DR AC
1 gramme de quinine tous les jours.
1 gramme à r gr. 50 de quinine un jour sur deux.
1 gramme de quinine deux fois par semaine à égal intervalle. |
1 gramme de quinine par jour deux jours consécutifs par semaine. ES
grammes de quinine par jour deux jours consécutifs par semaine.
> grammes de quinine par jour trois jours conséculifs par semaine.
2 grammes de quinine par jour deux jours de suite, deux jours de repos, deux jours de quinine, etc.
En résumé voilà ‘la meilleure méthode qu'on peut adopter :
A. Dans le cas de paludisme de première invasion, le traitement quinique doit être institué aussitôt que le diagnostic de paludisme a été posé ; si l'on dispose d’un laboratoire, la constatation de l’hématozoaire et la contre-épreuve d'une hémoculture négative affirmeront le diagnostic, mais en pays paludéen et surtout pendant la période estivo-automnale le traitement quinique doit être institué même en Fabsence du contrôle de laboratoire en présence de toute affection fébrile.
Le traitement comportera l'administration de 2 à 3 grammes de quinine, cette dernière dose ne devant pas être trop prolongée, la quininé sera donnée par la bouche et en injections intra-musculaires si l’état des voies digestives ne perme tabsolument pas l'emploi de la voie buccale. |
On continuera le traitement pendant quatre ou cinq
semaines en descendant à 1 gr. ou 1 gr. 5o au bout du
cinquième ou sixième jour el en alternant ensuite les repos et les prises de quinine.
B. Dans le cas de paludisme secondaire
Qu'il soit récent et datant de quinze jours où ancien et datant de plusieurs mois, il est justiciable du même traitement car il est alors une maladie chronique qui se caractérise par l'existence des gamètes dans le sang cireulant. La quinine n’a plus la prétention de supprimer radicalement les accès, mais de diminuer leur violence et surtout leur fréquence. On n’a aucune action sur un accès en cours. On peut prévenir les accès et augmenter les périodes intercalaires de répit. On ne stérilisera pas l’organisme même en le sursaturant de doses exagérées de quinine, mais on le blanchira par un emploi judicieux du médicament.
Le paludisme secondaire nécessite un traitement régulier, long, continu ou subcontinu, il exige de la patience de la part du médecin et de la part du malade. Le traitement régulier est le meilleur moyen de prévenir des accès pernicieux. C'est en même temps qu’une manière de quinisation préventive une prophylaxie dirigée contre le porteur de germe.
Le traitement se propose pour buts
1° De modifier les dates d'apparition des accès ;
2° De diminuer leur violence ;
3° D'augmenter les périodes intercalaires utiles à la rénovation globulaire ;
4° D'influencer les gamètes à la longue et de rendre
l'individu moins dangereux pour ses semblables.
he tes I. — Traitement de l'accès
En réalité il n'existe pas et il n’est que symptomatique. La quinine de la journée ne peut en effet agir que le lendemain ou au plus tôt 6 à 8 heures après son ingestiôn. C'est donc une pratique fâcheuse que de faire systématiquement une seule injection de quinine même massive au moment de l'accès et de s'abstenir les jours sui- vanis.
L'hyperthermie se combat avantageusement par les lotions fraîches, il faut réchauffer le malade qui frissonne, faire boire frais celui qui transpire, en un mot il faut mettre en œuvre une série de petits soins qui soulagent uniquement le malade.
L'accès doit être considéré comme un rappel au traitement, c'est un signal dont il ne faut méconnaître ni l'importance, ni la signification. Il indique chairement au malade comme au médecin que la quinisation était jusqu’alors insuffisante ou irrégulière puisqu'il y a explosion de merozoïtes dans le sang.
Il. — Traitement de fond
C'est à la quinine par la voie buccale qu'il faut avoir recours. Comme l'heure de l'accès ne peut pas être prévue et que les accès eux-mêmes éclatent irrégulièrement on donnera la quinine par doses fractionnées réparties sur 24 heures. Dans un hôpital de paludéens on peut distribuer la solution de quinine nuit et jour toutes les 4 heures, à la dose de o gr. 50 chaque fois en sorte qu’un
malade peut prendre au maximum 3 grammes de quini-
EPS
ne par jour. Pendant toute la durée du traitement quinique on administrera 4 grammes de sulfate de soude le matin à jeun. Marchoux a bien proposé d'examiner tous les jours le sang des paludéens et comme la présence des parasites dans le sang précède l'accès de deux à trois jours, de donner la quinine lorsqu'on constate la présence des hématozoaires, il s’agit d’un travail considérable, pour pèu que les paludéens soient nombreux dans un hôpital.
Le professeur agrégé Garin s’est appliqué à ce contrôle préalable du laboratoire, mais il doute de l’efficacité de l'œuvre, il a trouvé et attaqué sans aucun bénéfice des parasites qui pour lui deviennent maniables seu-
lement avec la pyrexie.
Voici un schéma qui peut servir de guide dans le traitement du paludisme :
SEMAINE ie jour 2<jour 3°jour 4sjour 5+jour 6<jour 7° jour
Première... 2 è 2 0 è 0 0 Deuxième. MSA SDEMREUS 0 1250 0) 1 50 Nroisiome.2ee 50e S DEEO 1250510 1500 Quatrième Mes 0AtRS DIRE DSC 1 0 1 Cinquième... 0 1 0 1 0 1 0 SIRIÈTNE Lu Î 0 1 0 1 0 il
En résumé, la voie buccale doit être employée de préférence aux autres, on a pensé à tort que l’adrninistration de la quinine par cette voie était un procédé désuet et que les injections étaient plus actives à moindres doses, cette opinion est due en partie à ce qu'on a méconnu pendant longtemps la posologie de la quinine et qu'on l'a donnée longtemps à doses insuffisantes, on a
négligé aussi en prescrivant les cachets de quinine de
ADR < er
s'assurer que le médicament était réellement absorbé aussi a-t-on vu souvent des paludéens présenter malgré le traitement des accès récidivants ét a-t-on pu parler de la quinino résistance du paludisme.
La quinine si elle agit avec prédilection sur les formes jeunes, est acttve également à tous les stades de développement de l’hématozoaire. On est conduit à penser qu'une imprégnation continue de l'organisme doit don-
À ner de meilleurs résultats. Il y a avantage à faire agir constamment le médicament pendant toute la durée d’évolution du parasite au lieu de réserver cette action pour le moment où il serait le plus sensible, cela évite en particulier de courir les risqués d’une évolution parasitaire différente des prévisions ou d’une absorption plus lente ou plus rapide qu’à l'ordinaire.
La quinine sera donnée à intervalles réguliers et à pe-
___tites doses fractionnées sans s'inquiéter de la date des accès passés et à venir. 1Ï suffit de chercher à réaliser . l'imprégnation quinique continue en tenant compte de la durée d'élimination du médicament. Mais en présence de toutes les formules préconisées il faut savoir être éclectique et adapter le traitement et les doses individuelles, il ne faut pas tomber dans une multiplicité de méthodes qui gênerait la bonne exécution et er particulier
la surveillance du traitement.
À titre d'exemple, et pour nous limiter, nous donnons quelques courbes de température de paludéens traités à l'hôpital Desgenettes dans le service de M. le médecinmajor Fourcade, par la quinine prise uniquement par voie buccale. Elles prouvent l'efficacité de la méthode.