‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 139 sur 225 · Chroniq., xxvi · texte numérisé non relu

Chroniq., xxvi

)) fils d’Adam, il posa les limites des peuples d’après le nombre des anges de Dieu ; » c’est ainsi qu’elle arrange le passage Deutéronome, xxxii, 8, dans lequel le texte hébreu porte que cette division se fit « d’après le nombre des enfants d’Israël. » Jésus, fils de Sirach, faisant allusion à ce passage, lui donne le même sens, sans employer toutefois les mêmes termes que la version des Septante. « Dieu, dit-il, a établi un chef sur chaque peuple Israël a été la part du Seigneur 2 . » L’auteur du livre de Daniel ajoute à celte croyance une particularité singulière; peut-être

1. Ecclésiastique , xvii, 17 et 18. Cotte opinion so maintint longtemps. On la retrouve chez les chrélions judaïsants d»i ii« siècle. Ils l’avaient puisée, comme le prouve le passage suivant des necojjnitiones (ii, 42}, dans la version des Septante : Est enim unius cujusvis geniis angélus, cui crédita est ipsius gentis dispensatioa Deo. Deus enim excelsus, in septuaginla in duas partes divisit tolius terrai nationcs eisi|ue principes angelos sUituil. SS. Palniin qui temporihus apostoL, (loruerunt opéra, cd. Cofelerius, t. ii, p. ÿI3.

2. On a déjà vu que, d’après d’autres traditions, Miohaél est le protecteur du peuple d’Israël. Daniel, \, 13, 20; xii, 1 . Baruch, vi, 7. On voulut plus tard mettre en accord ces deux assertions différentes , en prétendant que Michaël est la Schechina elle-même. C’est dans ce sens que le Zohar dit : Partout où l’on trouve Michaël, le chef des anges, là est la Schechina.

est-il ici seulement l’écho d’une opinion populaire. Los anges des nations prennent, selon lui, fait et ca-rtsc pour leurs protégés, et les batailles que se livrent les peuples sont précédées par des collisions analogues entre leurs anges, a Le chef du royaume de Perse, dit l’ange qui apparut à Daniel sur les bords du Tigre, m’a résisté vingt-un jours; mais Michaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon aide. Je m’en retournerai bientôt, ajoutet-il plus loin, pour combattre le chef des Perses, et quand je serai sorti, le chef de Javan (la Grèce) viendra*- »

' Ce ne sont pas seulement les nations qui ont des protecteurs dans les phalanges célestes; les hommes , ceux du moins qui sont justes , y trouvent aussi des gardiens vigilants. Si le Psaume xxxiv est réellement de David, comme le porte le titre, cette croyance des anges gardiens aurait une haute antiquité. « L’ange de rÉternel, » y est-il dit, « campe autour de ceux qui le crai- (( gnent et les met en sûreté » Il est probable cependant que ces paroles ne sont qu’une expres-

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