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bre est placé pendant dix-huit mois dans un appareil en fil de fer. Ensuite, repos au lit pendant six mois, auquel succède un appareil plâtré gardé durant six mois. La malade marche ensuite avec des crosses sans douleur à la hanche.
Actuellement 6 juillet 1911, c'est une forte jeune fille qui n'accuse aucun antécédent pulmonaire, ni personnel, ni familial : elle a eu la rougeole, la scarlatine à 8 ans, la variole volante dans sa première enfance. Les douleurs de la hanche se sont accompagnées dès leur début de végétations adénoïdiennes et de maux d'yeux longtemps rebelles à tout traitement.
La jambe est pliée sur le bassin à angle droit, le pied dépassant la ligne médiane de 11 centimètres.
A la radiographie, on constate que la tête est en partie résorbée, sans luxation, la eavité est intacte.
Traitement : ostéotomie sous-trochantérienne : la jambe est mise en adduction dans un appareil plâtré.
OBSERVATION XXII (inédite) : (M. FRŒLICH)
B..., de Domèvres-sur-Avières, est un jeune instituteur âgé de 19 ans. A l’âge dé 7 ans il fait une chute, le genou portant sur un mur : la hanche se déboite : un médecin réduit la luxation, tout cela sur le dire des parents : l'enfant boite pendant six semaines, et tout se calme.
A 11 ans, il recommence à boiter : pendant six mois, il marche avec des béquilles : puis la hanche est placée dans un appareil plâtré,
Le malade n’a eu que cet appareil plâtré ; il a marché ensuite avec une béquille, puis avec une canne.
Actuellement 12 juillet 1911, nous sommes en présence d’un jeune homme de tempérament moyen, fils unique de parents bien portants, qui a eu autrefois rougeole et scarlatine, mais sans séquelles : il à bon appétit, digère bien, les nuits sont bonnes.
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La hanche est ankylosée en position vicieuse,-flexion de 7°, adduction du pied qui dépasse la ligne médiane du côté opposé de 13°.
La jambe offre un raccourcissement apparent de 13 centimètres et un raccourcissement réel de 5 centimètres.
Badiographie : a tête fémorale est résorbéé partiellement : le toit de la cavité est éculé, la portion inférieure de la cavité cotyloïde est vide, la tête fémorale étant en sub-luxation.
Traitement: ostéotomie sous-trochantérienne, appareil plâtré, la jambe étant en abduction et le pied légèrement en rotation
externe.
Fig. 1. Obs. XXIV. — Coxalgie sèche datant de six ans.
Tête intacte. Toit de la cavité à contours irréguliers.
OBSERVATION XXIV (inédite)
Lucie B..., 7 ans. En 1903, le 2 novembre à la suite d'une promenade à la campagne (Pont-à-Mousson) elle fut prise d'une douleur vive dans la hanche droite,
Fig. 2. — Radiographie prise deux ans après la première.
Col allongé et atrophié. Espace inter-articulaire flou.
Ses parents furent obligés de la porter pour regagner la maison. La douleur se passe légèrement par le repos de la nuit. Le lendemain les douleurs reparaissent. Un médecin consulté installe une traction continue qui calme progressivement les douleurs. La malade reste au lit perdant trois mois.
L'amélioration se maintient, l'enfant trainait simplement la jambe, jusqu'en 1909. Elle se plaignit alors à nouveau de sa hanche qui fut replâtrée après que la radiographie eut montré une tête intacte, le toit de la cavité ayant des contours irréguliers, somme toute sans grandes lésions (Fig. 1).
Après trois mois d'appareil, tout symptôme douloureux avait disparu, la marche était redevenue possible.
Au mois de juillet 1911, une nouvelle poussée se produit, qui amène aujourd'hui, 5 décembre, la malade à la consultation. Les douleurs sont sourdes, continues, avec des lancéès intermittentes les nuits sont douloureuses.
L'enfant n’a pas d'appétit, mais digère bien. Rien au point de vue pulmonaire.
La jambe est ank ylosée en lodre abduction.
La radiographie montre alors une tête fémorale en sinéd mais l’espace inter-articulaire est flou, le col est allongé, notablement atrophié, en léger valgus (fig. 2).
Traitement : appareil plâtré et traitement général.
Ce dernier cas, ainsi que celui de l'observation XIX, se rapproche sensiblement de ceux rapportés par Poncet de Lyon, sous le titre des pseudo-rhumatismes chroniques tuberculeux, avec cette restriction cependant que dans les observations de l’école lyonnaise, l'infection bacillaire s'étend généralement à de nombreuses articulations.
Notre maitre, le professeur Frœælich, a produit dans ‘le même ordre de faits, au troisième congrès allemand de chirurgie à Berlin en 1904, le cas d’une jeune fille de 18 ans dont toutes les articulations furent atteintes successivement, genou gauche, hanche droite, puis hanche gauche, les deux coudes et le cou; les épaules, les
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mains et les doigts furent seuls épargnés. Cette malade fit enfin de la tuberculose pulmonaire qui lemporta.
Il semble bien que le processus inflammatoire soit identique à celui que nous avons-observé mais avec un degré de virulence beaucoup plus élevé: ce qui nous confirme encore dans l'idée que l'origine de ces coxalgies que nous avons appelées coxalgies sèches est bien de nature tuberculeuse.