Targ. Jonath. sur Ésaia xxxviii, 7; xl. Io
;i. Targ. Onkel. sur Gcn. x\xi, 5; Deut,, i, 32 et 33; xwi, 17 Cl 18.
6. Targ. Onkel, sur Gvn., xx, 3; Exode \w, 22; et Noinh, xxni; Deut., iv, 1 i; clc.
2üi DES DOCTRINES RELIGIEUSES DES JUIFS
l.a doctrine du Verbe est donc commune aux deux grandes branches du judaïsme. Sauf les développements philosophiques que lui donne Philon et que la nature des Targums ne comportait pas , c’est dans les écrits du philosophe alexandrin et dans les paraphrases chaldaïques, la môme idée d’un être intermédiaire entre Dieu et le monde, et c’est non-seulement la môme idée, mais c’est encore la môme idée représentée par une terminologie entièrement correspondante dans les deux langues. Si l’on veut nous permettre une expression empruntée à un ordre de choses tout à fait moderne, nous résumerons cette théorie en disant que le Logos est le ministre de Dieu, qui règne et ne gouverne pas.
Pour prévenir tout malentendu, il n’est peutêtre pas inutile de faire remarquer ici que la notion du Logos est différente dans la doctrine chrétienne et qu’elle renferme quelques éléments de plus. Le Verbe chrétien est bien, comme le Verbe juif, le créateur du monde et son conservateur
1. Jean, I, 3; Ephés., iii, 9; Coloss,, i, 15, 17; iii, 10; Jlebr., 1 , 2; ii, 10; xi, 3.