‹ Des diverticules acquis du gros intestinChapitre 11 sur 12 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La présence des diverticules du gros intestin est relativement fréquente au-dessus de 60 ans. Nous l'avons constatée vingt-neuf fois sur cent autopsies consécutives

de vieillards de l’'Hospice du Perron.

2° Leur nombre allait suivant les cas d’un seul à plusieurs douzaines et leur volume variait des dimensions d'un grain de chénevis à celles d’une noisette.

Ces diverticules siègent de préférence sur VS iliaque, däns son méso surtout et le long des bandes musculaires longitudinales ou encore dans les franges épiploïques. On en a signalé sur le rectum. Nous en avons vu personnelle-

ment sur le côlon transverse et deux fois sur le cæcum.

Ils peuvent être vides ou au contraire remplis de matières ou de calculs stercoraux qui leur donnent une colo-

ration noirâtre.

3° Une confusion a longtemps régné sur les qualificatifs de vrai ou faux attribués aux diverticules, suivant qu'ils

possédaient dans l'épaisseur de leur paroi une tunique

PEAR EE

musculeuse où au contraire qu'ils étaient constitués par une véritable hernie de la muqueuse à travers l’écarte-

ment des fibres de la couche musculaire de l'intestin.

Les deux types existent, souvent ils coexistent chez un même sujet mais ne correspondent pas respectivement à des diverticules soit congénitaux, soit acquis. Les diverticules que nous étudions sont toujours, quelle que soit leur structure, des formations acquises. Nous avons trouvé des modifications variables de la musculature des diver-

ticules examinés histologiquement par nous.

4° Au point de vue du mécanisme de leur production,

lé plus grand rôle doit être attribué à l’augmentation de

la pression intestinale agissant sur une paroi affaiblie et P

dégénérée. Ceci explique assez bien l'action des deux

principaux facteurs étiologiques : vieillesse et constipa-

tion.

5° Ces formations diverticulaires joueraient, d’après les travaux récents, un rôle important dans la pathologie intestinale, rôle qu'on ne saurait mieux comparer qu'à celui de l’appendice cæcal, au point de vue surtout des

complications qu’elles entraînent.

6° Eu égard à la fréquence des diverticules à partir

d’un certain âge, la fréquence des accidents diverticu-

aires ne doit pas être exagérée. Dans tous ces cas ils ont

été des découvertes d’amphithéâtre, quelquefois cependant ils avaient paru entraîner des lésions légères de la paroi intestinale : épaississement, sclérose du méso, rétré-

cissement large.

PME

Il reste surtout vrai que la notion des diverticules et des accidents dont ils sont parfois la cause constitue une acquisition intéressante dans le domaine de la pathologie

abdominale.

Vus Le Président de la Thèse, NA | TEISSIER.

Lyon, le 22 avril 1943, Le Doyen de la Faculté,

HUGOUNENQ.

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