadou et diachylon.
22 mars. La compression a été renouvelée tous les 4 ou 5 jours néanmoins la fluctuation persiste encore au niveau des gaines dorsales au-dessus du poignet.
Le 31. Incision du foyer et grattage. On trouve un liquide hématique avec caillots ainsi qu'un bloc caséeux. Drainage.
1er mai. Cicatrisation à peu près complète, cependant il persiste toujours une petite fistule.
1er juillet. Cette fistule ne s'étant pas fermée par les moyens ordinaires (teinture d’iode et nitrate d'argent), on enlève à la curette tranchante les tissus qui limitent un petit foyer de 1 cent. 1/2 de profondeur. au fond duquel on ne trouve, pas d'os malade. Tout le reste de l'articulation est dur et résistant. L’enant cherche à se servir de sa main bien qu’elle soit bandée. La guérison complète semble devoir s'effectuer en quelques semaines.
En novembre 1892 la guérison était parfaite car les mouvement étaient presque normaux.
O8s. 16. — O. À. T.suppurée de poignet droit. Mort de T. pulmonaîre. — Jeanne Dubois, rue Binou, âgée de 14 ans. Malade du service de M. Legroux. Entrée chez M. Legroux pour une bronchite avec laryngite qui durait depuis environ un an. Crachats abondants. Arthrite tuberculeuse au poignet droit. Le début de cette affection remonterait à environ 3 mois d’après ce que dit la malade. Depuis l'entrée à l'hôpital M. Legroux a appliqué à 4reprises des pointes de feu sur la face dorsale du poignet. Le poignet n’a été ni comprimé ni immobilisé, l'enfant a continué de se servir de sa main.
Toute la région du poignet estle siège d’un gonflement beaucoup plus marqué en arrière qu'en avant et qui s'étend en arrière depuis le niveau de la tête du cubitus en haut jusqu’à l'extrémité supérieure du métacarpe, en bas sur la gouttière carpienne et même sur les mélacarpiens.
En avant la partie supérieure de la paume de la main est le siège d’un empàtement profond, et le gonflement remonte jusqu’à 4 centimètres au-dessus du pli du poignet. Sur la face dorsale on sent une masse volumineuse, mollasse, mais non fluctuante, formée de fongosités sans collection purulente apparente. En avant à la partie supérieure des 2 gaines des fléchisseurs on sent aussi des masses mollasses formees par des fongosités. Amaigrissement considérable des masses musculaires du bras et de l’avant-bras. Mouvements des doigts conservés mais sans aucune force. Ni la flexion, ni l'extension ne sont complètes. Les mouvements de la main sur l’avant-bras sont abolis Mouvements anormaux de latéralité très étendus. Toute la région de l’avant-bras semble tuméfiée du côté
du poignet, du côté du radius. Les ganglions épitrochléens et axillaires sont à peine sensibles.
10 décembre. Injection de chlorure de zinc au 10e; 5 à la partie dorsale; 2 en haut; 3 en bas ; 3 à la face antérieure dont 2 en dehors et 4 en dedans.
Le 18. Réaction intense, gonflement, rougeur, dilatation du réseau véineux sous-Cutané.
Le 22, Les fongosités de la face dorsale de la main se sont abcédées ; fluctuation des plus nettes, ponction par aspiration, compression.
11 novembre. Malgré la compression continue exercée sur le poignet depuis la ponction, la cavité de l’abcès est remplie de nouveau, mais, cette fois-ci non d’un liquide purulent, mais d’une sérosité sanguinolente. On retrouve des caillots dans la cavité, depuis état satisfaisant.
L'état pulmonaire s'aggrave et emporte le malade.
L'articulation du poignet présentait tous les caractères d’une O.A.T. nous disons cependant qu'il y avait peu de liquide interstitiel et que tous les tissus injectés étaient adhérents entre eux grâce à du Lissu cellulaire résistant.
O8s. 17. — O. À. T. suppurée du poignet. Guérison (LANNELONGUE). — Le nommé F... Joseph, âgé de 11 ans, profession de sellier. Entré le 26 juin 1891. Salle Giraldès, lit n° 41 bis. Ostéo-arthrite tuberculeuse du poignet droit suppurée et non ouverte. Père et mère bien portants. Les sœurs mortes de la rougeole. Le petit malade a lui-même la rougeole à 9 ans. Peu de jours après la guérison de cette affection on remarque un gonflement du poignet droit, gonflement limité alors à une portion seulement de sa face dorsale. Ce gonflement n’a fait que s'étendre depuis, mais il n’aurait été accompagné au début d'aucune douleur jusqu’il y a un mois environ. C’est à ce moment que souffrant beaucoup il a dû cesser tout travail.
État actuel.—En arrière ce gonflement convexe dans tous les sens du poignet est très accusé. Il efface les plis normaux de la peau et ne permet pas de reconnaître même quand la main est en pronation, la saillie de l'extrémité inférieure du radius. La limite supérieure correspondant au 1/4 inférieur des os de l’avantbras est marquée par un bourrelet qui fait sur les parties voisines une saillie de un demi-centimètre au moins. Sa limite inférieure située à l'union du 1/3 supérieur du métacarpe avec son 1/3 moyen est formé par un bourrelet qui surplombe le métacarpe de plus d’un centimètre. Dans toute cette étendue la peau est soulevée par de très abondantes fongosités qui la distendent fortement ; les fongosités remplissent de même les gaines synoviales des tendons extenseurs. Elles sont très molles et en voie de s’abcéder.
En avant, la limite supérieure des fongosités est à peu près la même, mais le gonflement qu’elle détermine descend dans toute la paume de la main. L'éminence hypothénar ne dépasse pas le plan de la partie moyenne de cette région. L'éminence thénar ne fait qu'une saillie à peine accusée; main en forme de battoir. De plus au niveau du poignet près du bord externe se trouve un abcès du volume d'une noix, aplati mais manifestement fluctuant.
Les bords du poignet sont très élargis ou pour mieux dire n'existent pas à
proprement parler, le gonflement ayant donné à l’ensemble de la région une forme cylindrique dans laquelle il est difficile de faire la part de ce qui appartient aux faces antérieures, postérieures et latérales. Douleur à la pression surtout accusée au niveau de l'extrémité inférieure du radius et particulièrement dans les points qui correspondent à l’abcès ci-dessus mentionné.
Le malade ne peut faire lui-même exécuter aucun mouvement si peu accentué que ce soit à la main sur l’avant-bras. Les mouvements provoqués n'ont pour . ainsi dire pas de limite aussi bien dans ie sens latéral que dans celui de la flexion ou de l'extension. Mouvements des doigts perdus, pas de flexion. Pas de ganglion épitrochléen. Les ganglions de l’aisselle sont engorgés, nombreux, variables comme volume d’un pois à un gros haricot. Les ganglions axillaires du côté apposé sont également pris ; l’un d’eux est particulièrement énorme, comparable à une amande.
Les régions carotidienne, sus-claviculaire et la partie inférieure de la région parotidienne des deux côtés sont également remplies de ganglions tous durs et nettement séparables les uns des autres maïs assez nombreux pour ne laisser presque entre eux aucun espace. Ils glissent facilement sous les téguments et sur les tissus sous-jacents. On trouve enfin derrière la parolide, au niveau de l'angle de la mâchoire, une cicatrice provenant d’une ancienne gomme tubercu= leuse ulcérée.
2 juillet. Ponction de l’abcès, lavage à l’eau slérilisée. Injections de Za0l solution au 1/10. 6 en arrière ; 3 sur le bourrelet supérieur ; 3 sur le bourrelet inférieur ; 3 en avant sur le côté interne près de l'intérligne radio-carpien.
Le 18. Sur la face dorsale du carpe existe encore une petite masse un peu molle plus grosse qu’une pièce de deux francs, la consistance n’est plus nette,
10 octobre. Il existe sur la face dorsale en dedans et ex haut un point fluctuant gros comme une noiselte remarqué depuis 8 jours. Incision, pus. Sur la face antérieure se montre un gonflement de même volume, mais moins nettement fluctuant.
Le 20. Réunion de l’abcès incisé. Incision du petit abcés antérieur dont le volume était égal à celui d’une noiselle environ et qui se trouvait manifestement fluctuant.
Le 27, Il reste une petile fistulette au niveau de l'ouverture du petit abcès. ;
3 novembre. Cicatrisation complète.
Le 18. Il s'est formé un nouveau petit abces semblable comme volume et comme forme aux précédents, très superficiel.
Le 25. L'abcès s’est ouvert spontanément au bain ; pansement iodoformé.
25 décembre, Du côté de la face dorsale on sent les gaines synoviales transformées qui sont plus grosses et plus dures, da côté de la face palmaire on ne sent rien que Padhérence de la peau aux parties profondes dont le volume a seulement diminué. |
Les muscles de lavant-bras sont encore un peu mous, mais ils tendent à prendre leur consistance normale. Il en est de même des muscles de la main en voie de perdre la forme de battoir qu’elle présentait jusqu'ici. La main exécute
sur l’avant-bras les mouvements de flexion presque jusqu’à l'angle droit. Revu il ya un mois. La guérison se maintient.
O8s. 18.— 0. À. T. du poignet suppurée et ouverte Guérison. (LAN- NELONGUE). — La nommée Ph..., Léontine, faubourg St-Antoine, 187, âgée de 24 ans. Lésions multiples du poignet et du carpe avec ulcérations de la face dorsale suppurantes, avec abcès de la face palmaire du poignet ouvert et suppurant. La main est en flexion très accusée ; il existe une véritable subluxation du poignet en avant, et un gonflement très saillant à la face dorsale. L’avant-bras, les éminences thénar et hypothénar sont très atrophiées. Le poignet n’a aucun mouvement, on voit des cicatrices multiples résultant des dernières opérations qui ont été pratiquées à l'hôpital St- Louis (grattage des os).
Yei les injections ne peuvent avoir d’autres effets que d'aider le traitement chirurgical, eurettage des trajets fistuleux qui présentent des fongosités multiples et suppurantes.
14 décembre 1891. Injections. {Face dorsale 6 ; 3 en haut, 3 en bas; face palmaire 7; 4 en haut, 3 en bas.
20 janvier 1892. Ablation des séquestres par deux incisions, l’une antérieure et l’autre postérieure.
2 mars. Actuellement il y a quelques mouvements dans l'articulation, atrophie toujours très marquée des museles. Nécessité de l’électrisation.
5 juillet. État général aussi bon que possible, l’avant-bras malade est revenu presque au même volume que le membre sain, plus trace de fistules, mouvement revient petit à petit, le malade peut saisir et tenir n'importe quel objet avec la main malade.
O8s. 19. — Q. À. T. des 4° et 5e métacarpiens. Guérison (Personnelle). — M.., âgée de 12 ans. Père se porte bien. La mère à des coliques hépatiques. L’anémie de lPenfant s’est accentuée l’année dernière au moment de j’apparition des règles. Bronchite au mois de janvier 1891.
Début. — La main droite, au mois d'avril 1891, présente vers la partie supérieure du 4° métacarpien une petite grosseur de la taille d’une tête d’épingle qui s'est développée peu à peu sans cause appréciable.
Élat actuel, 24 février 1892. — On conslate au niveau de la partie médiane des 4° et 5° métacarpiens, une grosseur du volume d’un œuf de pigeon surélevée de 2 centimètres, au centre se trouve un abcès. Fongosités sur tout le pourtour de cet abcès. Les articulations du carpe avec le métacarpe sont saines. Le point osseux le plus douloureux siège au niveau du milieu du 4 métacarpien, atrophie des muscles de la face dorsale de l’avant-bras.
24 février 1892. 10 injections de 3 gouttes chacune, sur toute la périphérie, sous le chloroforme.
27 mars. Le petit épanchement qui était sanguin a été ponctionné et on en retire à peu près deux seringues de Pravaz d’un liquide sanguinolent et brunâtre, Depuis, la guérison est survenue et s'est maintenue.
OBs. 20. — O. A. T. suppurée du poignet. Guérison (BILHAUT). —
Enfant àgée de 22 mois. La face dorsale de la main est occupée par une tumeur fluctüante et fongueuse. Injection de naphtol camphré etd’acide lactique. Gratlage du foyer osseux. Etat stationnaire. Injection de ZnCI en deux piqûres Réaction viveà partir de ce moment. Guérison rapide. Les mouvements articulaires reviennent peu à peu et sont presque normaux 4 mois après l'opération.
Os. 21. — (Résumée). — Spina-ventosa ulcéré. Abcès sous-cutané de l'avant-bras. Amélioration. — E. [..., âgé de 3 ans. La lésion date de deux mois. Le doigt est énorme, tuméfié, fongueux. Les fongosités ont envahi Ja synoviale du tendon fléchisseur.
Le 21 mars 1892. 1re séance d'injection qui détermine une vive réaction. Celle-ci se calme les jours suivants. Mais la suppuration ne tarit pas. Grattage de foyers osseux le 20 avril. À partir de ce moment. Amélioration progressive. * En juin il persiste encore une petite fistule mais la guérison est certaine. L'enfant n’a pu être suivi.
OBs. 22. — Spina-ventosa ulcéré. Guérison lente. — Léontine Ts, âgée de 6 ans 1/2. L’affection date d’un ans. L’index gauche est énorme. Les mouvements, entre les phalanges, sont nuls et très douloureux.
Le 15 mars, 1e injection qui détermine deux eschares quoique la solution soit à 1/20. Réaction très vive qui détermine une augmentation momentanée de la suppuration. A-partir de ce moment, le doigt alla en diminuant progressivement.
En juillet, il n’y avait plus qu'une petite fistule.
OBs. 23. — Spina-ventosa ulcéré et fistuleux. Guérison lente. — M. C..., âgée de 3 ans. Spina-ventosa de l’annulaire datant de trois mois et siégeant sur l’annulaire, au niveau de la 1re et de la 2e phalange. Le 31 mars. Séance d'injection qui détermine un gonflement très marqué et augmente la suppuration. Le 12 avril, formation d’un petit abcès au-devant de la 1re phalonge. Incision, grattage, Amélioration évidente à partir de ce moment,
En juillet, il y avait cependant encore une petite fistule, insignifiante, il est vrai.
O8Bs. 24, — Ostéite T. du métacarpe. Deux séries d’injections. Deux grattages. Guérison (PERLIS). — LL... Georges, 7 ans. Depuis avril 1890, tuméfaction considérable du dos de la main, abcès du volume d'un œuf de poule. Traitements divers y compris un graitage de juillet en octobre 1891, sans succès notable.
12 octobre 1891. — Première série d'injection : 7 piqûres de IV g. Réaction très vive suivie d’une amélioration rapide. Extraction de petits séquestres:
1er octobre 1892. Deuxième série d’injections : 5 piqûres de IV g. L’amélioration continue mais il persiste une fistulelte jusqu’en juillet 1892, quand l'extraction d’uu dernier séquestre amène la guérison définitive.
16 novembre 1892. L'enfant est revu, la guérison se maintient parfaite. Il ÿ a, au niveau du 1e et du 2° mélacarpien, deux petites cicatrices solides, blanches.
Os. 25. — Ostéite suppurée du 4 métacarpien. Une série d’injections, Amélioration très rapide (PeRLis). — L... Maria, 6 ans. Tout le dos de la main gauche est tumétié. Au niveau du quatrième métacarpien se trouve une ulcération et une fistule conduisant sur l'os dénudé.
30 septembre 1891. Une série d’injections : 4 piqûres de IV g. sur l'os autour de l’ulcération. Au bout de huit jours la tuméfaction diminue notablement et, au bout de trois semaines, la tuméfaction a presque disparu et l'ulcération est presque complètement cicatrisée. L'enfant n'a pas été revu depuis.
O8s. 26. — Spina-ventosa. Une série d'injections. Amélioralion passagère ; Arnpulation (PERLIS). — A... Maurice, 2 ans. Spina-ventosa de l'index gauche traité dès le début (depuis 9 mois) par des pointes de feu. Au moment où l'enfant se présente à l'hôpital, la phalange seule est atteinte. Les articulations voisines sont indemnes.
Le 10 novembre 1891, on fait en une séance 4 injections de IT gouttes chacune aux quatre points cardinaux de la phalange. Réaction très modérée. Au bout de huit jours la circonférence diminue d’un demi-centimètre. mais bientôt l’état du doigt empire rapidement et l'amputation est faite le 18 février 1892.
O8Bs. 27. — Spina-ventosa. Une série d'injections. ‘Aggravation. Amputation (PERLIS). — D... Cécile, 10 ans et demi. Spina-ventosa du médius avec arthrite suppurée de l’articulation métacarpo-phalangienne datant de quatre mois.
10 novembre 1891. 6 injections de IT g. chacune. Douleurs très vives pendant six heures. Les jours suivants augmentation rapide du volume du doigt et de l’étendue de lulcération. Amputation le 23 novembre.
O8s.27 bis.— Mal de Pottlombaire, guérison (CouDRAY).— Au bout de 2 jours disparition des douleurs. Un mois après la 1re injection une autre est faite ducôté droit, en septembre 1891. En octobre marche facile, plus de douleurs
et l’enfant reprend son métier pénible.
Os. 28. (Résumée). — Mal de Pott cervical fistuleux, traité par la méthode sclérogène et l’arlhrectomie. Accident opératoire. Mort. — Léonie L... âgée de 15 ans. Entrée le I4 juin 1891. Salle Giraldès, n° 31, mal de Pott de la région cervicale, datant de 3 ans. Plusieurs trajets fistuleux donne issue à une assez grande quantité de pus.
Le 15 février 1892, Grattage de la face postérieure du rachis. Pendant l’opération plusieurs fragments osseux cariés tn el irréguliers sont enlevés assez difficilement. Hémorrhagie abondante. Au réveil engourdissement général de la malade. Congestion violacée de la face à gauche, dyspnée très grande et mort le même jour.
A l’autopsie on trouve un hématorachis abondant la dure-mère ; rachidienne a été déchirée par un fragment osseux la moelle déviée à ce niveau et entourée de
débris caséeux ne parait pas lésée.
pe
Ogs. 29. — Mal de Pott lombaire avec abcès par congestion. Quatre séries d’injections. Amélioration rapide, persistance d’une fistule iliaque (PERLIS). — M..., Lucienne, 8 ans et demi. Le grand-père, le père et” quatre frères et sœurs sont morts de tuberculose pulmonaire ou méningée ; Lucienne, née à huit mois, élevée dans de mauvaises conditions, présente, dès l’âge de 2 ans et demi, une petite gibbosité lombaire avec abcès ouvert spontanément dans l’aine ; elle est traitée par lPimmobilisation simple dans uné claie d’osier ; la gibbosité au niveau des deux premières vertèbres lombaires augmente un peu, l’empâtement des parties molles s'étend, la pression sur les apophyses est fort douloureuse et la suppuration abondante. L'état général est médiocre ; l'enfant peut marcher, avec une certaine hésitation.
À partir du 5 octobre 1891, 4 séries d’injections de 6, 5, 8 el 4 piqûres sont pratiquées dans l’espace de deux mois et demi, donnant lieu chaque fois à une réaction assez vive. Au bout d’un mois, toute sensibilité à la pression a disparu, ainsi que l’empâtement ; au bout de deux mois, le mal de Pott paraît guéri,” l'enfant marche et son état général s’est beaucoup amélioré. La suppuvatiôn, notablement accrue après les deux premières injections, diminue ensuite au point de ne nécessiter qu’un pansement tous les huit jours et encore ne contientil que peu de pus. Actuellement, en décembre 1892, nous ne trouvons rien à ajouter ; l'enfant marche très bien, mais la fistule n’est pas tarie. Il n’y à pas de trace de sensibilité au niveau de la gibbosité qui est d’ailleurs très petite.
O88. 30. — Mal de Pott, au début. Deux séances d'injection (le 18 février et le 3 mars 1892j. Guérison (DESGUINS). — Il s’agit ici d’un enfant de 6 ans, Léopold C..., le même qui, au mois d'octobre précédent, avait été traité avec succès pour une gonarthrocace. On nous l’amène le 15 février 1892. Le mal de Pott est déjà bien caractérisé. L’affection siège au niveau des 3e et 4e vertébres dorsales. La saillie des apophyses épineuses manifestement exagérée, s'accompagne d’un empâtement des tissus voisins avec vascularisation veineusc. La région est très sensible à l’exploration et les moindres mouvements du tronc provoquent de vives souffrances. T/enfant, qui en a conscience, garde dans son lit, une immobilité complète.
Le 18, nous pratiquons, de chaque coté de la colonne vertébrale 2 injections de 4 gouttes, en passant, au moyen d’une longue aiguille entre les côtes, de manière à atteindre le corps des vertèbres. Cette injection est faite sous l’anesthésie chloroformique. La douleur des piqûres, assez intense le premier jour, sembla dissipée le lendemain. Même les douleurs antérieures etaient diminuées. Dès le surlendemain la douleur avait totalement disparu et l’enfant libre de ses mouvements, commence à jouer au lit. La réaction fébrile avait été nulle.
Suivant notre recommandation on nous le ramena huit jours plus tard et nous pûmes constater que le gonflement et la vascularisation avaient disparu. La douleur n’avait pas reparu. Restait seulement la saillie anormale des apophyses.
Nous fimes pour toute garantie, le 3 mars, une séance d'injection semblable à la première, suivie comme celle-ci d’une douleur assez intense le premier jour, mais exempte également de toute réaction fébrile.
Le 7 mars, l’enfant devant nous quitter définitivement, nous lui mimes, toujours par prudence, un léger corset plàtré, que nous enlevämes trois semaines plus tard. -
Nous crûmes, à partir de ce moment pouvoir considérer notre petit malade
* comme guéri, En effet, la saillie des apophyses épineuses témoigne seule de
l'existènce passée de la lésion. La pression des vertèbres et leur percussion ne détermine,aucune douleur.
La guérison s’est maintenue jusqu'à ce jour.
. O8s. 31. — Mal de Pott suppuré. Guérison (DAvip). — Le Roy (Joseph}, âgé de 22 ans, entre dans le service, le 2 mars 1892. II se plaint de vives douleurs dans la fesse droite. Le long de la colonne vertébrale on trouve une tumeur fluctaante qui s'étend de la crête iliaque au coccyx. La percussion des dernières vertèbres lombaires et des vertèbres sacrées est douloureuse. La marche et les mouvements de flexion du corps sont extrêmement pénibles. Pas d'antécédents héréditaires au dire du malade, rien da côté des poumons.
La tumeur d’abord ponctionnée et injectée d’éther iodoformé, est quelques jours après incisée. Il sort une abondante quantité de pus grumeleux, couleur chocolat. On met un drain et on fait un pansement antiseptique, en même temps qu’on institue un traitement tonique et anti-tuberculeux.
A la fin du mois de mai, le malade se plaint de douleurs violentes de laine droite. La région est le siège d’un empâtement marqué. On a, au toucher, une sensation nette de fluctuation, en dedans el un peu au-dessous de l’épine iliaque antérieure et supérieure. L'incision donne issue à une grande quantité de pus. Un béniqué pénètre de quinze centimètres dans la fosse iliaque, vers la région lombaire. Lavages et pansements bichlorurés.
Les jours suivants, aucune amélioration ne se produit. Fa plaie inguinale et la plaie lombaire suppurent abondamment. La température est élevée surtout le le soir.
Le 11 juin, on constate par la plaie lombaire, un décollement de la peau de deux centimètres environ de largeur, et remontant sur une longueur de dix eentimètres parallèlèment à la colonne vertébrale, On fait une contre-incision à l'extrémité de ce trajet et la plaie est drainée dans loute son étendue.
Aucun changement favorable ne se manifeste dans. l’état général ou dans l’état local du malade durant les semaines qui suivent. 1/amaigrissement et la faiblesse sont extrêmes, l'appétit est à peu près nul. Les plaies lombaire et inguinale, laissent écouler une très grande quantité de pus. Le stylet ne donne pas de sensation osseuse, mais la pression des apophyses épineuses des dernières vertèbres lombaires est douloureuse.
On décide alors de traiter le malade par la méthode selérogèné.
14 août. Première injection de IT gouttes de chlorure de zine. L’aiguille est enfoncée au niveau de la cinquième vertèbre lombaire entre l’orifice supérieur du trajet et la colonne vertébrale.
Le 16. Deuxième injection de II gouttes un peu au-dessous de la précédente.
Le 19. Troisième injection de IV gouttes entre GE inférieur du trajet et la colonne vertébrale.
Le 21. Quatrième injection de V gouttes en dehors de l'orifice supérieur.
Le 23. Cinquième injection de VI gouttes en dehors de l'orifice inférieur. Le drain est sectionné, la partie inférieure est seule laissée en place.
Le 25. La suppuration est un peu moins abondante ; sixième injection de 6 gouttes en dedans de l’orifice supérieur. :
Le 27. La suppuration a diminué, l'orifice Lferions donne seul issue à une petite quantité de pus. La soude ne remonte plus qu’à 4 où 5 centimètres dans Je trajet. Le reste est formé par du tissu dur, sclérosé. La plaie de l'ouverture supérieure bourgeonne et a bon aspect. On fait une septième injection de 6 gouttes en dedans et vers le milieu du trajet.
Le 29. Huitième injection de VII gouttes en dehors de la plaie inférieure.
Le 31. Neuvième injection de VIII gouttes en dehors et vers le milieu du trajet.
2 septembre, Dixième injection de VIII gouttes en dedans de la plaie inférieure .
Le 4. La suppuration a complètement cessé ‘par l’orifice supérieur dout la plaie est cicatrisée.
Le 10. Le trajet qui réunissait les deux plaies lombaires est entièrement comblé. L’orifice inférieur bourgeonne et a bon aspect, les bords ne sont pas décollés. La suppuration de la plaie inguinale est moins abondante. Bien que chez lui les injections fussent parfois très douloureuses et qu'il en souffrit douze, vingt-quatre et même trente-six heures, le malade dit se sentir beaucoup plus fort et n'avoir plus aucune douleur à la région lombaire. Il se tourne du reste seul maintenant dans son lit pour qu’on le panse et se lève dans la salle. Le teint se colore, l'appétit revient.
Le 20. Aucune douleur à la région lombaire, même à la pression. A la place du trajet on sent comme un cordon dur. La plaie inférieure èst à peu près complètement cicatrisée. La plaie inguinale ne donne plus issue qu’à une très faible quantité de pus très clair. Le malade sort et marche dans les cours à l'aide de béquilles. État général très salisfaisant.
O8s. 32 (Résumée). — Sacro-coxo-tuberculose avec abcès symptomatique. Guérison (LANNELONGUE). — Marius F..., âgé de 8 ans. Affection datant d’un an environ. L’abcès paraît s'être développé récemment, il dépend manifestement de l'articulation. Il est ponctionné, lavé à l’eau stérilisée, le 27 juillet 1871. Injection de ZnOI sur tout le pourtour. Induration très nelte des parties précédemment fongueuses. L'abcès cependant se reforme et augmente même de volume. Il est incisé, le foyer osseux est gratté en septembre. En novembre guérison complète. L’enfant, en attendant son départ pour Berck, meurt de diphtérie. A l’autopsie : toute l'articulation est entourée de tissu fibreux très remarquable, il existait cependant encore un petit foyer T. en haut, mais il était complètement entouré de tissu sclérosé.
O8s. 33, — Coxo-tuberculose non suppurée. Guérison. — Ch. W. âgé de 9 ans 1/2, Affection datant de 2 ans.
Actuellement l'enfant présente tous les signes d’une coxo-tuberculose sansabcès. Le 12 septembre 1891, 7 injections de ZnCl sont faites en arrière du col au-dessus du grand trochanter que l’on contourne. Une est faile en dedans à travers les adducteurs, l'aiguille étant dirigée vers la cavité articulaire.
Réaction douloureuse assez vive. L'enfant est soumis à l’extension continue,
Le 25 septembre. L’articulation est bien moins douloureuse.
En novembre. L'état est tel que l'enfant commence à marcher facilement. 11 part pour Berk le 15 janvier.
Revu en février 1895. La guérison s'est maintenue, mais l’ankylose de la
hanche est très marquée. L'enfant marche néanmoins assez facilement et sans béquille.
O8s. 34. (Résumé.) — Coxo-tuberculose suppurée. Guérison. — Mar-
guerite C..., àgée de 9 ans. Entre le 31 juillet 1891. Affection datant d’un an
-environ. Actuellement on trouve un abcès volumineux au-devant du grand trochanter.
Cet abcès est lavé, et autour de lui on fait des injections de ZnCI jusque sur la tête fémorale en contournant exactement le bord postérieur et le bord supérieur du grand trochanter.
Le liquide de l'abcès se reproduit, Il est incisé et à la curette tranchante, on enlève la moitié supérieure du col fémoral et de la Lête complètement sacritiée. Grattage de l’acétabulum. |
A partir de ce moment amélioration évidente et progressive. 2e grattage d’une fistuie en septembre. 8e grattage de cette même fistule en novembre, 4e grattage en mai, mais bien moins important que les précédents,
. À partir de ce moment, guérison complète. L'enfant marche en juin et il va à Berk, le 16 juillet.
O8Bs. 35. — Coxo-tuberculose non suppurée. Guérison (Coupry. Congrès de chirurgie, 1892). — Coxo-tuberculose droite sans abcès chez une petite fille de trois ans, Le 18 août, je fais 7 piqûres de 2 gouttes au 1/10e, 3 sur la face postérieure et le bord inférieur du col en rasant le grand trochanter, 1 en avant du bord antérieur du grand trochaater, 8 sur l'os iliaque. Huit jours après, le 25, on constate un gonflement manifeste de la région postérieure de l'articulation. Le bord supérieur et postérieur du grand trochanter sont effacés, à peine distinets. Dans la profondeur les doigts perçoivent une saillie dure, résistanie, convexe.
Le 15 septembre, cette doublure dure de l'articulation persiste. A signaler le fait noté plusieurs fois par M. Lannelongue ct par moi, pour nombre d’autres cas au point de vue de la sensibilité, c’est que cette enfant, qui avant les piqûres souffrait fréquemment à l'occasion des petits mouvements qu'elle pouvait faire, pe souffrait plus ; un second cas est semblable au précédent,
O8s. 36, — Coxo-tuberculose ouverte suppurée ; 3 séries d’injections. Guérison en apparence complète six mois. Récidive ; ? séries d'injec- M. | 34
tions ; amélioration (PERLIS). — C..., Camille, 12 ans, atteint de syphilis héréditaire qui s’est manifestée par des éruptions sur toute la surface du corps, des rhagades labiales, une rhinite rebelle à toute sorte de traitement, guérie enfin par «une potion ». L’enfantest d'ailleurs fort bien portant depuis l’âge de 7 ans. En décembre 1890, on découvre par hasard l'existence d’un volumineux abcès crural externe à la hanche droite ; l’enfant ne s’était pas plaint jusqu'alors; une coxalgie est diagnostiquée, l’enfant est maintenu au repos, l’abcès incisé en février 1891 ; ilest en effet d’origine articulaire.
À ce moment l'enfant ne sait plus marcher qu'en boitant et l’empâtement des parties molles péri articulaires augmente.
Depuis février jusqu’en octobre 1891, la coxalgie s’accentue lentement ; en octobre 1891 on se trouve en présence d’une coxo-tuberculose à la deuxième période, avec allongement apparent, rotation en dehors, flexion légère et abduction; la flexion va à peine jusqu’à un angle de 135°, l'extension proprement dite est impossible de même que l’adduction. Toute la région est douloureuse à la pression. )
La fistule a 12 cent. de long, et pénètre dans ? articulation. ">
5 octobre 1891. 1re série d'injection de IV g. Douleurs toute la journée ; quinze jours après lechangement est réellement étonnant. Camille peut marcher sans boiter, peut même sauter sur le pied droit. L’attitude est complètement corrigée ; la fistule ne donne presque plus de pus. Cependant il ÿ a encore de la douleur à la pression et les mouvements ne se font pas sans quelque sensibilité.
Le 26. 2e série d’injections, 5 piqûres de II g. Douleurs on 2 heures ; en novembre la fistule est cicatrisée solidement.
14 décembre. 3e série d’injections, 8 piqûres de. VI -g.,. à cause. des si douloureux péri articulaires. A la fin du mois Penfant paraît guéri.
Pendant six mois il va à l’école, se porte à merveille, marche bien,
Nous le voyons en avril 1892. Le processus tuberculeux paraît bien éteint; il faut un examen attentif pour trouver une différence entre les deux articulations. La longueur des membres est pareille, dans le décubitus, les malléoles, les genoux, les cuisses se tanchenrt très exactement, les épines iliaques étant au même niveau.
Ses mouvements sont très étendus : l'extension est complète, le membre est porté en arrière aussi loin et avec la même facilité que le membre-inférieur sain ; la flexion dépasse un peu l'angle droit, l’abduction se fait à 450, Il y a une faible atrophie du mollet et des muscles de la cuisse, à peine 1 cent. La cicatrice crurale est toute petite, blanche, à peine enfoncée et paraît tout à fait solide.
À cette époque, l'enfant présente, autour, de la bouche, des plaques lichéuoïdes et des ulcérations linéaires qui cèdent rapidement à l! SRE de l'iodure de potassium.
Le traitement spécifique (sirop de Gibert} à été continué pendant un temps fort long et sans aucun succès pendant l’évolution de l’arthrite.
En juin 1892, Camille recommence à trainer quelquefois la jambe, se tient souvent hanché ; en juillet il ne marche plus et nous leretrouvons avec tous-les
lle
signes de la coxalgie à la deuxième période, cette fois infinement plus douloureuse qu’en 1891.
13 juillet. 4e série d’injections, 14 piqûres, 0,75 centig. de solution, sur loutes les faces de l'articulation y compris la face interne.
L'amélioration ne se fait pas atteniire, l'attitude se corrige el. la douleur diminue beaucoup, mais l’impotence est absolue, ce qui n'existait pas à la première attaque. En même temps l'enfant présente quelques symptômes cérébraux ; bizarreries d'humeur, inintelligence, céphalalgie ; l’état général, qui a toujours été excellent, baisse. L’iodure de potassium fait disparaître ces phénomènes en quelques jours, mais il n'a aucune action sur la marche de l’arthrite. L’amélioration ne dure pas et en octobre 1892, l'enfant ne peut toujours pas faire le moindre mouvement, la douleur à la pression est revenue et il y a de l’adduction du membre. L'extension continue n’a pas été interrompue depuis le mois de juillet.
12 octobre. 5° série d’ ectonse : 14 piqûres, 0,50 centigr. de solution.
La réaction esl moins intense que les fois précédentes. Au bout de dix jours Vattitude est corrigée, l’indolence est absolue à la pression. À ce moment, la fistule, fermée depuis un an, s’est rouvérte et une quantité considérable de pus et de matières caséeuses s’en écoule pendant quelques jours. Grattage, glycérine créosotée.
Décembre 1892. L'enfant va très bien au point de vue de l'état général, la hanche est indolente, l'attitude bonne, mais l’impotence est toujours absolue ; les mouvements imprimés sont possibles dans une très faible mesure. La récidive est donc plus grave que la première attaque.
O8s. 37. — Coxo-tuberculose peu suppurée. Une série d'injections. Amélioration passagère. Cessation immédiate de la douleur (PERLIS). — B..., André, 10 ans 1/2, alité depuis quatre mois, atteint d’une coxo-tuberculose excessivement douloureuse, La cuisse droite est fléchie sur le bassin à angle presque droit, l’abduction et la rotation en dehors sont notables. Aussitôt après l'admission de l'enfant à l'hôpital on l’immobilise dans une gouttière de Bonnet avec extension contivue, et au bout de dix jours, les douleurs spontanées dimis nuent notablement, l'attitude étant parfaitement corrigée. Mais il est toujours mpossible d'imprimer le moindre mouvement à la jointure sans provoquer de grands cris, la pression même légère est insupportable.
2 octobre 1891. Une série d’injections : 6 piqûres de IV g. La réaction es modérée, Le surlendemain on constate nettement des indurations au niveau des piqûres et la sensibilité diminue.
Le 9. Sept jours après l'injection, la douleur spontanée a disparu complètement, les mouvements sont possibles dans tous les sens mais dans une faible étendue sans provoquer la douleur; la pression forte est douloureuse. À partir de ce moment l’enfant n’a plus souffert, mais au bout de quelques semaines la tête fémorale commence à se luxer en arrière malgré l'extension, puis un vaste abcès par congestion se développe et après de longs mois de traitement l'enfant
est actuellement à Berk-sur-Mer avec un raccourcissement considérable et nullement guéri.
O8s. 38. — Coxo-tuberculose bilatérale. Une série d’injections pour chaque articulation. Amélioration. Mort de péritonite tuberculeuse (PERUIS). — J..., René, 6 ans 1/2, entaché de tuberculose héréditaire, boitant de la hanche gauche depuis l’âge de ur an, alité depuis l’âge de 4 ans 1/2, immobilisé dans une claie d’osier à 5 ans 1/2 ; un vaste abcès froid est incisé et reste fistuleux ; l’enfant se trouve mieux pendant quelques mois ; vers la fin de 1891, il se plaint du genou droit que l’on couvre de teinture d’iode, d’onguents, etc.
Nous voyons l'enfant en mars 1892 dans un état pitoyable, les deux cuisses fléchies sur le bassin, les moindres mouvements rendus impossibles par la douleur ; l'enfant ne peut être retourné ni nettoyé, il crie jour et nuit; en soulevant légèrement un orteil on fait basculer l’enfant tout d’une pièce. L'état général est cependant relativement bon et il n’y a aucun signe de-tuberculose viscérale. Le genou droit est sain, l’enfant a deux coxalgies à la deuxième période."
Le petit malade est redressé sous chloroforme, remis dans une gouttière avec extension continue aux deux jambes. Les trajets fi fistuleux sont pansés avec des crayons d’iodoforme.
Deux mois de ce traitement améliorent l’état général et local d’une manière assez peu appréciable, Aussitôt que l'extension est interrompue un instant, l’enfant pousse des cris déchirants, il n’est toujours pas maniable et les pansements sont une torture pour l’enfant et les panseurs.
11 mai 1892. Injections à la hanche gauche : 14 piqûres de IV g., le long de la fistule crurale sur les côtés d’une sonde cannelée et sur toutes les faces de l'articulation. L'enfant crie pendant 10 heures, mais à partir de ce jour il ne se plaint plus. Deux bourrelets durs bordent la fistule qui donne peu de pus ; la pression au niveau de Particulation est presque indolente. :
29 juin 1892. Injections à la hanche droite. Quelques jours plus tard la douleur à également disparu de ce côté et on constate même quelque mobilité articulaire. Le petit dort et mange bien, ne pleure plus, se laisse bien panser: il reste d’ailleurs absolument impotent, ne peut ni se soulever nise retourner et ses membres sont complètement décharnés.
Fin juillet. Mort en quelques jours de péritonite tuberculeuse.
O8s. 39. — Coxo-tuberculose suppurée. 2 séries d'injections. Amélioration. Pas de guérison (PERLIS). — R..., Louis, 5 ans. Coxalgie gauche à la deuxième période, abcès crural externe ouvert. Tuméfaction et suppuration abondante.
2 octobre 1891. Injections de IV g. Réaction très vive; douleur et tuméfaction de toute la région. La suppuration augmente et une seconde collection purulente fait saillie dans la région fessière; elle est incisée et les deux abcès pansés à la glycérine créosotée donnent beaucoup moins de pus au bout de quelques jours.
18 novembre 1891. 10 injections de IV g. Réaction très vive, suivie d'une
diminution notable de la tuméfaction et de la suppuration. Aucun progrès nouveau ne se fait à partir de la fin du mois de novembre; l'impotence du membre est absolue, la douleur vive dans les mouvements. Les trajets fistuleux ne se ferment pas. L'enfant, suivi pendant plusieurs mois encore, a été ensuite perdu de vue.
O8s. 40. — Tumeur blanche de la hanche, non suppurée. Trois séances d'injection. Résultat douteux (DESGuINS). —- Le nommé M..., Léon, de 23 ans, de faible complexion et portant, sur sa figure, en quelque sorte le cachet de la tuberculose, entre en traitement en février dernier pour une coxalgie, datant déjà de bien des mois, mais très peu caractérisée cependant au point de vue des signes physiques. 11 n’y a ni déboitement, ni abcès circonvoisin, mais les muscles sont rétractés, la marche est pénible, et les douleurs, surtout la nuit, sont assez {vives pour obliger à l’emploi régulier d’analgésiques et de somnifères. ;
Le 10 février 1892, trois injections de quatre gouttes de solution au 1/10e autour du rebord cotyloïde en arrière.
Le 15, dépôt de six gouttes en avant de la cavité cotyloïde.
Le 18, dépôt de 24 gouttes en six places autour des attaches fémorales de la synoviale. |
Ces trois séries d’injections furent très douloureuses. Elles furent suivies d’un peu de gonflement, qui persista, du côté du pli de l’aine, Les douleurs à la date du 25, c’est-à-dire 15 jours après la première injection, n'étaient pas encore sensiblement atténuées.
Sans attendre davantage, nous immobilisämes alors la jointure, en même temps que nous appliquions l’extension continue.
À partir de ce moment, les douleurs diminuèrent assez vite et disparurent même assez complètement pour nous permettre d'enlever, dès le 15 avril, tout appareil.
Le mois suivant, le malade quittait l’hôpital, n’ayant plus d’autres douleurs que celles provoquées par les marches un peu prolongées. L'état (local) du malade est resté stationnaire depuis lors. L’articulation paraît être ankylosée. Quant à la santé, prise dans l’ensemble, elle n’est pas améliorée et l’on commence à reconnaître des signes non douteux de tuberculisation pulmonaire.
Ogs. 41. — Tumeur blanche de la hanche, suppurée, ouverte (réctidive de résection). Deux séances d’injections. Résultats nuls (DESGUINS). — La petite St..., Bertha, 11 ans, a-été réséquée de la hanche il y a plusieurs
années. L'enfant a retiré le plus grand bénéfice de cette intervention, au point
de vue de la douleur, de la marche, comme aussi et surtout de la santé générale, qui de déplorable qu’elle était primitivement est devenue excellente. Toutefois il persiste quatre fistules, donnant journellement une quantité de pus suffisante pour percer un pansement ordinaire.
Le 18 août 1891, trois injectiuns de 2 gouttes de ZnOI au 1/10e.
Le 29, uneinjection de 4 gouttes. Les douleurs très vives déterminées par ces
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injections, d’une part, et l'incertitude de l'indication précise, d'autre part, nous incitent à ne pas insister davantage. Les injections paraissent n'avoir eu aucune influence.
O8s. 42.— Trajet fistuleux déterminé par une tuberculose du grand trochanter. Guérison. (DAVID.) — Malade àgé de 22 ans. Entre pour une fièvre typhoide à l'hôpital. A la suite de celle-ei se déclare un phlegmon de la région thoracique qui guérit par les moyens ordinaires, et un autre de là région sacrée qui résiste aux traitements par les incisions, les drainages et les lavages antisepliques.
Du 10 mars au 3 septembre, persiste un trajet fistuleux au niveau du grand trochanter. Un stylet va jusque sur l'os carié.
Le 3 septembre, an institue le traitement par les injections de chlorure de zinc. Dix injections variant de IIT à IV gouttes sont faites autour du trajet fistuleux qui se ferme rapidement et permet au malade de partir en un excellent était général et local, en convalescence, à la fin du mois d'octobre.