KwakI, Geschichte des i olks Israël, l, iv, p
3. En snpposai.t lould'ois que Joséplie n’ail pas subsliiu<3 hiimeme le mot ange au terme dont les esséniens sc servaient.
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heureux possesseurs du sens spirituel et véritable d’une croyance que le vulgaire ne savait pas dépouiller de son expression métaphorique et dont il ne saisissait que la lettre.
La doctrine de Philon sur les anges est empreinte du même esprit ; mais elle a une autre forme et une autre origine que celle de la secte essénienne. Le philosophe alexandrin ne semble pas connaître Tangélologie populaire de ses coreligionnaires de la Judée ; du moins il ne parle jamais des princes des anges, Gabriel, Michaël, Raphaël, UrieU quoique son système pût très-bien s’accorder avec la division palestinienne de la milice céleste en archanges et anges. On a quelque raison de croire qu’il n’avait pas d’autres données sur ce sujet que celles qu’il trouvait dans les anciens livres hébreux. II est incontestable, dans tous les cas, que sa théorie^ n’est qu’une détermination de l’antique croyance hébraïque au moyen du
1, Philon l’oxpose dans De Gûjantibus , § 2 suiv. , où il explique allégoriquement Genèse^ vi, 1-4, cl dans De Soniniis, I, § 22 et 23, où il explique de la môme manière Genèse, xxviii, 12 et suiv.
platonisme, comme l’angélologie des Palestiniens avait été une détermination de la même croyance au moyen du mazdéisme.
D’après Philon, les anges, êtres incorporels, habitent les espaces éthérés, c’est-à-dire le lieu intermédiaire qui s’étend cnlrc la terre et le ciel. Il ne pouvait se faire que Dieu, qui a peuplé d’êtres vivants la terre, l’eau et même le feu, eût laissé l’air vide et inhabité. Cette considération lui semble avoir d’autant plus de poids que c’est précisément l’air qui anime tout. Qu’on n’objecte pas contre l’existence de ces esprits dans les plaines éthérées, qu’on ne les aperçoit pas. Ce qui est spirituel ne tombe pas sous les sens , et oh ne peut douter de la réalité de l’âme, quoiqu’elle échappe à nos organes.
Ces habitanls de l’air, dont le nombre égale celui des étoiles, se divisent en deux grandes classes.
Les uns, placés le plus près de la terre, 7:poir^'£io- Taxoi, touchent aux limites de rinimanilé et peuvent s’unir à elle. Ces anges inférieurs se laissent parfois séduire par les attraits ti'Oinpeurs des choses scnsild('s et entrent dans des corps. (]eux
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qui, après celle chule, réussissenl à se purifier des lâches que leur a imprimées le conlact impur de la malière , finissent par se délivrer des chaînes de la chair et retournent dans les airs, leur patrie primitive. Ceux , au contraire , qui ne peuvent effacer les souillures du monde sensible dans lequel ils sont tombés, ne quittent plus la terre, et chacun d’eux, à la dissolution de son enveloppe matérielle, entre aussitôt dans un nouveau corps mortel *•
Les autres, habitant les régions supérieures de l’air, plus purs et meilleurs que les premiers, participent, dans une plus large mesure, des sentiments divins et sont, sous le commandement général du chef suprême de toutes choses, les directeurs, îjTCapyoi, de ce monde et de ses diverses vicissitudes.^ Les anges de cette classe sont les intelligences divines, ol cou ôeoîï Vr/oi. Ils remplissent auprès des hommes l’office môme de la divinité, ilont ils sont comme les yeux et les oreilles. Cos messagers de Dieu, comme Moïse les appelle ave(‘ raison, Iransmellenl h's ordres du père aux enfants