‹ Des divers Modes d'Administration de la Quinine dans le Traitement du PaludismeChapitre 18 sur 30 · ET · texte numérisé non relu

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Outre que l’eau acidulée sous cette forme offrirait l’avantage de rendre le chlorhydrate de quinine plus soluble et plus assimilable, elle devrait être préférée à l’eau bicarbonatée ainsi qu'à tous les autres alcalins, car ces derniers sont incompatibles avec les sels de quinine.

De nombreuses méthodes d'administration de la quinine par la voie buccale ont été préconisées, celles de Laveran, de Koch, de Nocht sont considérées comme classiques, on a discuté beaucoup sur le moment le plus opportun pour administrer la quinine.

Traiter la fièvre est accepté par tout le monde, les périodes intercalaires manquent encore d’une législation définitive. de :

En matière de syphilis la question s'est posée traitement de l'accident, traitement de fond, de même pour la malaria on trouve deux écoles, l’une reconnaît comme seul critère les manifestations hyperthermiques, l’autre s'occupe des époques intermédiaires et donne le médicament quotidien sans arrêt (méthodes continues) ou le suspend par des jours de trève (méthodes discontinues).

En ce qui concerne l'accès lui-même il a fourni matière à de nombreuses discussions : la loi de l'heure conseille de donner la quinine par prises espacées de 8 à 2 heures avant l'accès, d’après Torti ; et non après comme le voulait Sydenhann. |

Pour le professeur agrégé Garin la quinine n'’agirail bien sur les parasites que pendant les poussées fébriles ; la méthode qu'il préconise consiste à administrer 2 gr. de quinine par jour pendant la durée de l'accès et les deux jours qui suivent. « [I est exceptionnel, dit-il, avec ce

« traitement que la température ne soit pas définitive-

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ve.

« ment ramenée à la normale en quatre jours. Le plus « souvent trois jours de quinine suffisent. Comme traîte- « ment de fond, il adjoint chaque jour 3 centigrammes « d’arrhénal et 5 centigrammes de protoxalate de fer. »

Laveran prescrit la quinine sans s'inquiéter de l'heure de l'accès, aussi bien pendant la phase fébrile que pendant la phase d’apyrexie, il donne pendant 8 jours o gr. bo de chlorhydrate de quinine en r cachet matin et soir, soit 1 gramme par 24 heures.

Pendant 4 jours, repos.

Pendant 3 jours 0,40 de chlorhydrate de quinine en 1 cachet matin et soir, soit o gr. 8o par 24 heures.

Pendant 4 jours, repos.

Pendant 2 jours o gr. 4o de chlorhydrate de quinine en 1 cachet matin et soir.

Pendant 4 jours, repos.

Pendant 2 jours enfin o gr. 4o de chlorhydrate de quinine en 1 cachet matin et soir. :

Laveran pense que la même formule de traitement peut s'appliquer à tous les cas sans qu'il soit nécessaire de la modifier suivant le type de la fièvre. 11 ne faudrait pas s'attacher aveuglément à cette formule, la véritable règle c'est de ne diminuer la quinine que lorsqu'on a obtenu une amélioration réelle et de n’en cesser l'usage que lorsque les accès ont disparu.

Guttmann est partisan d’un traitement prolongé, pour lui tous les cas quinino résistants capitulent avec 2 gr. de quinine, toute fièvre paludéenne tombe dès l’administration de >» grammes de quinine par jour en 2 prises de 1 gramme matin et soir, trois jours consécutifs .

par semaine, la fièvre ne se reproduit plus au cours du

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traitement, Le point qui importe pour lui, c'est Ia né-. cessité d’un traitement prolongé, intermittent, comme dans la syphilis.

Job et Hirtzmann administrent la quinine par voie buccale sans se préoccuper de l'heure des accès ; ils prescrivent les deux premiers jours 1 gr. bo en 6 somprimés de o gr. 25 c. administrés de deux en deux heures ; la dose est ensuite réduite à 1 gramme par jour et ce encore durant quatre jours pendant la première semaine, durant cinq jours pendant la seconde semaine, pendant quatre jours consécutifs durant la troisième semaine et ensuile pendant trois jours consécutifs par semaine jusqu'à guérison.

Au point de vue préventif ces auteurs croient pouvoir affirmer que la dose de o gr. 25 par jour est insuffisante, que celle de o gr. 5o agit de façon inconstante et qu'il doit être préférable de prendre 1 gramme de quinine administrée pendant 2 jours consécutifs par semaine à raison de quatre comprimés de o gr. 25 par 24 heures.

Pour Craig la quinine doit être administrée par doses de o gr. 32 au moins toutes les { heures jusqu’à ce que de 1 à 2 grammes soient donnés dans les 24 heures suivant la gravité des symptômes et ces doses doivent être continuées jusqu’à ce que les symptômes aient disparu et que des hématozoaires ne soient plus découverts dans Île sang périphérique. |

Le médicament devra être pris pendant trois mois au moins, la dose étant graduellement réduite durant les deux premières semaines de convalescence de manière que le malade absorbe 0,40 gramme par jour à la fin de

la seconde semaine et cette dose devra être continuée

pendant au moins deux semaines encore et sera donnée deux fois par semaine jusqu'à ce que trois mois se soient écoulés depuis la date de l'attaque.

Ciuffini donne des indications analogues.

Dans la thérapeutique de la fièvre tierce maligne sous quelle que forme qu'elle se présente, il faut agir avec rapidité, énergie et tenacité, on donnera la quinine quand la température s’abaisse, par doses de 1 gr. 5o, de 2 gr. et de 2 gr. 50.

Après la première forte dose de quinine on donnera ensuite des doses moyennes o gr. 50 toutes les. CE6 heures, afin que la quantité de quinine qui peu à peu s'élimine du courant circulatoire soit continuellement remplacée. |

Quand la fièvre est arrêtée, on continuera le traitement à la quinine en en faisant absorber 1 gr. 5o au moins par jour et cela durant 15 à 20 jours. Après ce délai, on donnera 1 gr. à 1 gr. bo pendant deux jours consécutifs avec deux jours d'intervalle durant un à deux mois ; celle période écoulée on continuera l'administration de la quinine pendant deux mois encore, deux jours de suite chaque semaine.

Wolff-Eisner, dans un article paru dans la « Münchener Medizinische Wochenschrift », du mois de janvier 1921, préconise la méthode suivante :

0,15 toutes les deux heures pendant 48 heures même la nuit, puis repos pendant 6 jours et reprise du traite-

sent les g° et ro° jours ; dans la période de repos il préconise le traitement arsenical.

On pourrait encore énumérer bien des formules proposées :

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