‹ Des divers Modes d'Administration de la Quinine dans le Traitement du PaludismeChapitre 4 sur 30 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'intérêt qui s'attache d’une façon générale au paludisme, et en particulier à son traitement, s’est beaucoup accru pendant la guerre, parce que notre armée de Salonique a été fort exposée à cette maladie, et lui a payé un lourd tribut qui s’est jugé non seulement par de nombreuses évacuations, mais aussi par une mortalité élevée des effectifs engagés en Orient.

Maintenant encore, malgré la paix, nos troupes d'occupation de Syrie et du Maroc sont soumises à des contaminations régulières dans des pays insalubres, et subissent des pertes continuelles par le fait du paludisme qui reste ainsi toujours une question d'actualité.

Nous possédons contre cette maladie la quinine qui se présente malgré tout comme une arme efficace qu’au cun autre médicament n'a pu jusqu'alors remplacer complètement. Mais son mode d'administration fait toujours l’objet de discussions médicales et n’a pas encore entraîné l'unanimité des opinions au point de permettre l'établissement d’une doctrine absolument unique.

On pourrait beaucoup écrire sur la façon d'utiliser la quinine ou d'autre ssuccédanés. Les méthodes les plus variées ont été préconisées avec des vicissitudes diverses. Certaines peuvent à juste titre revendiquer à leur actif

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une expérience d'une longue suite de succès ; mais, le goût de la nouveauté qu'il ne faut pas décourager, mal servi par des observations à apparence scientifique a parfois conduit à des innovations sans aucun avantage.

Nous n'avons pas l'intention de faire ici une revue générale du traitement du paludisme. Notre ambition est plus modeste, Appelé par notre carrière à jouer un petit rôle dans la lutte contre le paludisme, il nous à paru intéressant d'exposer les principales méthodes d’administration de la quinine qui semblent se partager actuellement la faveur des médecins, d’en préciser les avantages et les inconvénients, pour indiquer celle à laquelle nous nous rallions volontiers, en raison de sa simplicité et de la régularité de ses résultats.

Monsieur le Médecin-Major Fourcade, répétiteur à l'Ecole du service de santé militaire a bien voulu nous suggérer l’idée de ce travail. Il a dirigé à Salonique pendant deux ans l'hôpital temporaire n° 11 où il a pu sur plus de dix mille paludéens se convaincre de l'efficacité du traitement quinique. Il nous à guidé de ses conseils et nous a fait profiter de sa grande compétence, qu'il reçoive ici l'hommage de notre profonde gratitude.

Nous remercions également Monsieur le professeur agrégé Garin pour l'obligeance avec laquelle il nous a

communiqué des renseignements intéressants.

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