CONCLUSIONS
La maladie de Charcot, affection caractérisée par un état paréto-spasmodique et par de l’atrophie, a des débuts très variables. |
EL — Tout d’abord on place le type classique, envahissant en premier lieu les petits muscles des mains, de là gagnant la racine dumembre et offrant, lorsque la maladie a touché les deux bras, letype de la paraplégie cervicale.
— Au mode supérieur appartient également celui qui, prenant d’abord la racine du membre, simule de près la myopathie primitive scapulo-humérale. Ce type est rare.
— Enfin dans cette classe rentrent les cas qui ne s’accompagnent pas de spasmodicité ou qui ont ce symptôme à l’état d'ébauche.
II. — Un mode de début très fréquent est celui qui prend les membres inférieurs et qui s'étend, au bout d’un temps variable, aux cuisses, à l'abdomen, à la colonne vertébrale.
III. — Notons encore, avant de quitter les membres, le début à prédominance ou à tendance hémiplégique, début excessivement rare du reste.
ÉTARE
IV. — Les troubles bulbaires s’observent par contre très fréquemment au commencement de la sclérose latérale. [ls débutent par de la parésie des lèvres et de la langue, puis envahissent la face, le voile, le larynx.
V. — On a aussi observé des cas où les phénomènes se remarquent à la fois ou à un très court intervalle au bulbe, aux membres supérieurs, aux membres inférieurs. S
VI. — Les douleurs au commencement de la sclérose latérale sont à prendre en considération et parfois assez intenses pour en faire un type à part.
VII. — Enfin la possibilité de troubles psychiques ouvrant la scène est également à noter.
Le diagnostic, souvent difficile, est presque toujours possible si l'on a soin d'observer certaines nuances de détail. En tous cas, bien rapidement l'allure de la maladie l'impose.
Quant au pronostic, quelle que soit la forme, il ne varie pas : il est toujours fatal.
Vu par le Président de la thèse, RAYMOND.
Vu :
Le Doyen, M. DEBOVE.
Vu ET PERMIS D’IMPRIMER :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, L. LIARD.