ROUE
O8s. 96.— O.A4.T. du cou-de-pied gauche non ouverte et non sup- Purée. Guérison complète (Dr Coupray). — Mme M..., âgée de 35 ans. Entorse du cou-de-pied gauche vers le mois de septembre 1888. A la suile de celte entorse gonflement et douleur, dès que la malade fatigue un peu, ou fait une marche prolongée. Le gonflement a augmenté depuis l’été de 1891.
État actuel. 29 février 1892. Gonflement de la région malléolaire. externe gauche, ayant pour centre la malléole elle-même. Le gouflement remonte à 2 ou 3 centimètres sur le péroné, et descend du côté du bord externe du pied à 3 centimètres au-dessous du sommet de la malléole, En avant, ce gonflement s'avance jusqu’au voisinage de l’interligne médio-tarsien, en arrière jusqu’au tendon d'Achille. Douleur sur la face externe de la malléole à 1 centimètre audessus de la pointe. Douleur à la pression au niveau de l'articulation tibio-péronière. Les mouvements de l'articulation tibio tarsienne sont presque complètement libres, et ne provoquent aucune douleur. Il en est de même pour les mouvements de la médio-tarsienne.
En résumé, l'affection consiste en des fongosités molles, sans être fluctuantes, siégeant autour de la malléole externe, vraisemblablement dans la gaine des péroniers latéraux, peut-être entre cette gaine et le tendon d'Achille, En avant elles commencent à envahir la partie externe de l'articulation tibio-tarsienne Altération probable de la malléole externe et de l’articulation tibio-péronitre.
8 piqûres de chlorure de zinc au 1/10, 16 gouttes environ autour des fongosités. 1/4 d’heure avant la séance de piqûres on fait deux injections de chlorhy drate de morphine (2 centigr. environ) 1/4 d'heure après une autre injecLion de 1 cenligr. 1/2.
1e mars. La malade a très peu souffert après les injections de ocen de zinc.
Le 3. La réaction inflammaloire a été modérée. On commence la compression au moyen de l’amadoù et du diachylon.
Le 7. En enlevant le bandage on constate en arrière de la malléole externe une vive douleur avec rougeur très accentuée des Léguments,
Le 10. La douleur à beaucoup diminué. On trouve un gonflement dur et dense dans les différents points injectés, sauf au-dessous et en arrière de la malléole externe, .où il y a évidemment une infiltration san guiue dans la gaine des péroniers et dans le tissu cellulaire sous-cutané. La douleur est médiocre en cette région qui ést rouge, mais d'une rougeur plutôt dinliltration sanguine que d’inflammation franche. On pratique une vigoureuse compression, et on immobilise le pied dans une gouttière en fil de fer.
Le 17. L'état de la région malléolaire est très satisfaisant; il ny a pour ainsi dire plus trace de l’épanchement sanguin que. lon avait constaté 11 y a huit jours. Le gonflement n’est plus guère apparent qu’au-dessous de la malléole, mais il est constitué maintenant par un lissu dur el ligneux. La pression n'est douloureuse qu’au niveau die la malléole et encore très légèrement; les mouvements du pied se font facilement. On fait encore de la compression avec l’'amadou.
4 mai. Le gonflement a entièrement disparu; il n'y a plus trace de fongosités ; on commence le massage et l'électricité.
Le 19. La malade marche. Revue en février 1893, les mouvements sont plus étendus et la marche plus facile.
O8s. 97. — O. A. T. du cou-de-pied gauche non ouverte el non suppurée. Guérison (Coupray). — Charles R... âgé de 13 ans. Père et mère bien portants. Une sœur morte de la rougeole à 3 ans 1/2. Étant très jeune le pelit malade a eu des adénites suppurées. Le début de l'affection actuelle remonte à 18 mois et semble avoir eu pour cause exceptionnelle une entorse au cou-de-pied. Le malade cependant n’a pas cessé de marcher malgré le gonflement qui apparaissait de temps en temps, durait 7, 8 jours, puis disparaissait.
État actuel. 8 octobre 1891. Cou-de-pied gauche; toute la région du coude-pied est le siège d’un gonflement surtout apparent entre les bords postérieurs . des deux malléoles et le tendon d'Achille. Il remonte en ces points à une<haur teur de trois travers de doigt environ; mais sans effacer complètement les gouttières rélro-malléolaires. En avant, il est moins accusé. La saillie des ten: dons extenseurs, quoique moins nette que du côté sain, est relativement conservée. Le gonflement présente une consistance assez faible. Le pied est fixé à angle droit. Les mouvements spontanés de flexion et d’extension sont extrêmement limités, presque nuls et très douloureux. Pas de mouvements anormaux : douleurs à la pression, à la partie antéro-interne de la malléole péronière; un peu moindre à la partie postérieure de la malléole tibiale.
Très légère atrophie des muscles de la cuisse et de la jambe. Pas de ganglions poplités. Les ganglions de l’aine sont peut-être un peu PHES volumineux que ceux du côté opposé.
Traitement, On fait 8 piqûres de deux gouttes chacune d’une solution au 1/10 de chlorure de zinc.
10 octobre. L'enfant a souffert jusqu’au soir de l'injection, il ne souffre plus du tout aujourd’hui.
Le 13. KKéaclion assez vive. Gonflement inflammatoire, rougeur. Réseau veineux très apparent. Légère teinte ecchymotique sur presque toute la région.
Le 17. Le gonflement à presque entièrement disparu. On sent derrière la malléole péronière, de la crépitation synoviale.
Le 29. Le malade qnitie l'hôpital. Le gonflement a RP disparu, ainsi que la rougeur. Il persiste un peu de douleur à la pression au niveau des malléoles.
Actuellement, 15 juin 1892, l'enfant va hien, il marche toute la journée sans se ressentir de son pied le moins du monde, Tous les mouvements sont conservés.
L'enfant a été revu, le 1er mars 1893, la guérison s’est maintenue complète.
OBS. 98. — O. À. T. du cou-de-pied gauche non ouverte et non suppurée. Guérison. — Casimir G..., àgé de 7 ans, entré le 23 avril 1892, salle Giraldès, n° 45.
Antécédents personnels. Étant fort jeune, abcès de l’aisselle ayant suppuré deux mois. Le petit malade a toujours été d’une faible santé. À 2 ans, hernie inguinale, à 4 ans 1/2 varicelle, à 6 ans suppuration tuberculeuse au niveau de l’avant-bras droit. Le début de la maladie remonte au mois de sep-
tembre 1891. L'enfant à la suite d’une légère entorse prise en courant se plaint
du pied pendant quelque temps, on remarque à ce moment un léger gonflement du côte gauche apparaissant sous l’influence de la moindre fatigue, Tout rentre dans l’ordre pendant quelques mois, mais au commencement d'avril, le pied enfle des deux côtés au niveau des malléoles et la marche n’est plus possible qu'avec une claudication très prononcée.
État actuel, 25 avril 1892. On constate que la région du cou-de-pied est déformée et volumineuse. A la palpation, on sent un énorme paquet de fongosités mollasses, en avant de chaque malléole. Ces fongosités se rejoignent sur la partie antérieure du cou-de-pied et forment sous les tendons un véritable coussinet de un centimètre à un centimètre et demi d'épaisseur. En arrière des malléoles, il en est de même, et le creux normal qui existe entre le bord postérieur de celles-ci et le tendon d'Achille, est complètement rempli de fongosités et forme une légère saillie. La pression sur le sommet des malléoles, surtoat sur le sommet de la malléole externe, éveille une vive douleur. La marche est possible mais douloureuse, le malade boite fortement. Les mouvements de flexion et d'extension du pied sont limités et douloureux. Nulle part on ne constate l'existence de pus. Le pied droit est sain ; on nole sur la peau, vers la partie moyenne du tibia droit, une cicatrice de 5 à 6 centimètres de longueur sur un centimètre de largeur environ, c’est là, au dire du malade, la trace d’une ancienne blessure. -
Traitement : Dix injeclious de 3 gouttes environ chacune, de chlorure de zinc au 1/10 ; 3 injections encadrant chacune des malléoles ; 2 injections sur la région antérieure du cou-de-pied, une au-dessus, et une au-dessous des fongosités ; 2 injections en arrière, une de chaque côté du tendon d'Achille,
26 avril. Réaction inflarumatoire assez vive, œdème considérable de la région dorsale du pied, mais la douleur qui a suivi les injections a cessé complètement. On fait de la compression à l’amadou.
6 juin. On enlève l'appareil plâtré, mais on continue encore à faire de la compression à l'amadou.
Le 15. La région du cou-de-pied, surtout en arrière, est encore volumineuse, mais ce gonflement est dur et dense, bien différent de ce qu'il était au début. Les fongosités de la région antérieure du cou-de-pied ont entièrement disparu. La pression sur les extrémilés osseuses n'éveille de la douleur en aucun point. Tous les mouvements du pied sont possibles et se fout sans douleur. Le petit malade va marcher incessamment.
10 juillet. Grattage d’un petit point malade de la malléole externe,
Octobre. L'enfant guéri depuis longtemps commence à marcher.
En mars 1893, l’enfant est guéri et va à Berk,
O8Bs. 99. — O. À. T. du cou-de-pied non ouverle el non suppuree. M. 35
Amélioration momentanée. Traitement incomplet.— Marie B..., 4 ans, éntrée le 7 avril 1899, salle Giraldès. Bonne santé dans les premières années. L’affection actuelle remonte à environ trois semaines avant son entrée à l’hôpital. L’enfant qui marchait bien auparavant a commencé, vers cette époque, à se plaindre de son pied, et à tenir celui-ci en marchant ; quelques jours après à apparu le gonflement. Un médecin consulté alors à conseillé de porter l’enfant à l'hôpital Trousseau.
État actuel. 21 avril 1892. La région du cou-de-pied est peu déformée, on constate suftout de la fuméfaction sur la partie dorsale du pied, au niveau de la tête des métatarsiens. La marche est possible, mais la petite malade boite un peu, et accuse de la douleur. L’articulation tibio-tarsienne paraît relativement saine. La pression est médiocrement douloureuse au niveau du tibia et du péroné ; très douloureuse au contraire au niveau de la tête des méiiariens, et surtout du 5e métatarsien.
Traitement : Injections de chlorure de zinc 1/10, 30 gouttes environ réparties en dix piqûres sur la limite des fongosités. On porte du chlerure de zinc sur les 2e, 4e et 3e métatarsiens, en introduisant l'aiguille par le bord externe du pied, sous les tendons extenseurs. Immobilisation du pied dans une gouttière plètrée. Pansement antiseptique.
Le 24. Compression à l’amadou.
20 mai. L'état du pied est on ne peut plus satisfaisant, les fongosités sont complètement transformées en tissus durs et fibreux, la pression est encore un peu sensible, mais les mouvements se font bien et sans douleurs. Les parents emmènent la petite malade, malgré l’avis du médecin. Revue le 25 février 1893. Fistules multiples, etc.
088, 100. = O. À. T. du cou-de-pied, non ouverte et non suppurée,
Guérison. — Fernand D..…., âgé de 9 ans, entré le 7 novembre 1891, salle Giraldès, n° 42, service de M. Lannelongue:
À. P. Le début de la maladie actuelle paraît remonter au mois d'août 1891, à cette époque l’enfant a fait une chute, et depuis il se plaint de souffrir de son pied.
État actuel, le 7 novembre 1891. Le malade est atteint de tuberculoses mul= tiples. 1° Articulation tibio-tarsienne du côté gauche. — On trouvé des fongosités sur tout le pourtour de la jointure. Elles forment en avant de la malléole interne une plaque donnant un relief accusé, saillant au niveau de la face antérieure du cou-de-pied. Ce relief présente une saillie plus accusée que celle de la malléole. Les fongosités sont molles et sans pus.
Il existe également un gros bourrelet en avant de la malléole externe, semblant correspondre à l'articulation périnéo-tibiale. Saillie molle dans plus d'un pouce d’étendue en hauteur et élastique. Fongosités conservées de chaque côté du tendon d'Achille.
On sent encore sous les tendons extenseurs un épaississement des tissus dû à la présence de fongosités profondes.
Le tibia est sensible, à la pression en avant, sur le bord antérieur de la malléole interne. Sensibilité en arrière au niveau de l’astragale,
L’artieulation a encore quelques mouvements, mais ceux-ci sont très diminués d’étendue et de longueur. Atrophie du mollet, de la cuisse, Nombreux ganglions inguino-cruraux volumineux, 2° Pied droit. — Il existe un petit abcès avec ulcération de la peau partant de la première phalange et entourée de fongosités. L’articulation métatarso-phalangienne paraît normale. Cet abcès occupe la face dorsale de la phalange et le tendon de l'extenseur paraît envahi : il a le volume d'une. demi-noix. 30 Coude droit. — Tumeur tuberculeuse, qui ne paraît pas encore abcédée. La tête du radius est très sensible à la pression. L’erticulation du coude parait intacte. 4 Main droite. — On trouve un abcès symptomaltique du volume d'une grosse noix, provenant du 8° métatarsien. Les gaines des extenseurs sont prises. Abcès manifestement fluetuant.
Le 18, On pratique douze injections autour du cou-de-pied gauche,
Le 20, Réaction intense.
Le 27. À la parlie interne du cou-de-pied s’est formée une eschare.
8 décembre, L'état du cou-de-pied s'améliore très rapidement de jour en jour, actuellement les fongositéstrès dures dans tous les points diminuent sensiblement de volume,
Le 15. Les fongosités ont acquis une consistance extrêmement dure. Les téguments sont revenus à leur aspect normal, et le gonflement de la région a dimioué,
Le 21. II s'est formé sur le côté interne du cou-de-pied en arrière et près de l’eschare un phlegmon aigu qui est incisé.
20 janvier 1892. Il ne reste plus trace de fongosités profondes, L'abcès aigu contiuue à suppurer, les mouvements de flexion et d'extension sont partiellement conservés. L
Le 27. La suppuration diminue.
8 avril. Guérison, Les mouvements de l'articulation s’exereent bien.
15 juin. La guérison s’est maintenue. Le malade ne marche pas pas encore mais fait des mouvements dans son lit, et sans douleur,
Revu en octobre 1892, La guérison s’est maintenue.
O8s. 101. — O. À. T. du cou-de-pied droit non ouverte, mais suppurée. Guérison. — M. P..., quatorze ans et demi, entrée le 10 mars 1881, Salle Giraldès, n° 43, service de M. Lannelongue.
Début. Boite depuis huit mois et souffre beaucoup,
État actuel. En avant pas de saillies des tendons extenseurs. Toute la région est convexe, soulevée par des fongosités profondes. Latéralement, pas de relief des malléoles, les gouttières anté, rétro et sous-malléolaires étant remplies également et converties «en surfaces convexes par des fongosités qui forment de vérilables boudins allongés, surtout marqués en arrière, où ilsrègnent en dedans, sur une hauteur de quatre travers de doigt ; en dehors sur une hauteur de cinq. En arrière, ces fongosités se prolongent jusqu’au. tendon d'Achille et s’enga :
gent sous lui, pour se continuer d’un côté à l’autre. Toutes ces fongosités sont très molles, mais ne tendent pas à s’abcéder actuellement. Pas de liquide intraarticulaire. Ligaments. Latéral externe; manifestement soulevé et fongueux, sensible à ses attaches, Latéral interne ; son faisceau postérieur est envahi aussi par les fongosités. Les portions postérieure et moyenne sont saines. Os. Le péroné n’est pas volumineux, mais il est sensible à la pression, au niveau du ligament péronéo-tibial antérieur et du ligament latéral externe. Tibia très sensible dans toute la région diaphyso-épiphysaire. C’est bien lui qui a été sans doute le premier malade. Muscies de la jambe et de la cuisse très atrophiés, surtout en avant. Ganglions du pli de l’aine nombreux et plus volumineux du côté du sain, pas d’adénite poplitée. Mouvements très douloureux et très limités. Le pied est à angle droit sur la jambe. Autres manifestations tuberculeuses. Gommes tuberculeuses non ulcérées au poignet gauche, du volume d’une noiselte ; à la paume de la main, à la joue. Les ganglions cervicaux sont engorgés. Traitement : 5 injections du 12 mars au 27 mai; 3 injections (solution au 1/10), 12 mars, 6 mai, 27 mai ; 1 injection (solution au 1/20} 22 avril; 1 injection (solution au 1/40) 15 avril. Résultats. La transformation des fongosités a élé retardée ici par un peu d’arthrite vraisemblablement provoquée par les injections et la formation en avant de la malléole externe, d’un abcès communiquant avec l’articulation que M. Lannelongue a dû ouvrir et nettoyer le 29 avril. /
Résultat définitif. Transformation de toutes les fongosités en un tissu dur presque ligneux. Au centre d’un bourrelet postéro-externe, il y à eu- un petit épanchement sanguin qui à disparu. La sensibilité osseuse paraît médiocre ou nulle à la pression. La flexion et l'extension se font bien. Le premier de ces -«mouvements est seulement un peu plus limité et provoque, quand on Pexagère, une certaine sensibilité.
15 juin 1892. La guérison est complète, le pied va très bien, tous les mouvements sont conservés et ne provoquent pas de douleurs. Il persiste cependant un peu de maladresse pour ja marche mais sans la moindre sensibilité. L'état général est excellent.
En décembre 1892, apparition d’une fistule de la malléole externe. Celle-ciest grattée. Actuellement l’enfant est en voie de guérison définitive.
OBs. 102. — O. 4. T. du cou-de-pied, non ouverte mais suppurée. Deux grattages complémentaires. — B..., Auguste, àgé de 3 ans 1/2. Il s’est mis à boiter vers l’âge d’un an.
Au moment de l’entrée à l'hôpital, les deux mailéoles sont encadrées par des bourrelets de fongosités ; les gouttières du tendon d'Achille sont comblées, et les tendons antérieurs, soulevés. Il existe de la douleur à la pression sur lépiphyse du Libia. On trouve un abcès en dedans, sur le quart inférieur de Ja jambe, il a le volume d’une grosse amande et paraît dépendre d'une lésion distincte de la diaphyse du tibia.
Le 19 juin. M. Lannelongue pratiqua une série de six piqûres en différents
points autour de cou-de-pied. Elles sont suivies d'un gonflement dur, sans chaleur de la peau.
Le 23. Trois nouvelles piqûres autour de l’abcès indépendant.
On constate en même temps un résultat excellent de l'intervention,
Le 25. En palpant les fongosités, on reconnaît une induration très nolable de toutes les masses fongueuses. La peau est un peu tendue sans rougeur.
Le 30. On incise l’abcès interne. Il s’en écoule nn liquide plutôt séreux que purulent. En grattant son enveloppe, on arrive jusqu'à la diaphyse du tibia qui est altérée et on en détache de petits fragments.
En résumé, on constate en peu de jours une transformation très nette des fongosités et il ne semble pas qu'il y ait lieu d'y revenir, Il convient toutefois d'attendre la résolution totale.
1e: septembre. Incision au niveau du trajet fistuieux, qui siège au niveau de la malléole interne droite, à deux centimètres de la pointe et en arrière. Grattage de la partie postérieure du tibia.
25 octobre. Incision et grattage de deux gros abcès, l'un externe, l’autre interne. Draivage, pansement.
15 décembre. L'état de l’articulation tibio-tarsienne est bon ; mais immédiatement au-dessous, on voit un trajet de suppuration intéressant la partie inférieure du tibia.
8 avril 1892. Petit point fistuleux en dedans.
14 juin. L'enfant peut remuer son pied sans douleur. Il persiste encore un tout pelit point fistuleux en dedans, au niveau et en arrière du collet de la malléole. Cette fistule est du reste en très bonne voie et presque cicatrisée.
Toute la région du cou-de-pied est dure, et de véritables petits fibromes occupent la pläce des anciennes fongosités.
La pression encore un peu douloureuse sur la malléole interne, ne l’est plus du tout sur la malléole externe. L'enfant est pour ainsi dire guéri; on fait du massage et de l’électrisation, en même temps qu'on lui permet d'exécuter des mouvements dans son lit.
Apparition d’une fistule en août. Grattage en novembre 1892 ; actuellemen l'enfant est en voie de guérison définitive.
Ogs. 103. — ©. A. T. du cou-de-pied, non ouverte mais suppurée, Amélioration. — B..., Charlotte, âgée de 4 ans 1/2, entre à l'hôpital Trousseau, le 19 juin 1891. Cette enfant a eu à deux ans une broncho-pneumonie. Depuis cette époque, et même depuis une époque un peu antérieure, elle a commencé à boiter.
l'articulation tibio-tarsienne est entourée par une zone de tissu fongueux qui forme des bourrelets volumineux, surtout en avant et en arrière de chaque malléole. Un abcès gros comme une noix s’est formé derrière la malléole interne. Le tibia est douloureux au niveau de son extrémité inférieure. On trouve une série de gros ganglions dans le triangle de Scarpa du membre correspondant. I] n’existe rien de pareil du côté opposé,
23 juin. On ponctionne l’abeès, et on procède à son lavage aussi complet que
possible avec de l’eau stérilisée. Puis, on pratique une série d’injections de chlorure de zinc au dixième autour des fongosités articulaires, et sur la base de labcès.
Le 29. Les fongosités ont une consistance ferme et uniforme partout, L’abeès est guéri, seulement, au point où il a été fait une injection sur Ja paroi de l’abcès, il s'est produit une petite eschare superficielle, qui est eu voie de réparation.
28 juillet. La petite malade passe au service d'isolement de la varioloïde. Son état local est très bon; les fongosilés de l'articulation ont été entièrement trans. formées. Les mouvements recommencent à se produire. L’eschare est presque entièrement cicatrisée, Après une-absence de plus d’un mois, l'enfant revient d'Aubervilliers, présentant de nombreuses cicatrices de variole. Arficulation. Etat local en mauvais état, plusieurs points suppurent ; l’eschare est agrandie et on constate des fongosités en avant.
22 septembre. On pratique 8 injections au pourtour de l'articulation.
Le 24. Réaction peu intense. se
Le 28. Le gonflement a beaucoup diminué, l'articulation a un meilleur aspect. Les fongosilés sont remplacées par un tissu dur. Les douleurs également bien moindres. Sur la partie externe de l'articulation, on ne trouve plus qu'un point suppurant ; à la partie interne, surface bourgeonnante de la grandeur d’une pièce de 2 francs. Pansement iodoformé. e
1 octobre. L’articulation est en bon état, maïs la cicatrisation des plaies ne se fait pas.
15 juin 1892. Quelques jours après son arrivée à Berk les petites plaies qui restaient se sont cicatrisées successivement. Mais il y à un mois environ, un nouveau foyer de fongosités s’est reproduit au-devant de la malléole interne, nécessitant de nouvelles injections de chlorure de zine, et aussi une intervention nouvelle. Ce foyer paraît tout à fait localisé. Le reste de la région, transformé et fibreux, est en lrès bon état.
Part guéri de Berck, en septembre. La guérison s’est maintenue.
OBs. 104. — O. À. T. du cou-de-pied, non ouverte mais suppurée. Amélioration. — Hélène D..., âgée de trois ans.
Depuis trois mois l’enfant boitait un peu.
État actuel, le 10 octobre 1891. Maintenant la malade marche sur son talon, la marche ne peut être longtemps soutenue sans que l'articulation gonfle beaucoup et devienne douloureuse. Fongosisés formant une masse bien nette en arrière de la malléole interne. Fongosités également formant un-anneau autour de la malléole externe. Léger épaississement au niveau des tendons fléchisseurs.
1er octobre. Injections de chlorure de zinc au 1/10.
Le 6. Sensation de dureté. Réaction atténuée.
Le 10. Le gonflement, et la légère rougeur du cou-de-pied, ont très notablement diminué, la rougeur a même disparu. Le gonflement augmente de consis-
tance, surtout en arrière des malléoles. Le cou-de-pied est mobile, et la flexion pouvant se faire jusqu’à l'angle droit et au delà, il ne parait pas nécessaire de mettre un appereil inamovible,
Le 20. La région antérieure du cou-de-pied est moins volumineuse, mais en arrière, de chaque côté du tendon d'Achille et en arrière de lui, se trouve un relief mollasse volumineux. On fait de la compression à ce niveau.
3 novembre. Ivcision de l’abcès sur le côté externe. Grattage.
15 juin 1892. Pendant l'hiver de 1891-92, la petite malade qui était chez elle, a été négligée; on ne lui à pas fait observer le repos absolu prescrit comme première condition de traitement. Aussi un nouvel abcès s'est formé et ouvert du côté de la malléole externe, vers le mois d'avril 1892.
Etat actuel. On remarque au niveau du collet de Ia malléole interne une toute pelite plaie presque cicatrisée, située au milieu d'une région absolument transformée en tissu fibreux. A la partie externe du cou-de-pied, au milieu de tissus durs et denses, existent les ouvertures de deux petites fistules qui suppurent. Un stylet introduit par celles-ci permet de s’assurer que les os sous-jacents sont dénudés et malades.
En résumé : Transformation et guérison du foyer interne, au niveau duquel la pression ne détermine plus aucune douleur. Transformation libreuse de la région externe, mais existence d’un foyer osseux profond rendant une nouvelle intervention indispensable.
O8$. 105. — O. À. T. du cou-de-pied, suppurée et ouverte. Guérison. (M. LANNELONGUE). — Marie L..., âgée de dix ans, est atteinte d’une ostéoarthrite du cou-de-pied, avec des masses fongueuses considérables et avec deux fausses ulcérations fistuleuses.
La région du cou-de-pied est le siège d'un gonflement fongueux énorme occupant toute sa circonférence, mais plus marqué en avant et en arrière de chaque malléole. Deux ulcérations qui siègent au dehors du tendon d'Achille, donnent issue à des produits caséeux sous linfluence de la pression du doigt. Le pied est comme disloqué, il est douloureux partout. D'un avis unanime, c’est un cas désespéré à qui ne conviendrait que l’amputation. La maigreur du membre est extrème, et tranche avec le gonflement fongueux du cou-de-pied.
M. Lannelongue pratique deux séries d’injections le 15 et le 29 mai (solution à 1/10).
5 juin. Des collections fluctuantes s'étant montrées en dedans et en dehors du tendon d'Achille, deux incisions me permettent non seulement d’évacuer le contenu de ces abces tuberculeux, mais en même temps d’'exlirper une grande quantité de fongosités. Un fragment de l’astragale nécrosé et libre est enlevé en même temps.
A Ja suite de cette intervention, il se produit une amélioration rapide des lésions locales; à la place des masses fongueuses, molles, demi-fluetuantes, on ne trouve plus que ces tissus denses résistant à la pression, à la manière du tissu fibreux. Cependant, il reste encore au-devant de la malléole externe une région moins modifiée où lon trouve toujours un empätement mollasse.
Le 30. M. Lannelongue pratique à ce niveau une série de quatre injections de trois gouttes chacune (solution au 1/10). Deux jours plus tard, le 2 juillet, nouvelle incision, suivie de l’extirpation à la curette d’une grande quantité de produits caséeux et de fongosités. En somme, amélioration très grande.
28 juillet. Incision sur le côté externe, en arrière de la malléole, où persiste une fistule donnant issue à un peu de pus. Ablation à la curette tranchante d'esquilles osseuses de petites dimensions. Les tissus périphériques ont une densité beaucoup plus considérable ; il en est de même de l'os.
10 août. Suppuration abondante au niveau de la malléole interne.
Le 18. La suppuration que l’on avait observée a en grande partie disparu. La région a très bon aspect, IL ne persiste qu’un poiut un peu ramolli, en arrière de la malléole interne.
3 septembre. 6 injections de chlorure de zinc au 1/10. Pas de douleurs dans la soirée.
Le 7. Incision latérale réunissant les orifices fistuleux, sur le trajet des cicatrices anciennes. On enlève de nombreuses fongosités sur les trajets qui communiquent de dehors en dedans et en arrière. Puis grattage de l’astragale, dont on sent la tête dénudée en dedans et en dehors. L'’os tout entier paraissant malade est totalement enlevé. On résèque l'extrémité inférieure de la malléole externe.
Le 28. La suppuration diminuant de plus en plus, on commence à faire de la compression à l’agaric sur les points encore mollasses des parties latérales. On continue à introduire des crayons d’iodoforme dans les trajets fistuleux.
9 novembre. A la partie antéro-interne de l'extrémité inférieure de la diaphyse tibiale s’est formé un abcès de 5 cent. environ de long. sur 3 cent. de large, peu saillant, mais manifestement fluctuant. Incision : pus grumeleux, grattage. Réunion.
5 décembre. Immédiatement au-dessus de labcès précédent, actuellement presque tout à fait cicatrisé, s’est formée une nouvelle plaque de fongosités ramollies, ayant deux doigts et demi de haut, sur deux de large, où l’on sent une fluctuation un peu obscure, et où la pression détermine de la douleur.
13 janvier 1892. La transformation est presque complète. Localement la suppuration diminue beaucoup. Les tissus sont denses. [état général s'améliore notablement; la température reste constamment au-dessous de 38°.
8 avril. Les fistules sont fermées. La douleur a entièrement disparu, les mouvements sont possibles. Électrisation et massage.
15 juin. L'état satisfaisant constaté le 8 avril a persisté, les fistules de Ja région du cou-de-pied sont compièlement cicatrisées. Les mouvements sont limités, mais possibles et s'exéculent sans douleurs. Pas de sensibilité exagérée à la pression,
1e" juillet. Agoravation subite. Formation de fistules en dedans et en dehors, qui persistent longtemps et nécessitent encore un gratlage en décembre. Actuellement, la malade est entin en voie de guérison définitive.
08.106. — O.A.T. de l'articulation libio-tarsienne, suppurée et ou
E te
verte. Guérison (Poux). — Charles A.., âgé de 4 ans. Entré le 27 jan- - vier 1892, salle Giraldès, n° 37. :
Antécédents personnels. — Le début de l'affection remonte à dix-huit mois. Un abcès fut ouvert à Tenon à la consultation, où pendant quatre mois on lui fil trois fois par semaine des pansements antisepliques. Apparence de guérison pendant un an. L'enfant est alors amené à l'hôpital Trousseau.
État actuel. Le pied est en flexion sur la jambe. A la palpation, on trouve,
un gonflement considérable de l'articulation tibio-tarsienne en avant et sur les côtés ; à la face externe, en avant de la malléole, épaississement très marqué de la synoviale, indiquant l'existence de fongosités. En arrière de la malléole, le gonflement également très considérable, fait disparaître la dépression qui existe normalement entre ia malléole et le tendon d'Achille. A la partie interne, on constate les restes d'un trajet fistuleux rétro -malléolaire, sur le pourtour duquel se trouvent des fongosilés.
8 février 1892. Redressement du pied, maintenu à angle droit dans un appareil plàtré. |
Le 10, Série d’injections de 3 ou 4 gouttes chaque d'une solution de chlorure de zinc au 1/10.
Le 18. On constate du gonflement au niveau des deux malléoles, avec couleur rouge violacé des téguments qui les recouvrent. A la palpation, on trouve des. tissus plus denses et plus durs. On maintient l'appareil plâtré, et on fait de la compression avec l’amadou.
9 mars 1892. On constate de nouveau l'existence du trajet fistuleux rétro, malléolaire. En le suivant en arrière à la face postérieure du tibia, on découvre l'existence d’un petit foyer osseux dans l’épiphyse du tibia. :
C Grattage avec la curetie : Le trajet fistuleux lui-même est nettoyé et gratté avec la curetlte.
Le 13. Appareil plàtré.
15 juin 1892. Transformation fibreuse complète. Cicatrisation du trajet fistu-' leux et de son ouverture; tuméfaction dure à ce niveau. Pas de douleur à la pression ; quelques mouvements indolents. État général très bon, on fait tous les jours de l’électrisation et du massage. Non revue depuis.
O8s. 107. — O. À. T. du cou-de-pied suppurée et ouverte. Amélioration. (LANNELONGUE, in thèse de Poux). — Virginie H..., 3 ans 1/2, entrée le 2 mai 1892, salle Giraldès. {
Le début de la maladie actuelle remonte au moins de mai 1891. A ce moment, la petite malade se plaignail simplement un peu, surtout lorsqu'elle marchait sur le pavé. On s'aperçut alors que Son pied enflait légèrement et on la porta à Saint-Louis, où on recommanda à la mère de faire un peu de compression. Les symptômes ne faisaient que s'aggravér, on conduisit l'enfant à Tenon. A cet hôpital on fit des piqûres probablement de chlorure de zinc.
État-actuel le 5 mai 1892. Mouvements du pied très douloureux rendant la marche diflieile..A l'inspection, on constate que la région externe du cou de-pied
est très tuméfiée; la pression sur la malléole externe éveille une vive douleur. A la palpation, on sent une masse considérable de fongonsités distendant l’articulation, t s'étendant en avant et en arrière de la malléole externe qu’elles encadrent. Ces fongosités vont du bord externe du tendon d'Achille jusqu’à la partie antérieure et médiane du cou-de-pied. À ce niveau existent les ouvertures de trois petites fistules formant un triangle à base inférieure et très étendue, à sommet placé sur la pointe de la malléole. L'état général est satisfaisant. On trouve quelques petits ganglions dans le pli de laine. On fait ce même jour 8 piqûres de chlorure de zinc au 1/10 de 2 à 3 gouttes chacune ; l'enfant a été chloroformée. On applique aussitôt un appareil plâtré largement évasé, et un pansement anliseplique.
Le 6. La douleur a été modérée, l’enfant a souffert jusqu'au 5 mai au soir. Aujourd’hui : on note les signes d’une inflammation assez vive, rougeur et gonflement généralisés de la région qui est douloureuse à la pression. Un peu de sérosité louche s'écoule par-les ouvertures fistuleuses. s
Le 8 mai. Les phénomènes inflammatoires élant en voie de résolution on fait de la compression ouatée par-dessus le pansément.
12 juin. Des trois fistules qui existaient primitivement sur la partie externe du cou-de-pied, la fistule médiane répondant à la pointe de la malléole, reste seule béante et donne issue à une petite quantité de pus épais et jauvâtre. La pression éveille un peu de douleur à ce niveau. La régiou tout autour, est dure et fibreuse etabsolument transformée. L'amélioration n’est pas douteuse, mais les mois suivants deux fistules persistèrent et nécessitèrent un nouveau grattage en décemhre. Actuellement la malade va bien et elle est en voie de guérison définitive.
OBs. 109. — Ostéo-arlhrile du cou-de-pied suppurée et ouverte. Mal de Pott. Guérison (Coupray). —B... Hélène, âgée de 5 ans 1/2. Le début de la maladie remonte à environ 3 ou 4 mois.
Actuellement, fongosités mollasses siégeant particulièrement en avant de la malléole externe et également en arrière de cette malléole le long du bord externe du tendon d'Achille. Ces fongasités pénètrent probablement sous la face antérieure de ce tendon, la gaine des péroniers ne semble pas fongueuse. Sur la partie antérieure de l'articulation des fongosilés existent au-dessous des tendons extenseurs. De même 1l en existe un gros paquet au devant de la malléole iuterne; en arrière de celle malléole, et surtout au-dessus d’elle il existe une tuméfaction fongueuse qui s’élend en arrière jusqu'aux tendons d'Achille. Exploration des os. Pas de points douloureux sur le péroné ni sur le tibia. Douleur nettement réveillée sur le col de l'astragale. Le pied reste en attitude à peu près normale, mais il a de la tendance au valgus équin. Cependant on peut le redres- ‘ser. Lès mouvements de l’arliculation sont assez libres.
Ignipuncture. Compression au moyen de ouate imbibée de sublimé.
19 mars. Depuis deux jours, vives douleurs ; on constate de la rougeur autour des ouvertures dues aux pointes de feu, et du pus s'écoule par celles-ci en assez grande abondance.
À ; Le 24. Les orifices des piqûres du côté interne sont le siège d’une suppuration . abondante ; sphacélée minime de la peau en 3 ou 4 points différents. 16 mai. Redressement du pied à angle droit. Application d'un appareil silicaté. Les plaies sont en bonne voie, Les fongosités ont notablement diminué; quelques-unes persistent encore cependant ; en arrière de la malléole interne et en arrière de la malléole externe, le long du tendon d'Achille. & 9 juin. Application d'un appareil plâtré ; après nouveau redressement du
SR pied. d , 25 juillet. I} existe une plaque de fongosités au bord externe du tendon ” d'Achille, et une autre également sur le bord interne, Etat général très mauvais
depuis longtemps. On pratique des injections au chlorure de zine au 1/10. Quatre gouttes sur le bord externe du tendon d'Achille, et dans la gaine des péroniers latéraux. Trois piqûres de deux gouttes chacune à la partie interne, toujours le long du tendon d'Achille. (L'enfant n’est pas chloroformé ; les douleurs consécutives sont peu intenses.)
= Le 28. Gonfiement phlegmoneux à la-partie externe du tendon d'Achille, à
; la partie interne gonflement mou, fluctuant. (Probablement, épanchement sanguin où abcès au sein des fongosités.) Compression ouatée spécialement dirigée sur ce point. |
Le 30. L'épanchement a diminué notablement; dureté tout autour ; les fongosités de la partie externe du tendon d'Achille sont dures et denses. Come pression. ;
5 août. La collection située à la région externe du tendon d'Achille a ulcéré la peau en un point en baut. Incision, grattage. Les tissus qui limitent le foyer sont durs, complètement transformés.
1er septembre. La plaie est presque cicatrisée. Quelques bourgeons charnus, qu'on cautérise à la teinture d'iode.
Le 17. Il existe à la surface externe de l’articulation en avant de la malléole externe une ulcéralion, qui mesure 1 cent. 1/2 dans le seas vertical et au-dessous de cette uleération, une plus petite qui communique par un trajet qui seme ble superficiel et par lequel il sort un pus grumeleux ; on ne sent pas d’abcès au-dessous de ces ulcérations. En dehors du tendon d'Achille, au-dessous de la cicatrice legèrement fongueuse il semble qu’il y ait encore des fongosités ; sur le bord interne du tendon d'Achille, encore un peu de tissu mou. Cinq nouvelles piqûres.
Le 24. L'uleéralion tuberculeuse qui sièzeen avant et au-dessous du péroné, conduit par un trajet fistuleux à l'articulation dû cou-de-pied. Longue incision antéro-externe qui découvre l’astragrale ; extirpation par fragments de cet os à l'aide de curettes tranchantes : grattage des surfaces du tibia et du péroné. Incision sur le bord interne du tendon d'Achille an niveau duquel existe un foyer purulent avec décollement. [ncision sur le bord externe même du tendon prolongée jusque dans le foyer articulaire. Pansement, drainage.
Bnovembre. Le trajet situé à la partie externe du tendon d'Achille est resté encore uu peu fonzueux. Grattage du trajet jusque dans le foyer osseux.
SHSUE RE
25 décembre. Appareil plâtré. Redressement du pied par véritable fracture du cal fibreux interposé entre les os de la jambe et le tarse postérieur. 16 avril 1892. Guérison. Œdème dur, persistant.
Ogs. 110. — O. À. T. du cou-de-pied suppurée et ouverte : amélioration {LANNELONGUE, in thèse de Poux). — Edouard G...,4# ans, entre le 27 avril 1892, salle Giraldès. Le debut de affection actuelle Ne au mois de janvier 1892. L'enfant qui marchait bien jusque là a commencé à se plaindre de son pied et le soir, ou après une fatigue quelconque, la région du cou-de-piéd enflait.
État à l'entrée. A l'inspection du cou-de-pied gauche, on constate une tuméfaction et une déformation considérables. À la palpation, on s'assure de la présence de fongosités mollasses nombreuses, formant une véritable collerette autour de l’articulation tibio-tarsienne. Celles-ci sont surtout prononcées en avant de la malléole tibiale. Sur la partie antérieure, elles sont molles et t comme fluctuantes. La pression, au niveau des extrémités osseuses, éveille une vive douleur, qui fait pleurer le petit malade.'On note en divers endroits, les ouvertures de plusieurs trajets fistuleux : une toute petite, en voie de cicatrisation, se trouve un peu en avant du sommet de la malléole interne. Une seconde de la grosseur d’une pièce de 0.20 cent. sur la région antérieure du cou-de-pied, enfin un troisième une peu plus petite, sous la partie antérieure du collet dela malléole externe. Plusieurs ganglions du volume d’une toute petite noisette existent dans le pli de laine du côté gauche. L'état général est satisfaisant, l'appétit conservé Pas de fièvre. Rien aux poumons.
5 mai 1892. On pratique 8 piqüres de chlorure de zinc au 1/10, de 2 à s goultes chacune : sous le chloroforme. 4 encadrant la malléole interne, 2 en avant de Ja malléole externe, 2 en arrière, une de chaque côté du tendon d'Achille. On applique aussitôt une gouttière plâtrée.
Le 6. Réaction inflammatoire intense dans toute la région du cou-de-pied, surtout à la partie interne dont les téguments sont rouges et tendus.
Le 9. On renouvelle le pansement, et on fait de la compression ouatée,
Le 19. Le pied est toujours immobilisé, ce qui rend difficile la constatation de l'état actuel. Toutefois un examen superficiel permet de constater que l’inflammalion a beaucoup diminué, la région est moins douloureuse et les fongosités ont déjà pris une consistance dure et dense bien différente de celle qui existait avant les injections.
15 juin. [1 y a trois semaines on à enlevé, au moyen de la curelte tranchante, une bonne partie de l'astragale et du calcanèum, et aussi du cuboide. On a nettoyé en même temps le trajet fistuleux. Actuellement la plaie résultant de l’intervention opératoire à la partie externe est presque complètement cicatrisée ; la plaie plus large de la partie interne est formée de bourgeons charnus de bonne nature etest eu très bonne voie. :
L'état général estexcellent. La guérison est survenue et s'est maintenue jusqu’à ce jour.
OBS. 111. — O0. A. T. du cou-de-pied ouverte et suppurée. Guérison
(LANNELONGUE, in lhèse POux). — C..., Mélanie âgée de quatre ans et demi, entre à l'hôpital pour une ostéo-arthrite tuberculeuse du cou-de-pied avec une fistule ouverte depuis un an.
Cette enfant, est malade depuis l’âge de dix-huit mois, ou plutôt à l’âge de dix. huit mois elle boitait déjà depuis une époque indéterminée, Au moment de l’entrée à l'hôpital, le cou-de-pied est. déformé par un gouflement qui entoure toute sa circonférence, comble les dépressions rétro-malléolaires, et donne à la face antérieure de la région une forme régulièrement arrondie. On trouve en même temps une ulcération fistuleuse en arrière de la malléole externe.
Les mouvemeñts d'extension et de flexion du pied sont très douloureux et très réduits ; les ganglions de l’aine forment une chaîne très facile à sentir, tandis que ceux du côté opposé sont normaux. La pression sur le tibia et le péronué est fort douloureuse, surtout sur le premier de ces os.
Deux injections sous-cutanées pratiquées le 8 avril, sont suivies de ramollissement des masses fonguneuses, occupant le côté interne de l'articulation. Un abcès se forme, et est ouvert le 24 avril, et le gratlage de cet abcès fait extraire un séquestre du volume d’un haricot, appartenant an tibia. Deux nouvelles séries d'injections sont pratiquées le 5 et le 27 mai: les tissus périarticulaires ont perdu leur consistance mollasse et demi-fluctuante ; ils sont devenus durs et denses comme du tissu fibreux. Les bourgeons qui entoarent la plaie, ont un très bon aspect, et la cicatrisation se fait assez rapidement. Cependant, une fistule qui persiste, faisant soupçonher une alléralion osseuse, m'engage à intervenir de nouveau, ce que je fais le 29 mai : J’extrais un gros séquestre et je pratique un évidement de l’épiphyse du tibia qui est très ramollie.
19 juin. Un petit séquestre est éliminé par le trajet du drain. A cette date,le reste de l'articulation est dans un état des plus satisfaisants ; l’empâtement fongueux a disparu, et est remplacé par du tissu dur et consistant, seul le trajet fistuleux persiste du côté interne. Ce trajet conduit sur la face postérieure du tibia.
2 juillet. La région articulaire est à peine tuméfiée, sauf en dedans au niveau de la fistule qui persiste. Une nouvelle exploration de cette fistule à fait extraire un petit séquestre tibial. En résumé, l’état des fongosités synoviales, est entièrement transformé et larticulation possede ses mouvements.
15 août. À la partie interne du cou-de-pied persiste une toute petite fistule donnant issue à un peu de pus. À la partie externe, au niveau de la malléole, masse de fongosités en voie de s’abcéder.
Le 25. Incision des fongosités externes et grattages. Une sonde cannelée introduite par la fistule interne, traverse de part en part la partie inférieure de la diaphyse du tibia. Grattage à la curette tranchante.
7 septembre. Ouverture d’un petit abcès formé au-dessus du cou-de-pied. La sonde butte sur un os dénudé, à la face antérieure de l’extrémité inférieure du tibia. Grattage et l’on communique avec le trajet précédent.
Le 12. Pansement. Pas de suppuralion.
Le 23. Les drains se sont retirés dedans les plaies, Bourgeonnement en ces
points ; pas de suppuration.
22 octobre. L'état du pied est toujours excellent. Il ne persiste plus qu'une petite fistule sur le côté interne, donnant issue à une minime quantité de pus.
21 décembre. Tout s'est fermé quelques jours après. En ce moment les fongosités proprement dites sont dures et denses partout, entre le tendon d'Achille, et la malléole externe, également entre le tendon et la malléole interne, et au dessous de ces éminences. Les cicatrices adhérentes aux os paraissent toules saines, et rien ne fait prévoir qu'elles veuillent se rouvrir. Le tibia qui a été tunnellisé parait gros. L’articulation tibio-tarsienne a des mouvements de flexion el d'extension assez étendus. Il persiste un peu d’atrophie musculaire, qui nécessite l’électrisation.
15 juin. Une toute petite fistule superficielle donnant issue à un suintement s’est réouverte depuis quelques jours. À part cela l’état du pied est très satis= faisant, et le foyer peut être considéré comme absolument guéri.
Revu en octobre. La guérison s’est maintenue.
RTS
O8Bs. 112. — O. A. T. du cou-de-pied suppurée, ouverte. Guérison (LANNE LONGUE, in thèse de Poux). — Auguste M... âgé de 6 ans. Le début de la maladie actuelle, remonte au mois-de janvier dernier, au dire de la mère. L'enfant se plaignait de souffrir du pied droit ; peu à peu, le pied a grossi et il s’est formé un abcès.
État actuel, le 10 mars 1892. Le pied est indolent. Au palper on trouve de l'ostéite avec des fongosités paraissant siéger à l'extrémité postérieure du 4e métatarsien et sur le cuboïde, sur une longueur de 3 cent. 1/2. La région malade est surélevée d’un centimètre environ. De plus, on constate une eschare grande comme une pièce de 10 cent. Enfin on trouve des ganglions cruraux. 11 piqûres de 2 à 3 gouttes.
Le 28. Compression à l’amadou. L’eschare a notablement diminué, et présente une coloration rouge foncé. Les tissus environnants ont une coloration jambonnée, et ont subi une sorte de condensation. La surélévation de la région malade n’est plus que de 1/2 centimètre.
8 avril. Amélioration sensible. Cicatrisation rapide. Cautérisation des bourgeons charnus au nitrate d'argent.
Le 16. Les tissus sont durs et denses. Cautérisations de bourgeons charnus.
15 juin. Le petit malade est bien aujourd’hui. La guérison est complète. La marche possible avec tous les mouvements du pied.
Ea octobre 1892. La guérison s’est maintenue définitive.
OBS. 113.— O. A. T. des deux cous-de-pied, ouvertes et suppurées. Tuberculoses multiples. Albuminurie. Injection de chlorure de zinc. Gratlages. Amélioration notable (Communiquée par M. le docteur MÉ- NARD, de Berck). — C..., âgé de 6 ans. Cet enfant, entré à Berck en novembre 1891, est atteint d’une quinzaine de foyers de tuberculose externe : trois spina-veutosa, une ostéo-arthrite du coude gauche, des ostéites de l’humérus
droit, du frontal en différents points, du cubitus gauche, du gros orten gaucne, - plusieurs abces du tissu cellulaire sous-cutané, enfin une ostéo-arthrite de
chaque cou-de-pied. Les urines contiennent une grande quantité d’albumine.
Plusieurs foyers cutanés ou osseux sont guéris, où en voie de guérison après
deux séances opératoires. Le frontal, l’humérus droit sent guéris, le cubitus
gauche également. Deux doigts ont dà être amputés,
28 mars. Le cou-de-pied droit est entouré de huit fistules toutes largement ouvertes et suppurant abondamment. L'examen du cou-de-pied gauche, au moyen du stylet, permet de constater des dénudations larges sur plusieurs points de l’astragale et du calcanéum. Traitement. On pratique des injections de
DS - chlorure de zinc profondes dans les deux cous-de-pied, el daus le coude D” gauche. = 6 avril. Les lésions osseuses du cou-de-pied sont mises à nu, l'astragale est enlevé complètement, et aussi la plus grande partie da calcanéum. L’énorme cavité laissée par celte intervention est remplie de gaze iodoformée. F Le 12 juin. Le cou-de-pied droit, qui n’a été l’objet d'aucune opération complémentaire, est en très bonne voie. Des nombreuses fistules qui suppuraient abondamment, il n’en reste que trois dont la suppuration est presque tarie. Le volume de la région a beaucoup diminué, on y trouve à peine Ja trace des masses fongueuses qui auparavant la déformaient. En un mot l'amélioration est manifeste.
Cou-de-pied gauche. Après quelques complications passagères, entre autre, un abeès formé dans la région du tendon d'Achille, la plaie s’est progressivement rétrécie. Il ne reste actuellement qu’un trajet fistuleux exigeant un pansement tous les huit jours.
Os. 114. — O. À. T. du cou-de-pied suppurée et ouverte. Guérison (Coupray). — M. L.…., âgée de 36 ans, vue le 5 septembre 1891.
: Début, il y a plus de trois ans, par des douleurs du côté de la malléole externe droite. Comme les douleurs élaient assez vives, on crut d’abord à un rhumatisme ; un chirurgien consullé vers le mois de février 1889, parla de grattage de l'os et même d’amputation possible. Il y avait à cette époque une tumeur blanche du cou de-pied nettement caractérisée. Le malade resta couché pendant deux mois ;.on fit de nombreuses pointes de feu superficielles et le pied fut immobilisé dans un appareil. Au bout de ce temps, le gonflement diminua un peu, et le malade put marcher à peu près sans douleurs,
État le 5 septembre 1891. Ankylose à peu près complète, avec léger équinisme; légers mouvements cependant dans le sens de l'extension. Au côté interne, sensibilité du tibia, au-dessus de la malléole; vague tuméfaction sur le bord interne du tendon d'Achille. Paquet de fongosités manifestes en avant de la malléole interne dans le creux situé en avant et un peu au-dessous. À la partie externe, énorme volume de la malléole péronière ; douleur sur le bord antérieur et peut-être aussi sur la partie voisine du tibia, au niveau de l'articulation péronéo-tibiale. Fongosités en ce point. En arrière de la malléole externe, la
gaine des péroniers semble saine. Au voisinage de la malléole externe en arrière,
-on trouve l'ouverture d’un pelit abcès qui se serait développé en ce point vers la fin de juin, par cette ouverture s’échappe un peu de pus couleur chocolat. Ua; stylet introduit ne permet pas de percevoir de dénudation osseuse; il pénètre de haut en bas, très obliquement en avant derrière la malléole et profondément vers l’arti‘ulation. Injections de chlorure de zinc au 1/10 de 2 gouttes chacune; 12 Piqipes
Le 5. Le malade a souffert sérieusement, seulement pendant deux heures après les injections ; il n’accuse plus de douleur vive aujourd'hui.
Le 8. Gonflement notable avec œdème résistant, qui s’étend sur le dos du pied, et un peu sur la jambe; coloration légèrement rosée de la peau de ces différentes parties. Compression ouatée. \
Le 12. Depuis deux jours, douleurs assez vives dans le pied et dans la jambe, sans fièvre toutefois. Au milieu d'un gonflement général du cou-de-pied ; on reconnait plusieurs foyers fluctuants ; 1° en avant des deux malléoles, de plus la peau est rouge et parait amincie en avant de la malléole externe ; 2° de chaque côté du tendon d'Achille, la fluctuation se communique d’un côté à l'autre. Le médicament a done mis en évidence ces divers foyers, en des points ou don ne pouvait reconnaitre que des fongosités dont rien n'indiquait la qualité réelle.
Le 13. Intervention. Bande d'Esmarch : 10 incision antéro-externe sur le foyer prémalléolaire, écoulement d’un liquide épais, couleur chocolat rou- : geâtre ; la parlie antérieure de l’astragale est dénudée, mais dure, éburnée ; sur. Ja malléole externe, quelques points de carie sur son bord antérieur etsur la face. interne. Évidement, grattage des produits tuberculeux dégénérés. On ne: pénètre pas dans Paronilion qui est soudée ; 2° incision antéro-interne, même liquide ; malléole interne, quelques points de carie, évidés ; grattage d’un tra- Jet passant t'ansversalement en avant des malléoles, d’un foyer à l’autre; 8°incision en dehors du tendon d'Achille, sur le foyer qui passe en avant de ce tendon pour se continuer avec le foyer du bord interne. Ce foyer a décollé letendon en haut à plusieurs centimètres formant fusée : Contré-ouverture à 10 céntim. au-dessus de la malléole interne : drainage des divers foyers : en avant on bourre avec la gaze iodoformée. Pansement.
Le 14. Le malade a bien dormi. Légère: douleur. Pas trace de fièvre.
Le 15. Pansement. Pas de suppuration.
Le 18. Pansement. Bourgeonnenient actif des différentes plaies.
Le 23. On remplace les drains par des crayons d’ iodoforme. Pansement cpressif.
Le 30. Les différents trajets sont à peu près oblitérés.
10 octobre. Bourgeons charnus de bonne nature.
15 décembre. Guérison complète sauf un petit bourgeon situé à la partie interne et qui n’est pas tout à fait cicatrisé. Le malade se lèveet marche un peu depuis 15 jours.
15 janvier 1892. Petit bourgeon caséeux signalé le ‘15 décembre persiste
encore, à cause de la négligence dont il a été l’objet. Cautérisalions au nitrate d'argent,
1er février. Cicatrisation complète. Le malade va très bien.
15 juin. La guérison s’est maintenue ; le malade marche toute la journée ; il ne se plaint plus de son pied, qu'il y a tout lieu de croire définitivement gnéri.
En février 1893, la guérison s’est maintenue,
O8s. 115. — Lésions T. de la partie tarsienne du cou-de-pied droit (cuboïde ef troisième cunéiforme) suppurée et ouverte. Injections de chlorure de zinc.Curettage du foyer tuberculeux. Guérison. (Communiquée par M. le Dr MEÉNARD, de Berck.) — C..., fille de 6 ans, O. A. T!. du cou-de-pied droit. Cette région est fistuleuse et suppurée. En introduisant un stylet dans Je trajet fistuleux, on arrive sur des surfaces osseuses dénudées et ramollies au niveau du cuboïde et du troisième cunéilorme.
2 mai 1892. On injecte un gramme (vingt gouttes) de la solution de chlorure de zine au 1/10 en huit ou dix piqüres pratiquées au niveau et tout autour de ce foyer tuberculeux.
Le 10, La région malade est découverte, par une incision de quatre centim., et on enlève avec la curette toutes les portions malades ou suspectes, c’est-à-dire le troisième cunéiforme tout entier et la plus grande partie du cuboïde.
Le 25. La plaie opératoire est comblée, il ne reste qu’une petite ulcération superficieile.
10 juin. L’ulcération superficielle persiste encore quoique diminuée, mais la cicatrisation ne peut tarder à devenir complète. On ne parvient à découvrir
aucun foyer suspect sur la région du larse. Le gonflement antérieur à l'opéra-
tiou a entièrement disparu. L’adénite sus-hyoïdienne traitée en même temps
que l'affection du pied a guéri en quinze jours sans laisser de fistule.
Mars 1893. Pas de récidive ni au pied, ni au cou.
O8Bs. 116. — O.A.T. du cou-de-pied suppurée et ouverte. Guérison (Coupray). — C.…., Lucie, âgée de 4 ans. Vue le 5 septembre 1891. Début apparent de l'affection actuelle en mars 1891. L'enfant a commencé à boiter et à se plaindre du pied droit. En mai 1891, caulérisalion ponctuée, quelques piqûres profondes, et appareil silicaté pendant un mois ; à la suite, immobilisation pendant deux mois. Malgré cela, le mal n’a fait qu’empirer.
État le 5. Pied en position à peu près correcte. A la partie interne, fongo= sités le long du bord interne du tendon d'Achille ; tibia douloureux sur la malléole, et un peu au-dessus. Gros paquet de fongosités prémalléolaires. Orifice fistuleux et suppuration au niveau de Pastragale et du scaphoïde. Fongosités tout autour de la malléole externe,trés abondantes en avant surtout; fongosités dans Ja gaine des péroniers. On pratique 11 à 12 piqûres de chlorure de zinc au 1/10, de 2 à 3 gouttes chacune, à l’aide du chloroforme.
Le 6. L'enfant a souffert toute la nuit.
Le 9. Gonflement général de toute la région, masquant la limite des fongosités.
Le 17. Foyers de suppuration évidents, en avant de la malléole externe, sur
l'articulation tibio-tarsienne, en dehors du tendon d'Achille. Opération complémenlaire. Bande d'Esmarch. Grattage.
Le 19. Suintement abondant. Bon état de la plaie. Pas de fièvre.
Le 20. Démangeaisons très vives tout autour de la plaie.
Le 21. Abondant suintement dû à uve éruption vésiculeuse cutanée qui doit être rapportée à l’iodoforme, que l'enfant ne peut absolument pas supporter. Cette éruption occupe le dos du pied,.le cou-de-pied et la partie inférieure de la jambe.
9 octobre. Depuis le dernier pansement qui date du 5 de ce mois, le bourgeounement est devenu très franc, à tel point que la cavité opératoire est déjà à moitié comblée, En même temps, l'état général qui faisait concevoir des inquiétudes longtemps avant l'opération s’est notablement amélioré.
Le 29. Plaies presque complètement cicatrisées. Gonflement dur et dense général. Appareil. %
5 décembre. Guérison confirmée, aucune douleur, nouvel appareil pour rectifier un peu la posilion du pied qui est en léger équinisme.
En février 1893, la guérison est encore confirmée.