‹ Des Différents Débuts de la Sclérose Latérale AmyotrophiqueChapitre 22 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La maladie de Charcot, affection caractérisée par un état paréto-spasmodique et par de l’atrophie, a des débuts très variables. |

EL — Tout d’abord on place le type classique, envahissant en premier lieu les petits muscles des mains, de là gagnant la racine dumembre et offrant, lorsque la maladie a touché les deux bras, letype de la paraplégie cervicale.

— Au mode supérieur appartient également celui qui, prenant d’abord la racine du membre, simule de près la myopathie primitive scapulo-humérale. Ce type est rare.

— Enfin dans cette classe rentrent les cas qui ne s’accompagnent pas de spasmodicité ou qui ont ce symptôme à l’état d'ébauche.

II. — Un mode de début très fréquent est celui qui prend les membres inférieurs et qui s'étend, au bout d’un temps variable, aux cuisses, à l'abdomen, à la colonne vertébrale.

III. — Notons encore, avant de quitter les membres, le début à prédominance ou à tendance hémiplégique, début excessivement rare du reste.

ÉTARE

IV. — Les troubles bulbaires s’observent par contre très fréquemment au commencement de la sclérose latérale. [ls débutent par de la parésie des lèvres et de la langue, puis envahissent la face, le voile, le larynx.

V. — On a aussi observé des cas où les phénomènes se remarquent à la fois ou à un très court intervalle au bulbe, aux membres supérieurs, aux membres inférieurs. S

VI. — Les douleurs au commencement de la sclérose latérale sont à prendre en considération et parfois assez intenses pour en faire un type à part.

VII. — Enfin la possibilité de troubles psychiques ouvrant la scène est également à noter.

Le diagnostic, souvent difficile, est presque toujours possible si l'on a soin d'observer certaines nuances de détail. En tous cas, bien rapidement l'allure de la maladie l'impose.

Quant au pronostic, quelle que soit la forme, il ne varie pas : il est toujours fatal.

Vu par le Président de la thèse, RAYMOND.

Vu :

Le Doyen, M. DEBOVE.

Vu ET PERMIS D’IMPRIMER :

Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, L. LIARD.

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