LATTES
quelques douleurs quand la malade marche, quelques douleurs quand elle se soulève.
Même traitement. La radiographie est identique à la première.
27 novembre 1911. La malade a de nouveau engraissé, mais les douleurs sont plus fréquentes et plus fortes quand la malade se met en marche ou qu'elle se retourne, les douleurs existent au niveau de la hanche même tandis que auparavant elles étaient plus difficiles à préciser.
La flexion de la cuisse est un peu plus accentuée : elle atteint 30°.
Léger amaigrissement du membre : { cent, 1/2; la différence de longueur est de un cent. (88 et 89 centimètres). Le grand trochanter est un peu plus saillant.
Pas de radiographie.
Même traitement.
OBSERVATION XIV (M. FRœLICH)
, Georges ee d'Etain (Meuse), âgé de 25 ans, nous est adressé par le Docteur Chon. Il est marié, père d'un enfant de deux ans est mécanicien de profession. Un de ses frères a eu un mal de Pott. Il a commencé à boiter à l'âge de 1# ans, sans cependant être arrêté complètement. A ce moment un médecin voulut le mettre dans le plâtre, mais les parents refusèrent, Le malade fut réformé au service militaire, néanmoins il pouvait faire plusieur kilomètres de marche sans souffrir. Depuis deux ans la claudication a augmenté : le corps s'est jeté sur le côté et les douleurs surviennent par accés
Examen 19 mars 1910. — Le malade est petit, un peu obèse, la jambe gauche est en légère flexion, mais en forte adduction : la malléole interne dépasse de 6 centimètres la ligne médiane du Corps.
La cuisse a 2 centimètres de circonlérence en moins du côté
malade. La jambe a 2 centimètres de raccourcissement vrai, la flexion et l'extension sont faciles mais l'abduction est impossible.
À la radiographie, on voit que la cavité cotyloïde est un peu agrandie vers le haut, la tète fémorale semble aussi un peu usée à sa partie supérieure et interne, son aspect est dense et opaque. Il s’agit done d'une coxalgie à forme de carie sèche.
La situation pourra être améliorée en plaçant la jambe en abduction.
21 mars 1910. — Opération à la clinique Bonsecours : chloroforme, section sous -cutanée des adducteurs, redressement foreé plâtre en abduction pendant deux mois, puis appareil en cuir.
Le malade fut notablement amélioré.
OBSERVATION XV (M. FRŒLICH)
Mlle Jeanne W..., de Lunéville, nous est adressée par le Docteur Simon le 14 mars 1910 ; elle est âgée de 30 ans et tient un commerce de mercerie. |
Les parents sont morts, le père de tuberculose pulmonaire, la mère d'une maladie de cœur.
A l’âge de 15 ans, elle s’est mise à boiter de la jambe droite, elle éprouvait également des douleurs à la hanche et au genou.
Ces douleurs n'étaient jamais très violentes. Elles pouvaient disparaitre pendant des mois, mais la boiterie ne disparut jamais complètement. Depuis trois mois la boiterie, la raideur de la jambe et les douleurs ont augmenté, la malade ne peut plus monter sur un escabeau pour prendre ses marchandises.
Examen : Personne bien constituée, plutôt grasse, tempérament lymphatique. 3
La jambe droite est en forte adduction (5 centimètres) il existe aussi un léger degré de flexion, la cuisse est sensiblement atro-
phiée, la longueur de la jambe est diminuée de 2 centimètres ; pas de ganglions inguinaux. Le grand trochanter dépasse de 1 centimètre et demi la ligne de Nélaton. |
Rien à l’auscultation.
À la radiographie, la cavité cotyloïde a ses bords aplatis, la partie inférieure de la cavité est vide, la tête fémorale est normale, peut-être un peu diminuée dans sa partie interne.
Opération 16 mars 1910. — Redressement forcé, avec section des adducteurs, appareil plâtré en abduction.
Le plâtre dut être enlevé au bout de trois semaines, parce qu'il blessait.
Tractions continues pendant un mois.
La marche est notablement améliorée, les douleurs ont disparu. La malade a été revue le 20 juillet et se déclare très satisfaite du résultat obtenu.
OBSERVATION XVI (M. FrœLICH)
Marie B..., institutrice dans une pension de Nancy, est àgée de 27 ans ; depuis l’âge de 18 ans, elle a commencé à boiter de la jambe droite et a éprouvé des douleurs dans le genou.
Cette boiterie durait quelques semaines, puis disparaissait complètement. La hanche devint de plus en plys raide, mais était très peu douloureuse.
Depuis quatre ans, la douleur qui n'existait pas, se produit à l’occasion de l’action de s’assoir ou de la marche.
Examen le 27 juillet 1908. — Jeune fille de forte corpulence, la mère serait morte des suites de couche, le père accidentellement, un frère actuellement bien portant aurait eu des glandes au cou qui ont suppuré.
La jambe droite est en adduction, elle est plus maigre que la jambe gauche. La flexion et l'extension sont à peine indiquées. La contracture est à peu près complète.
Quelques ganglions dans l’aine.
A la radiographie, on constate que la tête fémorale n'a pas quitté la cavité cotyloïde, cependant le toit de cette dernière semble être resorbé, la tète fémorale est aussi diminuée au niveau de ses portions internes. Son opacité semble normal.
24 juillet 1908. — Redressement de la jambe au chloroforme, la jambe est mise en abduction.
+0 octobre. — Ablation du plâtre. La jeune fille reprend sa classe le surlendemain, les douleurs ont encore persisté jusqu'au nouvel an, puis se sont améliorées. L'abduction s'est maintenue et la jambe semble s'être fixée dans cette position encore un an après le redressement.
OBSERVATION XVII (M. Frœuicu)
Henry B..., fils d'un instituteur des Vosges, enfant unique, le père x une bronchite chronique, la mère est bien portante. A l’àg de 7 ans, il eut une arthrite de la hanche droite caractérisée par des douleurs dans le genou et de la claudication ; on le fit rester couché pendant quatre mois. Pendant quatre ans, il resta guéri complètement, "puis vers la treizième année, la boiterie recommença. À {# ans, il maigrit considérablement et fut très anémié. Nous le vimes pour la première fois en 1904; à ce moment la jambe est en flexion et en adduction. Le redressement fut obtenu par tractions continues. Un plâtre fut porté pendant neuf mois.
Après l’ablation du plâtre, le jeune homme marcha avec des béquilles pendant trois ans.
Actuellement, 3 septembre 1910, c'est un garçon de 18 ans, d'apparence robuste, la jambe droite est notablement plus courte : le raccourcissement réel est de 5 centimètres,
La flexion de la cuisse est de 100°, son adduction de 7 centimètres. La marche se fait avec une forte lordose,
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La cuisse a 7 centimètres de circonférence en moins.
Le mollet 4 centimètres de moins que du côté sain.
Le grand trochanter dépasse de 2 centimètres la ligne de Nélaton.
La jambe malade est plus froide que la jambe saine. 11 n'existe aucune douleur.
A la radiographie, on constate que la tête fémorale est subluxée ; son aspect est normal, la cavité cotyloïde est usée à sa partie supérieure et postérieure.
Nous proposons de faire une ostéotomie sous-trochantérienne pour redresser la flexion et l’'adduction.
OBSERVATION XVII (inédite)
Mile Claire D..., âgée de 20 ans, entre le 8 mars 1911 dans les. salles de M. le professeur Spillmann pour arthrite de la hanche gauche. C’est une ouvrière agricole de Boncourt-Meuse, dont le père est mort à 58 ans d’une bronchite qui lui a duré deux ans: . la mère est bien portante, à part une sciatique ancienne : deux sœurs de 48 et 30 ans, bien portantes. Y
A l’âge de 14 ans, elle aurait été soignée pendant quelques mois pour anémie : puis aurait été atteinte d’une affection pulmonaire aiguë, congestion peu grave. . ”
Mais il y a quatre ans que la malade a commencé à boiter : la hanche gauche était douloureuse, surtout après une marche prolongée : cette crise douloureuse aigüe a duré trois à quatre semaines, puis une période de calme lui a succédé avec, de temps à autre quelques douleurs sourdes à la hanche.
Au mois de novembre dernier, une nouvelle poussée congestive s’est produite qui dure encore.
Cliniquement, on constate un peu d’empâätement de l'articulation coxo-fémorale gauche. La cuisse et le mollet sont notablement atrophiés : l’abduction est possible ; l'adduction très douloureuse.
La fatigue fait apparaitre une douleur assez intense à l’articulation, qui s'irradie vers la fesse et la région lombaire. Pas de raccoureissement.
Rien à l’auscultation.
L'appétit est bon, la digestion facile.
Coxalgie sèche datant de quatre ans.
Cavité cotyloïde intacte. Effritement de la partie supéro-externe de la tête et du col.
L'épreuve radiographique faite le 23 mars nous montre nette-
ment que nous avons affaire à une coxalgie sèche : la cavité cotyloïde est intacte, il est vrai : mais la partie supéro-externe de la
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lôte, et le col, sont notablement atrophiés : il semble qu'un effritement se soit produit à ce niveau.
Le membre est mis dans un appareil plâtré aprés trois semaines de traction continue.
— La malade rentre le 15 avril parce qu'elle éprouve depuis quelques jours de fortes douleurs dans la hanche, douleurs surtout nocturnes.
On constate une légère élévation de la température qui oscille entre 385 le soir et 372 le matin. La traction continue fait de nouveau disparaitre les douleurs et on replace un spica plâtré le 24 avril. de
La malade reste trois semaines chez elle, puis les douleurs reparaissent plus vives et nous la voyons de nouveau le 22 mai avec les mêmes symptômes que le premier jour quoique cependant un peu atténués. La radiographie prise à cette date est identique à la précédente
Le 9 juin, la température vespérale étant tout à fait tombée, nous décidons de concert avec notre ami, le docteur Nilus, interne du service, de pratiquer sur notre malade l’intra-dermo réaction. Et le 14 nous poussons, dans la région inter-scapulaire une injection intra-dermique de‘ millionnième de centigramme de tuberculine de Koch. La courbe des températures prise toutes les deux heures ne signale rien avant le 19 au soir où nous notons un renouveau de douleurs à la hanche qui se maintient le 20, 21 et 22. À ce moment ont constate en outre, que la région où a été faite l'injection est douloureuse, rouge avec un peu d'empâtement. Puis tout rentre dans l’ordre.
Cette intra-dermo réaction est donc beaucoup plus significative que la cuti-réaction, puisqu'elle provoque une réaction locale très nette au niveau de la hanche malade : elle est de plus le point de départ de la tuberculinothérapie du’à la suite de nombreux essais très intéressants, le docteur Nilus avait entrepris sur cette malade, mais qu’À ne put continuer, car elle partit à Berck-sur- Mer au commencement de juillet.
OBSERVATION XIX (inédite) (M. FRœrICH)
C'est un petit garçon de 9 ans, de Sarrebourg, (Lorraine) qui a deux sœurs en bonne santé, la mère est en très bonne santé également : le père a déjà passé un an dans un sanatorium. L'enfant lui-mème est malade depuis cinq ans.
La lésion a commencé par des douleurs légères et de la boiterie : il fut conduit à Strasbourg à la clinique du docteur Stoltz : il ne fut pas radiographié, mais mis dans un appareil platré pendant trois mois. Ê
Au bout de ce temps, les parents enlevèrent le plâtre et depuis ce moment laissèrent circuler l'enfant.
Les douleurs sont peu prononcées et intermittentes : l'enfant boite seulement.
Examen actuel. 8 décembre 1911. Petit garçon de musculature moyenne : boite de la jambe droite, de plus il a une attitude penchée en avant. Cette dernière aurait été remarquée depuis que l'enfant marche.
La jambe droite est atrophiée de 2 centimètres de circonférence.
Glandes nombreuses dans le triangle de Scarpa.
La flection, l’abduetion et la rotation interne sont complètement impossibles. On peut cependant provoquer quelques tout petits mouvements passifs de flexion et d'adduction : la hanche n'est pas douloureuse à la pression.
La jambe est penchée en légère flexion et légère adduction : la marche est donc relativement facile.
L'attitude fixée en avant est expliquée par une saillie de la huitième et de la neuvième apophyse dorsale (traces d'une malformation congénitale ou bien d’un mal de Pott de la première enfance.)
A la radiographie, on remarque que la tête fémorale du côté
LA ‘ malade est diminuée dans son épaisseur, comme rongée sur ses bords du côté de la tête etdu col, La longueur du col semble aussi grande que du côté sain. Dans l'intérieur du pourtour de la cavité cotyloïde, on remarque également une zône de résorption osseuse. . Diagnostic : Coxalgie à forme sèche atrophique. Traitement : Marche modérée et traitement général.
OBSERVATION XX (inédite)
Caroline T..., âgée de 11 ans, se présente le 11 mai 1911 à la consultation des enfants pour une boiterie à droite datant de quatre ans : elle eut alors des douleurs spontanées et intermittentes qui l’obligèrent à s’aliter de temps à autre et qu'elle rapporte à une chute faite à l'école en jouant avec ses camarades. Actuellement les douleurs ont disparu, la claudication seule persiste.
Les antécédents héréditaires sont chargés : le père est mort à quarante ans d’une maladie de cœur, mais toussait depuis plusieurs années : deux sœurs sont mortes, l'une à 18 mois de la variole, l’autre de méningite tuberculeuse ; la mère et deux autres frères sont en bonne santé.
A l'examen clinique, on constate à droite une atrophie marquée du quadriceps, la présence de ganglions inguinaux ; le trochanter est remonté et saillant avec un léger raccourcissement de 1 em. 1/2 le membre n'a pas d’attitude coxalgique : les mouvements de flexion des jambes sont normaux mais la flexion forcée est légèrement douloureuse : l'extension complète est possible et indolore l’abduction et la rotation externe provoquent peu de douleurs.
A la radiographie, ou voit que la tête fémorale est restée entière, mais que la cavité cotyloïde est résorbée à sa partie supérieure, le toit est usé : à la partie inférieure, le travail de
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résorbtion est moins considérable, De plus, la tête est franche ment luxée en haut.
Le diagnostie porté est donc celui de coxalgie à forme de carie sèche du deuxième degré.
Coxalgie sèche datant de quatre ans.
Toit de la cavité cotyloïde usé ; travail de résorption moindre à sa partie intérieure,
Tête fémorale luxée, mais intacte.
L'étiologie bacillaire de cette affection nous est apparue neltement grâce à la cuti-réaction : sur le bras de la petite malade nous avons pratiqué quelques scarifications légères sur lesquelles nous avons déposé un peu de tuberculine de Koch.
Le premier jour nous ne notions aucune réaction : mais le
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second, un peu de rougeur diffuse apparaissait, à laquelle succédait, le troisième jour, un petit bourrelet rouge ; l’origine microbienne tuberculeuse de la coxalgie ne pouvait donc être mise en doute.
Après quelques jours de repos, le membre était placé dans un appareil plâtré et l’enfant quittait la clinique.
Radiographie prise six mois après la précédente : l'espace inter-articulaire a disparu ; l'ankylose commence.
Nous l'avons revu ces temps derniers. le 16 novembre. L'état général s’est amélioré : les douleurs ont totalement disparu : la boiterie persiste avec une légère limitation des mouvements.
A la radiographie, on constate que la tète fémorale intacte, a
continué légèrement son mouvement ascensionnel ; les adhérences se forment avec l'os iliaque.
Traitement : appareil plâtré et traitement général.
OBSERVATION XXI (inédite)
0... Charles, âgé de G ans, vient se faire examiner une première fois au mois de janvier 1911 pour une coxalgie droite datant de deux ans déjà; elle a débuté par des douleurs violentes au genou accompagnées de claudications.
Depuis trois mois il se plaint en outre de la jambe gauche.
A noter que le père est mort de tuberculose.
A l'examen clinique, on constate, à droite quelques ganglions inguinaux : la cuisse est en flexion et adduction légère ; à gauche un peu d'empâtement de l'articulation.
La radiographie révèle des lésions très nettes : à droite la tête fémorale est déjà à cheval sur le rebord de la cavité cotyloïde qui commence à s'effriter : c'est le premier degré de la luxation pathologique : à gauche, les lésions sont moins avancées, l’espace interarticulaire est simplement comme pincé entre le toit de la cavité acétabulaire et l'extrémité supérieure du fémur, un peu remontée mais sans être encore sortie du cotyle.
Le malade est plâtré et revientau service vers le mois de mai pour faire changer son appareil.
Nous le revoyons au mois d'octobre en pleine voie de guérison, sans qu'aucun autre traitement que l’immobilisation ait été appliquée : il marche actuellement avec une canne, libre de tout appareil plâtré.
OBSERVATION XXII (inédite) (M. FRŒLICH)
Jeune fille de 18 ans, malade depuis neuf ans : après les trois premières années, où on n’observe que de la claudication, le mem-