‹ Des Différentes Formes d'Ostéo-Arthrites Tuberculeuses De Leur TraitementChapitre 45 sur 55 · NES · texte numérisé non relu

NES

O8BS.117.—O.A.T. de la partie antérieure du cou-de-pied,suppuréeet ouverte. Guérison (LANNELONGUE, in thèse POUx). — Fernande C..., âgée de 2 ans, entrée salle Giraldès, le 22 août 1891. Le début de l'affection actuelle remonterait à il y a six mois environ, au dire de la mère. À cette époque, Penfant commença à se plaindre de son pied, à la suite d’une chute, et on s’aperçut aussitôt que celui-ci était le siège d'un gonflement, siégeant surtout à la partie dorsale du pied, et jusqu’au niveau du cou-de-pied. État actuel le 22 août. Pied gauche : au niveau de la partie externe du mélalarse, existent des fongosités, qui se prolongent dans l'articulation larso-métatarsienne en arrière; jusqu’à l'articulation métatarso-phalangienne en avant. Latéralement, elles s'étendent sur le 4e et le 5e métatarsien, contournant le bord externe du pied et se continuaut sur la face plantaire. Toutes ces fongosilés sont molles et en voie de s’abcèder. |

Légère atrophie des muscles de la jambe ; un ganglion poplité, les ganglions de l’aine sont un peu plus volumineux que ceux du côté sain.

Le 25. 7 injections de deux à trois gouttes chacune, à la périphérie des fongosités (solution au 1/10e).

3 septembre. Incision de la partie latérale externe du pied, enlèvement d’un petit séquestre de la grosseur d’un pois.

Le 11. Pansement, la plaie est en bon état, l’enfant part le même jour pour Berck.

15 juin. Une nouvelle intervention à la curette a été faite dans le courant du mois de mai; actuellement, le pied va très bien et conserve tous ses mouvements. Il reste seulement une petite ulcération superficielle à cicatriser, La guérison est prochaine,

À Berck, une fistule a dû être grattée de nouveau en septembre.

O8s.118. — O. A.T, du cou-de-pied, suppurée et ouverte. Guérison

{COUDRAY). — Georges D..., àgé de 5 ans, vu le 23 avril 1891. État à l'en-

trée. Convalescent depuis une quinzaine de jours d’une variole. La mére a Femarqué que la tuméfaction du cou-de-pied avait considérablement augmenté de volume pendant la maladie. Gonflement assez considérable du cou-de e-pied ; déviation du pied en valgus, équinisme marqué ; atrophie des muscles de la jambe. Développement fongueux considérable des culs-de-sac antérieurs de la Synoviale, en avant des malléoles, et ces fongosités sont molles, au point qu'on

pourrait songer à des collections fluctuantes. Fongosités également en arrière de

la malléolé interne, sur le bord du tendon d’ Achille, de même en arrière de la

malléole externe. IL est difficile d'explorer les os.

30 avril. Léger suintement séreux par les piqûres, presque pas de réaction.

14 mai. Suintement séreux à peu près nul. Les fongosités restent molles dans la plupart des points touchés par l’ignipuncture, IL est vraisemblable que Ja suppuration se produise; cependant il n’y a ni rougeur, ni amincissement local de la peau depuis l’opération.

Le 28. Douze nouvelles pointes de feu. Deux points ramollis sur la malléole interne semblent indiquer qu’un abcès est en voie de formation. État pers très mauvais. .

9 juin. La suppuralion ne s’est pas effectuée. Exulcération au niveau des pointes de feu, gonflement, rougeur. Extirpation de lPastragale à la curette, celui-ci présentait plusieurs petits séquestres. Eee du tibia et du péroné dénudes.

9 juillet. Les deux plaies interne et externe, sont (phases : en arrière de la malléole interne, entre cette malléole d’une part, et l'insertion du tendon d'Achille d'autre part, existe un gros paquet de fongosités: tout à fait ramollies qui ont ulcéré la peau dans l’étendue d’une pièce de de 0,50 cent. Sur le bord

‘interne du tendon d’Achilie, la suppuralion est moindre, mais il est évident que

les fongosités pullulent à nouveau, non seulement dans la profondeur, et à la surface des plaies, mais encore au niveau du tendon d'Achille, au niveau de la malléole interne, et au-dessous d’elle jusqu’à Ja limite de la plante du pied. Piqüres de chlorure de zinc.

* Le 11. L'enfant s’est plaint par intervalles pendant la nuit. qui a suivi les injections. Hier la douleur a été à peu près nulle, Il a mangé comme d'habitude; seulement la première nuit, un peu d’agitation sans fièvre.

État local. Les plaies ont un aspect moins fongueux : les fongosités qui sont de chaque côté du tendon d'Achille sont plus dures. Celles de la partie interne, au niveau desquelles le tégument était altéré, présentent un petit foyer de suppuration qui est évacué-par simple pression et lavage. Somme toute, amélioration évidente depuis les injections. Température rectale, 389,6.

Le 13. Pas de fièvre depuis le 11 juillet. Appétit conservé, sommeil bon, l'enfant joue toute la journée et ne se plaint nullement de son pied. État local le même que le 11- juillet. Il faudra sans doute évacuer et gratter le foyer dégénéré, situé dans la malléole interne,

Le 16. Il existe des fongosités molles et dégénérées non seulement sur le bord

interne, mais encore sur le bord externe du tendon d'Achille,

Le 25. Grattage des fongosilés qui se trouvaient dans les gaines des péroniers latéraux, le long du tendon d'Achille, surtout du côté externe. Rétablissement au foyer existant dans l’articulalion. Nouveau grattage des fongosités. Drain passé à travers l'articulation. Deux piqûres dans les gaines des péroniers latéraux (solution au 1/10-). Deux autres de chaque côté du tendon d'Achille.

Le 28, Les plaies ont très bon aspect ; il s’est produit le 27 juillet, surlendemain des piqûres, une hémorrhagie. On reconnaît qu’elle s’est faite par une ulcération située sous la malléole interne, dans la direction des vaisseaux tibiaux ‘postérieurs. En ce point, l’ulcération produite par des fongosités dégénérées existait bien avant l'injection, il est possible cependant qu’un vaisseau ait été piqué. Quoi qu’il en soit, l’hémorrbagie s’est arrêtée assez facilement par la compression sans qu'on ait eu à défaire le pansement ; il s’agit probablement donc d’une hémorrhagie dans les fongosités.

Le 30. Il s’est formé une fusée purulente légère sous la peau de la malléole externe et le tendon d'Achille ; sauf cet incident, les plaies ont bon aspect et ne sont plus fongueuses.

4 août. Le bon état des plaies se maintient, bien qu’encore un peu pâles, les tissus voisins et les os sont durs.

Le 8. Dureté générale des tissus autour des plaies.

3 septembre. Guérison depuis trois semaines, le malade essaie de marcher malgré qu’on le lui ait défendu.

Le 18. Revu. La guérison persiste, l’enfant marche constamment.

12 juin 1892. Guérison contirmée. Celle-ci était définitive en 1893.

OBs. 119. — O.A.T. fibio- Cros non suppurée. Guérison, (LANNE- LONGUE). — B. C.. . Épanchement articulaire dans. le genou. Fongosités très abondantes en arrière de là malléole externe du côté droit. Quelques-unes aussi en arrière de la malléole interne. Mouvements articulaires en grande partie conservés.

6 août 1891. 6 injections de ZnCl. Peu de réaction locale. Les jours suivants linduralion es très manifeste.

17 septembre.-Nouvelle séance d’injections. Révelion très vive cette fois. Les fonensités s'indurent et disparaissent. |

15 octobre. Les deux cous-de-pied sont guéris. L'enfant commence à marcher et sort guéri en janvier 1892. /

O8s. 120. (Résumée.) — O. A. T. suppurée du tarse. Guérison. —

-Victoria Mal, âgée de 7 ans. Début il y a 14 mois. En juin 1891, gratlage du 1er métatarsien et du 1er cunéiforme; néanmoins, deux fistules persistent. , En octobre 1891, injections de ZnCl (6 injections de 2 gouttes) encadrant le foyer malade. En novembre, grattage. Depuis, guérison rapide. L'enfant com- -mence à marcher en janvier. Eile a été revue en août 1892. Guérison maintenue.

O8s. 121. — O. À. T. suppurée du cou-de-pied droit. Guérison lente

De. T—

HiANNELONGUE). — Bloc, âgé de 2 ans. Soigné depuis deux mois pour une prétendue entorse.

Actuellement, fongosités périmalléolaires des plus évidentes. Les mouvements de flexion et d'extension sont très douloureux. Le 17 novembre, première séance d’injections : 8 injections de 2 gouttes © chaque; réaction intense. Les jours suivants, compression. F4 k. En février 1892. L'enfant va très bien, mais le talon présente une augmen- | tation de volume à sa face inférieure simulant un abcès. Incision, il s’agit 4 de masses adipeuses, mais il existe un point dénudé sur le caleanéum. Une fistule ; persistant, le foyer osseux est gralté en mai. Depuis, la guérison définitive est + survenue et s’est maintenue.

O8s. 122. — O. A. T'. non suppurée astrogalo-calcanéenne. Guérison lente. (Personnelle.) — Louis Laf.…, âgé de 7 ans. Début en février 1892. Actuellement, les fongosités entourent la malléole externe. Le pied est dévié en varus. Les mouvements sont possibles mais douloureux.

Le 7 avril, première séance d’injections : 30 gouttes. Réaction très vive. Une fistule se produit au-dessous de la malléole externe. c

En mai, cette fistule est grattée, elle conduit non pas sur Particulation tibio- : tarsienne, mais sur larticulation astragalo-calcanéenne. Celle-ciest curettée com-

| ” plètement. L'enfant va mieux depuis cette opération. Mais cette amélioration dure peu. Le 1er septembre, 2e grattage moins important que le premier. Le 16, l'enfant va à Berck, disparition des fistules et immobilisation dans un appareil silicaté actuellement. \

- OBs. 123. — O. À. T. non suppurée du pied droit. Guérison. (Personnelle.) — Céline G..., âgée de 13 ans. Entre le 2 mai 1892.

Le 5 mai, injections de ZnCl et piqüres. Amélioration évidente. Disparition des fongosités. Apparition des fistules en juillet. Elle est grattée en août. 2e grattage en novembre. Guérison définitive.

2 Actuellement, guérie, marche très bien. Va aller à Berck.

O8Bs. 124. — Foyer tuberculeux du tarse droit, traité par les injections de chlorure de zinc. Épanchement sanguin. Sujet atteint d’ailleurs de coxalgie double. Guérison. (Due à l’obligeance de M. le Dr MÉNARD, chirurgien de Phôpital maritime de Berck-sur-Mer.) — Sp... fille âgée de 8 ans et demi, en traitement à Berck depuis le mois de novembre 1891, pour une

coxalgie double.

Au mois de septembre dernier se montre un gonflement fongueux sur le bord interne du tarse droit. Son développement rapide, sa consistance mollasse et l'amincissement de la peau sous laquelle se dessinent des veinosités bleuàtres, DES annoncent une prochaine ulcération.

4 octobre. En présence de cette menace, j'ai recours à la méthode de Lannelongue, et j’injecte dans la région malade 1 gr. 50 de solution de chlorure de zinc se au dixième en douze piqûres.

La douleur consécutive très vive durant treis jours se calme ensuite. Un gon» flement considérable se produit avec un épanchement sanguin du volume d’une grosse mandarine, recouvert par une peau amincie.

Cet épanchement est évacué par une ponction avec le trocart, la cavité lavée avccune solution d'acide borique et remplie à moitié par du naphtol camphré.

La ponetion est renouvelée quatre fois à huit jours d'intervalle. A la troisième ponction, on retire un liquide jaune citrin d’une transparence parfaite, de même à la dernière ponction. Enfin une fistulette s’est établie, mais cette fistulette ne laisse couler que quelques gouttes d’une sérosité transparente. Les pansements sont faits avec des précautions rigoureuses pour éviter la suppuration..

10 février 1893. Le suintement séreux a continué jusqu’à l'époque actuelle. Mais le gonflement a complètement disparu. Si la fistulette tarde trop longtemps à se l'ermer, il y aura lieu de recourir à un évidement qui portera, soit sur le. scaphoïde, soit sur le col de l’astragale. Mais actuellement l'écoulément, réduié à quelques gouttes de liquide transparent à chaque pansement tous les 5 ou 6 jours, contre-indique toute intervention. 5

Je n'ai pas à faire ici l’histoire des coxalgies qui sont du reste en bon état, sans luxation, sans abcès et avec une bonne position de chaque membre.

O8s. 125. — T'uberculose du col de l’astragale droite. Injection de chlorure de zinc. Évidement. Guérison (MÉNARD). — Gr, fille de 8 ans, entre à l'hôpital Maritime en janvier 1892.

Elle est atteinte d’un foyer tuberculeux siégeant sur le bord interne du pied droit au niveau de l'interligne médio-tarsien.

M. Felizet a pratiqué il y a six semaines des injections de chlorure de zinc dans la région malade. :

Actuellement-un abcès très super liciel recouvert par une Real mince et rouge recouvre le bord interne.du pied depuis le.scaphoïde jusqu’en arrière de la malléole tibiale.

Le 23 février 1892. L'enfant est endormie, j'ouvre l'abcès sous-malléolaire. Eu cherchant avec la sonde cannelée l’origine osseuse de l’ affection, on tombe sur le col de l’astragale qui est dénudé.

- La curelte entraîne l’astragale avec la plus grande facilité. Je suis conduit à enlever la lotalité du col de l’astragale avec la tête avant d’avoir enlevé toute la partie osseuse qui-paraît malade. L’articulation du cou-de-pied n’est pas ouverte, mais l'articulation médio-tarsienne est béante dans toute sa partie astragalo- scaphoïdienne.

La plaie est bourrée de gaze iodoformée sans aucune réunion.

En quelques semaines, la cavité opératoire se comble de bourgeons charnus et son orifice se rétrécit. Comme la région médio-tarsienne conserve un certain degré de tuméfaction, on fait une nouvelle série d’injections de chlorure de zine le 28 avril 1892. A près que le gonflement consécutif à ces injections est disparu, l’amélioration est-très marquée. La fistule opératoire se fermé.au bout d’un mois environ.

En août, se montre un nouvel abcès sur le milieu du dos du pied en avant de

l'interligne de Chopart. Cet abcès est ouvert et traité par le curettage. - Le 18. On retire de petits fragments osseux avec la curelte qui traverse le tarse de haut en bas. La plaie est bourrée avec la gaze. Aucune réaction ne se produit sur le reste du {arse après celle opération. La plaie se rétracte progressivement et la fistule se ferme au bout de six semaines.

On pouvait craindre que le pied qui s'était maintenu en équinisme malgré l'application de plusieurs gouttières plâtrées destinées à le soutenir, ne restät fixé dans celle position vicieuse. Il n’en a rien été. Après la guérision de ces fistules, les mouvements du cou de-pied ont repris peu à peu une certaine étendue ; le pied a pu se mettre spontanément à angle droit sur la jambe.

Depuis plus de quatre mois les fistules sont fermées complètement, Penfant se promène avec des béquilles, mais par précaution elle n’a pas été autorisée à se servir de son pied, qui reste constamment protégé par un appareil plâtré. Ces précautions devront être maintenues encore pendant quelques mois pour éviter la récidive et assurer une guérison définitive.

Le pied est à peine infléchi en dedans. Il l'est beaucoup moins qu'on aurait pu le craindre après l’ablation de la tête et du col de l’astragale. Il n’y a pas de déviation ou varus. Le pied repose sar le sol directement par sa face plantaire. Le bord interne du pied est raccourci d'environ un demi-centimètre. Encore n'est-il pas démontré que ce raccourcissement doive être mis entièrement sur le compte de l'acte opératoire qui à supprimé une partie de l’astragale. :

Le gros orteil est en effet moins volumineux et aussi très légèrement raccourci.

L'enfant, dont l’état général a toujours été excellent, n'offre aucune autre manifestalion tuhereuleuse, extérieure ou viscérale.

OBs. 126. — Carie des os du pied. Lésion ancienne suppurée non ouverte. Intervention chirurgicale. Guérison probable (DESGUINS). — E..., Jean, âgé de 14 ans, est atteint depuis des aunées d’une altéralion douloureuse des articulations tarso-métatarsiennes droites. La lésion remonterail à une dizaine d'années. Nulle trace de fistule. Toutefois, au moment où le malade entré en traitement (avril 1892) la région est un peu rouge, douloureuse et chaude, Il ya bien certainement uu travail de suppuration et imminence de fistule. La flucluation n’y est pas encore loutefois, mais des fongosilés tendues font saillie sous la peau du dos du pied comme aussi de la plante du pied,

26 avril 1892. 10 injections de 4 gouttes chacune de chlorure de zinc. Cette injection est suivie pendant deux jours de douleurs tres vives que nous calmons au moyen d'enveloppements antiseptiques. La température ne s'élève pas et pourtant le travail inflammaloire a reçu comme un coup de fouet, car la peau devient à deux places, au-dessus ct au-dessous du pied, ronge violacé et ne parde pas à proéminer sous la poussée d’nn liquide évidemment purulent. La peau s’amincissaut de plus en plus et l'ouvertire spontanée étant imminente,

“tous plaçons, le 7 mai, le jeune malade sous Île chloroforme, avec le dessein

d'ouvrir l’abcès par le dessus et par le dessous et d’enlever soigneusement toutes les portions d’os nécrosées ou carieuses. Nous sommes conduit à enlever la majeure partie du quatrième métatarsien, la tête des troisième et cinquième métatarsiens, un fragment du troisième cunéiforme et la moitié environ du cuboïde. Toutes les parties suspectes, dures et molles, étant enlevées, le pied se trouve tunnellisé. La cavité se rétrécit progressivement, et à l'heure actuelle, il ne reste plus qu’une petite plaie. Il y a, en somme, tout lieu de croire que la guérison va être obtenue sans qu’il faille recourir à d’autres observations.

O8s. 127. — Tumeur blanche tibio-tarsienne suppurée, non ouverte. Injection d'une trentaine de gouttes en quatre séances. Résultat incertain (DESGUINS). — Homme de 49 ans, profondément usé et atteint d’une tuberculose pulmonaire avancée. L’arthrocace est déjà ancienne ; ouire les masses fongueuses bien développées, on perçoit une fluctuation dans Particle et

une disjonction des surfaces articulaires. N’avait été l’état de délabrement de tout | ‘ , : ; : à NAS l'organisme, nous eussions proposé une amputation. Celle-ci n'étant guère pos-

sible et le malade souffrant d'autre part beaucoup, nous fûmes heureux d’avoir à notre disposition les injections de chlorure. Nos premières injections furent seulement de 4 gouttes, puis de 6 gouttes, enfin de 9 gouttes à la dernière séance.

Diminution très notable de la douleur, bien que les injections fussent en ellesmèmes extrêmement pénibles.

Le 30 janvier, 18 jours après celte première injection, il fallut vider par aspiration un abcès froid.

Injection le 10 février d’une dizaine de gouttes, l’abcès se reproduisait, et le 19 février il fallut le vider à nouveau, ainsi que le 8 mars. Cette dernière fois, nous injectämes dans la poche vidée du naphtol camphré, qui amena une certaine acuité dans l’abcès, lequel se vida spontanément par l’orifice de ponction, un couple de jours plus tard, laissant persister une fistule. Le malade, plus satisfait sans doute de la marche de sa maïadie, nous quitta peu de temps apres. 11 est probablement mort à l'heure actuelle.

Ogs. 128. — Ostéo-arthrite suppurée du cou-de-pied. Quatre séries d'injections. Guérison après deux mois de traitement (PERLIS). — B..., Jeanne, 4 ans 1/2. Début de l'arthrite en mai 1891. Trailée pendant quatre mois sans succès, par des pointes de feu, appareil plâtré, etc. Actuellement (1er octobre 1891), la marche est impossible, Le cou-de-pied est déformé, arrondi par uue collection fluctuante qui fait saillie des deux côtés du cou-depied. Circonférence à la pointe des malléoles, 18 cent. Douleur à la pression.

Le 5. Une première série d’injections : 6 piqûres de IV g. Réaction vive ; douleur pendant dix heures. La collection fluctuante augmente rapidement : elle est incisée au bout de six jours et donne une grande quantité de pus. La cavité de l’abcès diminue rapidement

Le 26. Deuxième série d’injections : 2 piqûres de IV g. chacune. Dix jours plus lard, l'abcès est guéri, l'enfant marche sans aucune douleur, en posant le

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