Gesenius, Thésaurus, Ibid.; Zeitschrift der dcutsch. Mor
yeul Gesellsch., 1864, p. 591; Gcig^cr, Urschrift, p. 267 elsuiv, »
2. Il est assez commun dans la lillératurc juive du moyert ùgc. Ainsi, par exemple, un livre de Levi l>en Gerschon sur les merveilles des œuvres de Dieu porle indifféremment le litre de DSin monSa (Bclla nominîs) et celui de « niDnSo (Bclla Domini).
3. Die gottesdieustl. Vortrwge der Juden, p. 164, note f. Ce chai>ilre de l’ouvrage de M. Zunz a été traduit en français el imprimé dans la Bible de M. Catien, t. \i.
DKS DüCTUINtS RELIGIEUSKS DES JUIFS 187
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Autour de ce nom sacré, ce ndni des qualre lettres, comme le désignent les kabbalisles ‘, s’amassèrent assez rapidement les croyances les plus étranges. La superstition est soumise aussi bien que la raison aux lois inflexibles de la logique, et, une fois engagé dans le faux, l’esprit humain est obligé de le pousser jusqu’à ses dernières conséquences. C’est ce qui arriva ici.
Une légende Juive assure que le nom de Jéhovah n’était prononcé qu’une seule fois par an, — quand le souverain sacrificateur entrait dans le lieu très-saint, — et que Simon le Juste fut le dernier grand prêtre qui accomplit cette redoutable cérémonie. Celte .tradition repose-t-elle sur un fond historique? C’est peu probable. Le nom
•1. Riixtorf, Lej'icon rhuld. talm..
col. 2432,
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de Jéhovah dut être prononcé dans le temple, tant que le temple fut debout, et on peut s’en rapporter avec plus de confiance à une autre tradition qui prétend que, depuis la ruine de Jérusalem par les armes romaines, on ne prononça plus un nom qui ne pouvait être proféré que dans le lieu trèssaint *. Mais peut-être pourrait-on induire de la légende relative à Simon le Juste que c’est depuis l’époque à laquelle vivait ce personnage célèbre dans les annales juives, que le nom de Jéhovah devint l’objet de la superstition publique.
Ce fut une opinion accréditée de bonne heure parmi les Juifs, que celui qui connaîtrait la manière dont se prononce ce mot mystérieux et redouté, pourrait maîtriser à son gré les forces de la nature. Il est souvent question de celte puissance magique dans les écrits des rabbins On connaît les développements extravagants que prit plus tard cette croyance bizarre. Elle tient une des premières places dans les arts ucculles. Elle était déjà Irès-accrédilée dans les premiers siècles